Wednesday, June 25, 2008

Bienvenue à Franceland

La sécu est dans la cave? Qu'à celà ne tienne, les technocrates préconisent de dérembourser les affections longue durée, plutôt que de toucher à la sacrosainte CMU qui engloutit des milliards.

Un enseignant en correctionnelle. Un morveux l'a traité de "connard" en plein cours. Il le gifle, le père du morveux l'attaque en justice. L'homme en question est gendarme. Le monde à l'envers. Même les gendarmes sont atteints par cette idéologie d'imbécile efféminé.

A part ça tout va bien. Il n'y a pas d'agressions antisémites en France, juste de violents affrontements intercommunautaires se déroulant sous les yeux de la police impuissante. Vraiment, vraiment rien à craindre.

Quelques précisions

Je compatie avec la victime, comme les autres. Je ne suis pas meilleur que les autres, et c'est d'ailleurs sur ce genre de présupposé qu'on peut construire une vraie critique. Enfin bref. Si le jeune homme au crâne fracassé avait été noir, blanc, jaune, bref non-juif, le cas aurait été le même. Une pointe d'exaspération ce serait rajouté si, étant souchien, son cas n'avait pas été traité dans les medias.

Je tiens quand-même à préciser ma pensée.

Dire que les Divers jouent à la compétition victimaire, c'est un peu trop simplifier. Je parie que la plupart d'entre eux ne pourraient pas situer sur une frise historique la colonisation, la décolonisation, la Shoah.
Remonter plus loin que le début du XXème siècle serait hors de propos avec des gens comme Youssouf Fofana. Pour eux l'Histoire est un brouillard, seuls "les intellos" peuvent s'y aventurer.

Non. Il y a bien une rivalité mimétique, mais elle ne se déroule pas sur les matières victimaires. Ca, la compétition victimaire, c'est surtout un ressort mental des journalistes, des écrivaillons, des travailleurs sociaux, pour décider qui aura droit à une absolution systématique quand il commettra des actes d'ultraviolence barbare, et qui aura le privilège d'être responsable de ses actes comme un être humain
(en ce sens, être blanc en France est toujours un privilège :
au moins on vous juge toujours pleinement responsable de vos actes, comme un adulte).

La vraie rivalité mimétique, à mon avis, est d'un ordre plus prosaïque, plus matériel. Dans la banlieue ce qui compte c'est la bagnole, la meuf, le fric.
Pour ces gens-là qui osent, moins de 24h après une agression antisémite (bref la période critique où vaut mieux ne pas montrer d'accointance avec Dieudonné), dire aux journalistes du JT : "mais en même temps, si y avait pas autant d'inégalités entre les différentes communautés....", ce qui rend les juifs enviables, donc haïssables, c'est : la réussite, l'argent facile, les jobs qui tombent du ciel, etc.
C'est mythique, on le sait. Mais ces "jeunes"-là ne lisent pas, ne font rien de leurs journées sauf glander et ruminer leur haine.
Dans le pire des cas ils fréquentent des travailleurs sociaux, ces abominables petits blancs repentants, qui les confortent dans tous les schémas d'auto-exonération qu'ils peuvent bien inventer.
Bref.

La télé. Elle montre quoi, la télé?
Certainement pas la biographie d'Alain Finkielkraut, fils de polacs pauvres qui à la force de lectures pénibles a obtenu une petite chaire.

Non.

La télé elle montre des sous-bouses cinématographiques, comme la Vérité si je mens, etc., qui montrent des jeunes sérapharades pétés de thunes à qui la vie sourit, et ce uniquement en raison de leur appartenance communautaire.

Deuxième élément : les fantasmagories républicaines vigilantes.
On a expliqué à ces jeunes que la France était un pays raciste, où grosso modo un arabe ou un noir était lynché par la police toutes les trois heures.
C'est le genre de saloperies que les gauchistes répandent sans cesse.
Résultat :
quand un juif est assassiné, il y a forcément une procession républicaine (on le comprend), et les Divers se sentent floués, puisque les milliers de noirs et d'arabes prétendument assassinés par la police, eux, n'ont pas le droit à la procession publique (à la différence quand-même que les juifs, eux, ne lancent pas 3 semaines d'émeutes quand un de leurs jeunes se fait tuer).
Là encore, "y en a que pour eux".

Il faut séparer deux phénoménologies totalement différentes : celle des "jeunes", qui relève de la psychologie élémentaire des déracinés et des déboussolés, et celle de l'idéologie officielle, celle du clergé de la religion compatissante post-chrétienne, celle des travailleurs sociaux, des enseignants, des politiques de gauche, des spécialistes en non-amalgames, des experts du communautarisme appointés par tous les réseaux communautaires.
Dans un cas, ce sont des sentiments tout à fait humains d'envie, de jalousie et de frustration.
Dans l'autre, c'est l'aboutissement logique de toutes les décompositions idéologiques et morales, de toutes les trahisions, de toutes les érosions du sens engendrées par un usage excessif d'euphémismes déresponsabilisants.
Jamais on ne peut s'abstenir de blâmer celui qui frappe avec la barre de fer - pourtant, on doit aussi s'en prendre à l'irresponsable qui lui a pourri la tête avec des idées mortes, en amont.

L'ironie de l'histoire, c'est que les droitards, en cherchant toujours des responsabilités externes aux actes commis par les Divers, ne font que donner raison à la déresponsabilisation entretenue par l'idéologie angélique de gauche ("c'est pas ta faute"). Pourtant, on a toujours le choix. Toujours.

Via Le bal des degueulasses

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