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Thursday, June 30, 2011

Eructation matinale-2



Christine Lagarde a déclaré que sa nomination à la tête du FMI serait une victoire pour les femmes. J’en déduis donc, vu l’autre candidat, que c’est une défaite pour les gros.

Il est honteux de discriminer les gros…
Discriminer c’est mal...

Tuesday, June 28, 2011

Eructations du matin.





racisme [ʀasism] nom masculin.
étym. 1902; de race

Théorie de la hiérarchie des races, qui conclut à la nécessité de préserver la race dite supérieure de tout croisement, et à son droit de dominer les autres.


Cela fait longtemps que je me dis que parler de racisme alors que les races ne sont pas censées exister est un bel exemple de la schizophrénie postmoderne.
Un sujet absolument passionnant car il ouvre des perspectives de méditation troublantes, notamment cette double contradiction:
D’une part les généticiens s’accordent aujourd’hui à dire que la notion de race n’a pas de sens avec l’espèce humaine mais la Justice affirme avec logique que c’est parce qu’il y a des races que le racisme existe.
Or si elle se met en concordance avec la science cette loi tombe dans la caducité et si elle condamne quelqu’un qui affirme qu’une autre personne est de race différente, sans insulte, elle préssupose à la fois que les races existent et qu’on n’a pas le droit de le dire.
Or cette loi n’existe pas.
On pourrait continuer à l’infini…

Il n’y a pas si longtemps (quelques heures en fait), j’évoquai le « repli identitaire » : vouloir se faire peuple au sein d’un peuple, nation au sein d’une nation et ce à rebours des principes et de la culture du pays qui vous accueil.
Et demandai pourquoi le fait de refuser l’autre, revendiquer ces racines et différences est accepté, compris voir encouragé pour certains de nos concitoyens, mais interdit et sévèrement réprimé pour d’autres(c est « raciste »).

Réponse cinglante :
« Ce n’est pas comparable, t’es propos sont racistes ! »

Je ne m’étendrais point sur le discours anti-colonisation qui suivi, derrière lequel se cache a mon sens, une bonne dose de racisme…justement (*1)

Ce matin, j'atais plutot d'humeur a m’en prendre a la brigade cynophile qui aboie au « racisme » surtout et exclusivement à l’endroit des mêmes.
Droitdel’hommistes mondains (*2) et vengeurs à la quérulence inversement proportionnelle aux incartades bien réels que certains font à la République.

Continuer donc à aboyer et à détourner la tête chaque fois que la faits contredisent vos belles idées.
Continuer de vous sustenter des « Le monde » « nouvel obs » « Canal + »… la coprophagie est courante chez les canidés.
Si a court d’arguments, balancez « raciste », même si c’est hors contexte, et prenez l’air offusqué, ça plaira toujours au troupeau !
Le « racisme », c’est aussi la clôture rassurante pour l’herbivore limité…

Mais bon, a la place, je dirai que nous "devisâmes civilement de multiculturalisme"....

Il vaut parfois mieux être intelligent qu’avoir raison (proverbe juif, c’était l’occasion).

(*1)C’est même un vieux reste d’esprit colonial, que cette manière chaleureuse de prendre l’esclave sur ses genoux lui caressant la tête comme s’il était un enfant.
(*2) à la manière de la fameuse Zazie qui va visiter les Tribus perdus qui vont bientôt disparaître, ce caméra au poing.« Oh regardez, le bon sauvage ; et nous qui venons de la vilaine civilisation exploitatrice, et qui n’en sommes malheureusement plus à la loi du clan et aux chèferies… »

Sunday, March 07, 2010

Entendu aujourd'hui...

« Comment au XXIe siècle il peut encore y avoir des guerres ?»

Et oui, les humains s’obstinent à rester des humains. C’est pas faute de les travestir en bisounours à la chaîne.


« C’est débile d’être croyant : tellement de gens sont morts au nom de Dieu»

Pour l’honneur aussi. Et pour une femme. Et pour leur pays. Faut avouer que médiatiquement, ça a désormais plus de classe de mourir au nom de France Télécom.

« C’est naturel !»


Rien de plus agaçant qu’une hystérique qui vante ses crèmes à la con en disant que « c’est bon parce que c’est naturel« . Répondez-lui que l’uranium aussi.


« Si Dieu existe, alors pourquoi il y a toute cette misère dans le monde ?»

Les gens prennent Dieu pour l’État. Les Textes n’ont jamais dit que l’humanité serait aseptisée, gentille et bienheureuse, ils invitent simplement et vigoureusement les brebis à se sortir les doigts (voire les poings, c’est selon).


« Faut pas généraliser»

Non. Et faut pas synthétiser, ni classer, ni choisir. On risquerait de conclure.


« Vous avez des préjugés»


« On est tous pareils»

Saturday, October 11, 2008

Mr gay-uk le Gaynibale

Le premier gagnant du concours "Mr Gay UK" a tué son amant, puis coupé un morceau de sa jambe qu'il a assaisonné avec des fines herbes et frit dans l'huile d'olive avant d'essayer de le manger.
C'est ballot, Noël Mamère s'apprêtait à traverser la Manche pour les marier.



Sauvons les banques!



Via ILYS/Victor

Sunday, September 16, 2007

Allo ici la terre

Bientot nous allons fêter l'anniversaire du choc anaphilactique islamist contre une poignée de caricatures, et pour ne plus jamais provoquer un tel cataclysme, la communauté scientifique a decidé d'apporter de légères modifications sur le message destiné aux eventuels extraterrestres qui vont le capter pour ne pas choquer un milliard de terriens dotés d'un sens de l'humour atrophié voire inexistant.

Monday, July 09, 2007

Possible Eruption of Violent Crisis in Lebanon After July 15

In the past few days, Arab and Iranian media reports have pointed to the possibility that Lebanon's current political crisis may become a violent conflict after July 15, 2007.
It should be noted that certain international events concerning Lebanon and Syria are expected in mid-July, specifically:
1. The U.N. Security Council session scheduled for July 16, 2007, which is to discuss a report by U.N. Secretary-General Ban Ki-Moon on the progress in the implementation of U.N. Security Council Resolution 1701. This discussion will be devoted in part to the report submitted by a delegation sent by Ki-Moon to the Syria-Lebanon border to assess border supervision. According to the London daily Al-Hayat, the delegation's recommendations included the stationing of international experts in border control to aid Lebanon's security apparatuses in monitoring the Syria-Lebanon border. [1]

2. Between July 15 and 17, 2007, the submission of another report to the U.N. Security Council, by the head of the International Investigation Commission into the murder of former Lebanese prime minister Rafiq Al-Hariri, Serge Brammertz.
The following are excerpts from these Arab and Iranian media reports:
Reports of Syria Instructing its Citizens to Leave Lebanon by July 15
On July 5, 2007, the Iranian news agency IRNA reported that Syrian authorities had instructed all Syrian citizens residing in Lebanon to return to their country by July 15, 2007. [2] The next day, the Israeli Arab daily Al-Sinara similarly reported, on the authority of a Lebanese source close to Damascus, that Syria was planning to remove its citizens from Lebanon. [3] Also on July 5, the Lebanese daily Al-Liwa reported rumors that Syrian workers were leaving Lebanon at the request of the Syrian authorities. [4] In addition, the Syrian government daily Al-Thawra reported that Syrian universities would accept Syrian students who were leaving Lebanon due to the instability there. [5]
These sources offered a number of explanations for Syria's calls for its citizens to leave Lebanon. IRNA tied these calls to Lebanese President Emil Lahoud's ultimatum to the Lebanese opposition to decide on how to deal with the crisis in Lebanon, and also claimed that the calls were connected to Syria's intention to mobilize reserve units in expectation of an attack on it by Israel. On the other hand, the Lebanese daily Al-Liwa tied Syria's calls to the upcoming additional report by the International Investigation Commission into the Al-Hariri assassination, which is expected next week.
The Lebanese Opposition: After Mid-July, We Will Establish a Second Government in Lebanon
For the past month, senior officials in the Hizbullah-led Lebanese government, as well as Lebanese President Emil Lahoud, have been threatening to establish a second government in Lebanon, or to take "historical" and "strategic" steps that will be announced in due course.
The crisis between the March 14 Forces and the Lebanese opposition has deepened with the approach of the legal date set for the presidential elections, which the opposition is threatening to prevent, and in light of harsh criticism by the Lebanese government and the March 14 Forces accusing Syria of being behind all the recent attempts to destabilize Lebanon.
On June 18, 2007, the Lebanese daily Al-Akhbar, which is close to the Lebanese opposition, reported that Lahoud had postponed until mid-July the deadline on his ultimatum requiring the opposition to apprise him of their plans against the March 14 Forces. According to the paper, if the crisis is not resolved by July 15, the opposition will form the second government. [6]
On June 25, 2007, Al-Akhbar reported that the opposition had already discussed plans to form a second government and to take over the government ministries, in the event that the Al-Siniora government continued to adhere to its current positions. The paper added that the opposition had even begun to name the individuals who will form the second government.
A senior member of the Lebanese opposition told Al-Akhbar that he believed that if the second government is established, the Lebanese army will adopt a neutral stance. He estimated that the regions that would be loyal to the second government would be larger than the ones remaining loyal to Al-Siniora's government. He further said that people from the South, from the Beqa' valley, and from a large part of the Mount Lebanon region, as well as in the North, would refuse to recognize Al-Siniora's government. He added that UNIFIL would find itself facing a new reality when it discovered that Al-Siniora's government was no longer able to support its activities or ensure its security. [7]
It should be noted that an article in the Lebanese daily Al-Mustaqbal, which is affiliated with the March 14 Forces, estimated that the second government's jurisdiction would include South Lebanon, that is, the area bordering Israel, and the Beqa' valley, that is, the region bordering Syria. [8]
Al-Mustaqbal Warns of Syrian-Iranian Plan for Coup in Lebanon
A series of op-eds in the Lebanese daily Al-Mustabal, by Nusair Al-As'ad, warned of a planned Syrian-Iranian coup in Lebanon. [9] According to these articles, Hizbullah was planning to launch, in the near future, a new stage in the coup being led by Syria and Iran in Lebanon, during which it would use its weapons on the domestic Lebanese front. The threats by the Lebanese opposition to establish a second government in Lebanon were part of this planned coup, and the coup was to be carried out under the banner of establishing a second government.
The articles stated that the threat voiced by Syrian President Bashar Assad during his April 2007 meeting with U.N. Secretary General Ban Ki-Moon, namely, that the situation in Lebanon would "reach the point of civil war," was actually "an official declaration of the coup he is now staging in Lebanon."
Hizbullah Arms Itself in Preparation for the Next Stage; One of Its Military Targets May Be Beirut
According to the series of articles in Al-Mustaqbal, Hizbullah was continuing military preparations in a number of locations in Lebanon, as part of preparation for the next stage in the Lebanon coup. Hizbullah's weapons were for two main purposes: a) to be used in a conflict with Israel, to assist the Syrian regime in a war with Israel, or to assist Iran in a confrontation with the U.S.; and b) to be used for fighting in Beirut.
The articles said that Hizbullah's military preparations fell under several categories:

a) Military activity both south and north of the Litani River, in defiance of U.N. Resolution 1701;

b) Transformation of the Beqa' region into a military zone, so that it could be used as a war zone in Hizbullah's next confrontation with Israel and as a frontline in the next war. In this context, the articles mentioned several events: a recent military parade in the Beqa' valley, in which hundreds of Hizbullah activists participated; days-long truck traffic from the northern villages in the Beqa' towards a village where permanent military positions had been reinstated in several buildings; groups of young people who had gone to train in Iran; and earthworks in Balbeq for installing Hizbullah's private telephone communications network;

c) Hizbullah's training of activists from other organizations loyal to the Syrian regime.
Change in Iranian Policy: From Preventing Civil War in Lebanon to Adopting Syria's Position
One of the articles in Al-Mustaqbal asked whether Iran's involvement in the Lebanon coup was evidence of a change in Iranian policy, which had previously been that everything possible must be done to prevent Sunni-Shi'ite civil war in Lebanon. It read:
"The dossier of Iranian-Syrian relations, and Iran's relations with influential Arab countries, has passed entirely into the hands of Iranian Foreign Minister Manuchehr Mottaki, and Iranian National Security Council Secretary Ali Larijani no longer has anything to do with this issue…"
According to the articles, the positions of Larijani - who had previously been in charge of this dossier as the personal envoy of Iran's Supreme Leader Ali Khamenei - had been more flexible, and he had represented the position that Iran's relations with Lebanon should not depend entirely on Syria. Further, Larijani had even expressed dissatisfaction with the actions of the Syrian regime, and at the fact that "Syrian President Bashar Al-Assad had closed off all horizons for a solution in Lebanon..."
The articles stated that "during his last visit to the Syrian capital, Mottaki heard from the leadership of the Syrian regime some sort of protest over the 'red line,' to which Iran had agreed in its negotiations with Saudi Arabia with respect to Lebanon [and] which was aimed at preventing civil war between Sunnis and Shi'ites in Lebanon… The fact that Mottaki has [now] been given the entire dossier begs the question: Does this development [mean] a return to the previous stage in the relations between Iran and Syria, that is, the stage at which Iran had to go through Damascus and back it [on the Lebanese issue]?"
The articles also stated: "A review of recent Iranian activities reveals that lately Iran has not refused any Syrian request… Does Iran's current backing of a coup in Lebanon [mean] that it has reneged on the January 2007 agreement with Saudi Arabia on the 'red line'… of [preventing] civil war in Lebanon?..."

[1] Al-Hayat (London) June 27, 2007. It should be noted that on July 2, 2007, Lebanon deployed about 300 soldiers from the internal security forces along the Syria-Lebanon border to assist the Lebanese army in supervising the border. Al-Mustaqbal (Lebanon) July 3, 2007.
[2] IRNA (Iran), July 5, 2007.
[3] Al-Sinara (Nazareth), July 6, 2007.
[4] Al-Liwa (Lebanon), July 5, 2007.
[5] Al-Thawra (Syria), July 5, 2007.
[6] Al-Akhbar (Lebanon), June 18, 2007, June 19, 2007.
[7] Al-Akhbar (Lebanon) June 25, 2007.
[8] Al-Mustaqbal (Lebanon), July 2, 2007.
[9] Al-Mustaqbal (Lebanon), June 30, 2007; July 2, 2007; July 3, 2007.

Wednesday, April 25, 2007

RIP Boris Eltsine

Boris est mort aujourd’hui,
probablement par solidarité avec le Parti Communiste Français

Tuesday, April 17, 2007

Un siècle de pacifistes...


En 1917, ils crièrent « Non à la guerre » ils firent... la guerre civile, et créèrent l'URSS.

Massacres et camps surgirent aussitôt...
Naquit un système qui fit cent millions de morts.

En 1934, ils recommandaient de déposer les armes quand l'armée allemande préparait les siennes.
En 1939 ils applaudirent le pacte qui éviterait la guerre !En 1940 ils recommandèrent de fraterniser avec les troupes de l'occupant.
Quelques jours avant l'invasion ils manifestaient à Paris « pour la paix et contre le militarisme français ! »
Suivit une guerre de cinq ans d'exterminations.

En 1950 ils manifestaient pour « la paix en Indochine » pendant que nos soldats tombaient lâchés par notre gouvernement.
Suivit une dictature, des camps et des massacres.Ceux qui purent tentèrent de fuir cette « paix-là » !
En 1960, ils manifestèrent « pour la paix en Algérie », tout en acclamant ceux qui égorgeaient femmes et enfants et qui posaient des bombes au milieu des civils.
Ils applaudirent les accords d'Evian.
L'encre à peine sèche, la population civile fut massacrée, torturée, civils et soldats disparurent ; vint ensuite le génocide des Harkis.
150.000 Harkis engagés par la France et leurs familles sont égorgés, mutilés, décapités...
Tortures, exécutions, génocide et épuration ethniques.
On n'entendit guère protester les pacifistes... après 1962.

Vint 1968 et les grandes manifestations « pour la paix au Viêt-Nam, pour la paix au Cambodge ».
On soutint
« le camp de la paix » contre les USA.
Le camp de la paix... celui de Ho Chi Minh et Pol Pot...
Suivit le génocide cambodgien, les camps vietnamiens, bref un « détail » de millions de morts, des déportations et des radeaux pour fuir par la mer.
Les pacifistes ne manifestaient plus...
La Turquie envahit Chypre...
les pacifistes oublièrent de manifester la Turquie massacra les Kurdes...
les pacifistes oublièrent de manifester.
La Chine occupait toujours le Tibet...et qui s'en souciait ?
Soudan, Indonésie, Côte d'Ivoire pays envahis et massacrés...
Mugabe organisa la chasse ethnique...et vint rendre visite à Chirac...
Pas de manifestation des pacifistes à Paris !
Bouteflika réprimait les Kabyles et laissait égorger sa population.
Il vint s'afficher avec arrogance à Paris...
Pas de manifestation des pacifistes !
Les pacifistes en revanche, trépignaient, impatients qu'on bombarde Belgrade.
Les pacifistes manifestaient avec des drapeaux palestiniens.
Au milieu des drapeaux du Hamas et du Hezbollah, on y criait « le djihad, le djihad » et parfois « mort aux Juifs » !

La morale de ce siècle de pacifistes est la suivante :
Quand on veut connaître le camp le plus meurtrier, et celui qui apportera les longues ténèbres des dictatures...
Il suffit de regarder les pacifistes :
ils vous l'indiqueront sans jamais se tromper.
Ils soutiennent toujours ce camp-là !
Alliés « involontaires », du nazisme ils soutinrent :
hier les dictatures communistes, et aujourd'hui le terrorisme islamique...

Isaac De Barbanègre

Sunday, April 15, 2007

Vague de meurtres à Londres : Tony Blair accuse la « culture noire »



A la suite des 6 ou 7 meurtres d’affilée qui ont eu lieu à Londres récemment, Tony Blair, premier ministre socialiste anglais, a fait le 12 avril des déclarations qui feraient disjoncter le moins militant des socialistes français.

En résumé :

• Après les précautions d’usage* et les propos “corrects” habituels, Tony Blair a déclaré que la récente hécatombe de Londres n’était en rien due à la pauvreté mais aux spécificités de la culture noire.

• Il a ajouté que les récents meurtres ne devaient pas être traités comme une augmentation de la criminalité générale mais bien comme une vague de criminalité spécifique aux jeunes blacks.

• Il a précisé qu’il fallait abandonner le politiquement correct et reconnaitre que l’on arrêterait pas les violences en prétendant qu’elles ne sont pas commises par de jeunes noirs.

• Blair a déclaré qu’il avait été incité à tenir ces propos très polémiques à la suite d’une discussion avec un pasteur noir de Londres qui lui a dit :

“Quand allons-nous enfin dire que c’est un problème de la communauté noire et non, par lacheté, prétendre que ça n’a rien a voir ?”

• la police, a t’il ajouté, doit concentrer son action sur cette minorité de jeunes noirs criminels et mettre rapidement hors-circuit les caïds.[Guardian] - [BBC]-


* Parmi les phrases courues d’avance, qui, bien que vraies, n’ont jamais rien résolu, on trouve les classiques : “l’immense majorité de la communauté noire est composée de citoyens paisibles et respectueux des lois”. Dans cette intervntion, Tony Blair a tenu d’autres propos du même tonneau qu’il semble inutile de retranscrire ici, tant ils sont convenus. Nous avons voulu insister sur l’incroyable rupture qui s’est produite dans le discours lénifiant habituel.

Sunday, April 08, 2007

Soha aurait porté plainte. Le Monde fait une tartine.



À en croire un article du Monde (copie d’écran), un journal qui a bien changé depuis les années 1950, relayé et commenté par ExtremeCentre.org, Soha Bechara (ajm.ch), auteure d’un assassinat politique manqué commandité par le parti communiste libanais, aurait
décidé de déposer une plainte pour calomnie auprès du parquet de Genève, contre le principal instigateur de cette campagne, Alain Jean-Mairet - un traducteur qui, sur son site Internet, réclame, entre autres, l’interdiction de l’islam en Suisse - et contre 26 autres personnes, dont trois députés de l’UDC.
Soha Bechara est l’héroine d’un film (voir ci-dessous) de la télévision nationale suisse (subventionnée) servant de matériel de propagande à des activistes qui souhaitent laver le Hezbollah de tout soupçon de terrorisme.

L’émission en question, véritable apologie du Hezbollah (ajm.ch), a motivé le dépôt d’une plainte collective auprès de l’autorité concernée (car la loi suisse interdit de faire de la propagande avec l’argent des contribuables).

La plainte est actuellement à l’examen (depuis la fin mars) auprès des neuf juges de l’AIEP.

Voici le film:

Update:
D’abord, l’article du Monde dans son intégralité:
Soha Béchara, ex-militante libanaise, en butte à l’extrême droite suisse
Soha Béchara, 39 ans, est une figure emblématique de la résistance à l’occupation israélienne dans le Liban sud. Cette ex-militante communiste a été emprisonnée durant dix ans, sans jugement, dans la prison de Khiam, après avoir tenté d’assassiner, en novembre 1988, en pleine guerre, le général Antoine Lahad, chef de l’Armée du Liban sud (ALS), supplétive d’Israël.Mais, en Suisse, certains semblent ignorer la complexité de cet épisode de l’histoire libanaise. Depuis l’automne 2006, Soha Béchara, installée à Genève depuis six ans, est la cible d’une alliance réunissant islamophobes d’extrême droite, politiciens de l’UDC (droite nationaliste helvète) et des personnalités isolées de la communauté juive qui la qualifient de “terroriste” et de “criminelle avérée”.
Le 20 mars, Soha Béchara a décidé de déposer une plainte pour calomnie auprès du parquet de Genève, contre le principal instigateur de cette campagne, Alain Jean-Mairet - un traducteur qui, sur son site Internet, réclame, entre autres, l’interdiction de l’islam en Suisse - et contre 26 autres personnes, dont trois députés de l’UDC.
L’affaire a commencé en octobre 2006, après la diffusion par la Télévision suisse romande (TSR) d’un reportage de l’émission “Temps présent” intitulé “Soha, retour au pays du Hezbollah”. Soha Béchara en était le fil conducteur, ayant accepté de retourner à Beyrouth et au Liban sud après les bombardements israéliens, et de servir de “sésame” aux journalistes pour approcher le Hezbollah, un parti auquel elle n’a jamais appartenu mais qu’elle considère comme un “mouvement de résistance”.
Un mois après, Alain Jean-Mairet menaçait la TSR d’une plainte collective, jugeant le reportage “tendancieux, transgressant les principes de véracité et de transparence” puisque guidé par Soha Béchara, “ex-terroriste libanaise (…) condamnée à dix ans d’emprisonnement” et “criminelle avérée capable de mentir et de tuer pour faire valoir des convictions politiques”. La plainte a été déposée en janvier auprès de l’Autorité d’examen des plaintes en matière de radiotélévision. Depuis, M. Jean-Mairet continue d’alimenter ses sites en allégations mensongères sur Soha Béchara.
Par exemple, la prétendue participation de son époux, un élu écologiste genevois, au service d’ordre du Hezbollah, lors d’une manifestation à Berne pendant l’été 2006.http://www.bafweb.com/2006/07/29/berne-le-hezbollah-est-dans-la-place/
Ces allégations ont traversé la frontière, reprises par le site d’extrême droite France-Echos. “J’ai compris qu’il s’agissait d’un réseau, explique Soha Béchara. Ces gens font du négationnisme. Ils ont mis en doute mon témoignage sur le camp de Khiam. C’est au nom de ceux qui y ont été exécutés et torturés que je dépose cette plainte.” Sera-t-elle reçue par le parquet de Genève ? Soha Béchara promet déjà que, en cas de refus, elle usera de son droit de recours.Agathe Duparc
Article paru dans l’édition du 08.04.07
Ensuite, la réponse de michael, dans son style souvent imité, mais jamais égalé :

Pas mal d’inexactitudes dans l’article ! Pour commencer le matraquage “Extrême droite” donne tout de suite le ton. On peut avoir des divergences de vues avec AJM mais de là à le classer “extrême droite” c’est abusif et tendancieux mais parfaitement dans la logique d’un “attendrissage” idéologique hérité du pire gauchisme (qui l’a récupéré sans la moindre honte du pire des stalinismes ! ).
Les qualificatifs “terroriste et criminelle avérée” sont à mes yeux parfaitement justifiés et de par ses actions PROUVÉES ( et reconnues par elle en prime ) et non pas par une prétendue diffamation par AJM . Elle faisait partie d’un groupe terroriste syrien manipule par les services secrets syriens qui a déjà eu plusieurs attentats suicides utilisant des femmes a son actif (celui contre Gemayel entre autres et au moins un en exerçant un chantage sur la “victime-acteur” célibataire -enceinte des oeuvres de son officier traitant syrien, celui-ci lui mit une pression psychologique maximum : soit l’égorgement mérité par la famille pour crime contre l’”honneur” ou “gloire éternelle”
en servant le “Peuple” . , méthode souvent utilisée par ici
- ca s’appelle ” joindre l’utile a l’agréable dans une discrétion de bon aloi dénotant une éducation morale et un tact au delà de tout soupçon ” On demandera a Margotte son avis sur la question …) . Ce fait n’est même pas conteste par l’auteur de l’article qui semble donc cautionner ce genre de pratiques (à demi mot mais la langue de bois est la langue maternelle de ces rigolos, le français étant la première option prise en langues étrangères …).
Cette brave dame est surtout revenue sur le devant de la scène pour ses “prestations” au service de la propagande du Hezbollah (allié officiel des intérêts syriens au Liban ) Cette série de reportages , presentés par la TSR comme “objectifs “étaient en fait une litanie déversée des thèmes de propagande Hezbollah. Je crois qu’ AJM les avaient parfaitement identifiés sur son site et dans sa plainte. C’est exactement le fond de la plainte de AJM contre la TSR, son manque total de mesure et d’objectivité dans sa présentation des faits. Le relatif succès de sa démarche (je n’ai pas suivi le suivi de cette affaire après la pétition en ligne de AJM, réservée aux seuls ressortissants suisses , je crois) semble avoir généré une contre-attaque de coups bas par une certaine bien pensance suisse ( plus hypocrite et cauteleuse qu’en France ? ) pour protéger ses “bastions” de l’édifice des medias manipulateurs . Je pense que l’enjeu réel est justement le droit à la critique de ces medias qui considèrent l’esprit de leurs concitoyens comme une réserve protégée ! (ce qui explique leur perte régulière de crédibilité grâce justement aux blogs et a Internet qu’ils n’arrivent pas a contrôler . On va pas se rappeler la censure politique féroce des Forums du Monde , du Fig , de Libé ou des blogs gauchisants du genre de Lesnes et autres fabricants d’opinions , on est tous passé par la …) .
La plainte de la donzelle en diffamation sur une “issue” annexe : PERSONNE n’a mis en doute qu’elle a été incarcérée à Khiam mais uniquement les contres vérités énormes qu’elle a déversées sur la dernière guerre au Liban et la “place ” du Hezbollah comme émanation du peuple libanais ” résistant a l’occupation ” , affirmations largement infirmées depuis par le quotidien du Liban et des luttes politiques qui s’y jouent mais la encore passons sur ces évidences que ces “bien pensants ” ne doivent surtout pas être confrontes avec ! Malheur si le doute destructeur s’infiltrait un tant soit peu dans la “forteresse cadenassée de leurs certitudes ” !
Ou irait le monde (le vrai , pas la feuille de chou ..) et l’humanité ! (pareil …)..
Au final , a part une recherche Google sur la dame Agathe Duparc qui ne n’apprendra pas grand chose de révolutionnaire (une gagne petit de l’Agit Prop déguisée en pseudo journaliste , une Sgrena helvético - francaise ? ), un bel exemple de désinformation par l’imMonde : on ne peut pas camoufler l’info puisqu’il y a dépôt de plainte officiel sur les méthodes de la TSR mais on essaie de noyer la chose en la présentant de manière unilatérale et fragmentaire comme un complot de “l’extrême droite” terme censé déclencher par réflexe pavlovien chez leurs lecteurs des visions de diablotins ricanant marchant au pas de l’oie , des senteurs de soufre et des bruits de hurlements de victimes ou au choix le Horst Wessel Lied !
Et voilà, passez, citoyens et retournez dormir : y a rien à voir et encore moins comprendre !

Tuesday, March 27, 2007

L’ONU n’aime pas la critique

This is a must see clip from March 23, 2007, in which UN Watch director Hillel Neuer really unloads on the blatantly corrupt UN Human Rights Commission in Geneva—and then is denounced by furious council president Luis Alfonso De Alba, who threatens to remove Neuer’s statements from the record.
The United Nations at work



UPDATE
Traduction française :

Monsieur le Président,
Il y a six décennies, au lendemain des horreurs nazies, Eléonore Roosevelt, René Cassin et d’autres éminentes personnalités se réunissaient ici, sur les rives du Lac de Genève [1], pour réaffirmer le principe de la dignité humaine.
Ils créèrent la Commission pour les Droits de l’Homme [2].
Aujourd’hui, nous demandons : Qu’en est-il de leur noble rêve ?
Dans cette session nous avons la réponse.
Confronté à des rapports convaincants, en provenance de toutes les parties du monde, de torture, de persécution et de violence envers des femmes, qu’a déclaré le Conseil et qu’a-t-il décidé ?
Rien.
Sa réponse a été le silence.
Sa réponse a été l’indifférence.
Sa réponse a été coupable.
On pourrait dire, pour reprendre les mots de Harry Truman, qu’il est devenu un Conseil qui ne-fait-rien, et n’est bon-à-rien.
Mais ce ne serait inexact. Ce Conseil a, en fin de compte, fait quelque chose.
Il a promulgué résolution sur résolution pour condamner un seul Etat : Israël.
Dans huit décisions – et il y en aura trois de plus, dans cette session -, le Hamas et le Hezbollah ont bénéficié de l’impunité.
Toutes les autres victimes dans le monde – des millions et des millions dans 191 pays – continuent à être ignorées.
Donc, oui, ce Conseil fait quelque chose. Et les dictateurs du Moyen-Orient qui orchestrent cette campagne vous diront que c’est une très bonne chose. Et qu’ils s’efforcent de sauvegarder les droits humains, les droits palestiniens.
Donc, les meurtriers racistes et violeurs de femmes du Darfour nous disent aussi qu’ils se soucient des droits des femmes palestiniennes ; ceux qui occupent le Tibet se soucient des occupés ; et les massacreurs de musulmans, en Tchétchénie, se soucient des musulmans.
Mais ces défenseurs autoproclamés se soucient-ils vraiment des droits des Palestiniens ?
Examinons les quelques mois écoulés.
Plus de 130 Palestiniens ont été tués par des forces palestiniennes.
C’est trois fois le total cumulé des pertes qui ont fourni le prétexte à la convocation de sessions spéciales en juillet et novembre derniers.
Pourtant les champions des droits palestiniens — Ahmadinejad, Assad, Khaddafi, John Dugard — ne disent rien.
Le petit Salam Balousha, âgé de trois ans, et ses deux frères ont été assassinés dans leur voiture par les forces du Premier Ministre Haniyeh.
Pourquoi le Conseil a-t-il choisi de se taire ?
Parce qu’Israël ne pouvait pas être accusé de ce forfait. Parce que, en vérité, les dictateurs qui dirigent ce Conseil n’ont cure des Palestiniens ni des droits humains.
Ils cherchent à diaboliser la démocratie israélienne, à dénier toute légitimité à l’Etat juif, à faire du peuple juif un bouc émissaire. Ils cherchent autre chose également : à fausser et à pervertir le langage et les idées des droits humains.
Vous me direz : qu’est-il arrivé au rêve des fondateurs ?
Des mensonges épouvantables en ont fait un cauchemar.
Merci, Monsieur le Président.
—————————————

Luis Alfonso de Alba,
Président du Conseil des Droits Humains de l’ONU
Pour la première fois, dans cette assemblée, je n’exprimerai pas de remerciements pour cette déclaration. Je voudrais signaler au distingué représentant de l’organisation, qui vient de s’exprimer, le distingué représentant de United Nations Watch, si vous voulez avoir l’obligeance de m’écouter, que je suis désolé de ne pouvoir vous remercier de votre déclaration. Je tiens à dire que je ne tolérerai aucune déclaration de ce genre dans le Conseil. La manière dont il a été fait référence à des membres de ce Conseil, et au Conseil lui-même, est inadmissible. En mémoire des personnes que vous avez évoquées, les fondateurs de la Commission des Droits de l’Homme, je vous conseille vivement de faire preuve, dans toutes vos futures déclarations, d’un minimum de correction en matière de comportement et de langage. Faute de quoi, toute déclaration émise par vous sur un ton semblable à celui d’aujourd’hui sera supprimée des protocoles.

Thursday, March 22, 2007

3 scenarios pour l europe


par Daniel Pipes
National Interest
Mars-avril 2007
Adaptation française: Alain Jean-Mairet

À long terme, l’évolution la plus décisive du continent européen, celle de ses relations avec sa minorité musulmane croissante, suivra l’une de ces trois voies:
intégration harmonieuse, expulsion des Musulmans ou prise de pouvoir islamique.
Lequel de ces scénarios est le plus vraisemblable?
L’avenir de l’Europe revêt une grande importance non seulement pour ses résidents. Pendant un demi-millénaire, de 1450 à 1950, les 7% de la surface des terres émergées qu’elle représente ont décidé de l’histoire du monde; sa créativité et sa vigueur ont inventé la modernité. La région a perdu cette position cruciale il y a 60 ans, mais elle reste d’une importance vitale en termes économiques, politiques et intellectuels. Ainsi, la direction qu’elle prendra aura des incidences majeures pour le reste de l’humanité, et tout particulièrement pour ses nations sœurs telles que les États-Unis qui, historiquement, ont toujours considéré l’Europe comme une source d’inspiration, de peuplement et de biens.
Voici une appréciation de la vraisemblance des trois scénarios.
I. Règne musulman
Feu Oriana Fallaci observa qu’avec le passage du temps, «L’Europe se transforme toujours davantage en une province de l’Islam, une colonie de l’Islam». L’historienne Bat Ye’or a donné un nom à cette colonie – «Eurabia». Walter Laqueur prédit dans son prochain ouvrage Last Days of Europe (Les derniers jours de l’Europe) que l’Europe telle que nous la connaissons sera contrainte de changer. Mark Steyn, dans America Alone: The End of the World as We Know It (L’Amérique seule: la fin du monde tel que nous le connaissons) va plus loin encore et affirme qu’une grande partie du monde occidental «ne survivra pas au XXIe siècle et une grande partie, dont la plupart sinon la totalité des pays européens, disparaîtra pendant notre génération».
Trois facteurs – la foi, la démographie et le patrimoine culturel – indiquent que l’Europe s’islamise.

Foi.
Une laïcité extrême prédomine en Europe, surtout parmi ses élites, au point que les Chrétiens croyants (tels que George W. Bush) y sont considérés comme mentalement déséquilibrés et incapables d’assumer des tâches publiques. En 2005, Rocco Buttiglione, un politicien italien distingué et un Catholique croyant, a été empêché d’accéder au poste de membre de la Commission européenne pour l’Italie en raison de ses opinions sur l’homosexualité. Une laïcité inflexible va de pair avec des églises vides: à Londres, des chercheurs estiment que les mosquées reçoivent plus de Musulmans le vendredi que les églises chrétiennes le dimanche, bien que la ville compte près de sept fois plus de Chrétiens de naissance que de Musulmans de naissance. Plus le Christianisme pâlit, plus l’Islam attire – le Prince Charles fournit un bon exemple de la fascination exercée par l’Islam sur de nombreux Européens. L’Europe pourrait connaître un grand nombre de conversions à l’avenir, car comme le dit ce mot attribué à G.K. Chesterton, «lorsque les gens cessent de croire en Dieu, ils ne croient pas en rien – ils croient en n’importe quoi».
La laïcité de l’Europe donne à son discours des formes tout à fait inhabituelles pour les Américains. Hugh Fitzgerald, ex-vice-président de JihadWatch.org, illustre ici une dimension de cette différence:
Les déclarations les plus mémorables des présidents américains comprennent presque toujours des passages bibliques aisément reconnaissables. […] Cette source de vigueur rhétorique a été mise à contribution en février dernier (2003), lors de l’explosion de la navette Columbia. Si la navette détruite avait été non pas américaine, mais française, et si Jacques Chirac avait dû prononcer un discours à ce sujet, il aurait peut-être usé du fait que l’engin transportait sept astronautes et aurait tiré un parallèle avec les sept poètes de la Pléiade, soit avec l’Antiquité païenne. Le président américain, intervenant dans le cadre d’une cérémonie solennelle qui débutait et s’achevait par des passages en hébreu biblique, fit les choses différemment. Il prit son texte dans Isaïe 40:26, ce qui permettait de créer une transition harmonieuse entre d’une part le mélange d’émerveillement et d’effroi devant les hôtes des cieux générés par le Créateur et d’autre part la consolation pour la perte de l’équipage.
La foi des Musulmans, avec son tempérament djihadiste et son suprématisme islamique, tranche autant qu’il est possible avec celle des Chrétiens européens non pratiquants. Ce contraste amène de nombreux Musulmans à considérer l’Europe comme un continent mûr pour la conversion et la domination. Il en résulte des revendications suprématistes extravagantes telles que cette déclaration d’Omar Bakri Mohammed, «Je veux que la Grande-Bretagne devienne un État islamique, Je veux voir les couleurs de l’Islam flotter au 10, Downing Street.» Ou encore cette prédiction d’un imam installé en Belgique: «Nous prendrons bientôt le pouvoir dans ce pays. Ceux qui nous critiquent aujourd’hui le regretteront. Ils devront nous servir. Préparez-vous, car l’heure est proche.»[1]


Population.
L’effondrement démographique indique également que l’Europe s’islamise. Actuellement, le taux global de fertilité européen oscille autour de 1,4 par femme, alors que le maintien d’une population exige un taux légèrement supérieur à deux enfants par couple, ou 2,1 enfants par femme. Le taux réel n’en représente que les deux tiers – un tiers de la population nécessaire ne vient tout simplement pas au monde.
Pour éviter une chute démographique critique, avec tous les malheurs que cela implique – notamment l’absence de travailleurs pour financer de généreux plans de retraite –, l’Europe a besoin d’immigrants, de beaucoup d’immigrants. Ce tiers importé tend à être musulman, en partie parce que les Musulmans sont proches (13 kilomètres seulement séparent le Marc et l’Espagne, quelques centaines relient l’Italie à l’Albanie ou à la Libye); en partie parce que des liens coloniaux continuent d’unir l’Asie du Sud à la Grande-Bretagne ou le Maghreb à la France; et en partie à cause de la violence, de la tyrannie et de la pauvreté si répandues dans le monde musulman actuel et qui génèrent d’incessantes vagues migratoires.
De même, le taux de fertilité élevé des Musulmans compense le manque d’enfants parmi les Chrétiens indigènes. Bien que les taux de fertilité musulmans soient en baisse, ils restent sensiblement supérieurs à ceux de la population chrétienne indigène. Il est certain que les taux de natalité élevés sont liés aux conditions de vie pré-modernes dans lesquelles vivent de nombreuses femmes musulmanes en Europe. À Bruxelles, «Mahomet» est le nom de garçon nouveau-né le plus populaire depuis quelques années. Amsterdam et Rotterdam pourraient devenir, d’ici 2015, les premières grandes villes européennes à majorité musulmane. L’analyste français Michel Gurfinkiel estime qu’une guerre des rues en France verrait s’affronter les enfants des indigènes (en français dans le texte) et ceux des immigrants quasiment à égalité. Les pronostics actuels prévoient une majorité musulmane dans l’armée russe dès 2015 et dans l’ensemble du pays vers 2050.

Patrimoine culturel.
Ce qui est souvent décrit comme la rectitude politique de l’Europe reflète à mon avis un phénomène plus profond, à savoir l’aliénation de leur civilisation que ressentent de nombreux Européens, l’impression que leur culture historique ne vaut pas qu’on la défende, voire qu’on la préserve. Les différences entre Européens sont frappantes à cet égard. Le pays peut-être le moins touché par cette aliénation est la France, où le nationalisme traditionnel reste vivace et où les gens sont fiers de leur identité nationale. La Grande-Bretagne est le pays le plus affecté, comme l’illustre bien le programme gouvernement larmoyant «ICONS - A Portrait of England», qui tente maladroitement de raviver le patriotisme des Britanniques en les réconciliant avec des «trésors nationaux» tels que Winnie the Pooh et la minijupe.
Ce manque d’assurance a eu des conséquences directes négatives pour les immigrants musulmans, comme l’explique Aatish Taseer dans le magazine Prospect.
L’appartenance à la culture britannique est l’aspect le plus purement nominal de l’identité de nombreux jeunes Pakistanais britanniques. […] En dénigrant sa culture, on court le risque de voir les nouveaux-venus en chercher une ailleurs. Cela va si loin dans le cas précis que pour beaucoup de Pakistanais britanniques de deuxième génération, la culture du désert des Arabes revêt plus d’attrait que la culture britannique ou continentale. Arrachés par trois fois au sentiment de posséder une identité durable, les Pakistanais de deuxième génération trouvent une identité disponible dans la vision du monde extranationale de l’Islam radical.
Les Musulmans immigrants méprisent profondément la civilisation occidentale, tout particulièrement sa sexualité (pornographie, divorce, homosexualité). Les Musulmans ne s’assimilent nulle part en Europe, les mariages intercommunautaires sont rares. Voici un exemple pittoresque du Canada: la mère du tristement célèbre clan Khadr, connu pour être la première famille canadienne du terrorisme, retourna au Canada depuis l’Afghanistan et le Pakistan en avril 2004 avec l’un de ses fils. Bien qu’elle ait demandé l’asile au Canada, elle affirmait à peine un moins auparavant que les camps d’entraînement sponsorisés par Al-Qaïda étaient l’endroit rêvé pour ses enfants. «Vous voudriez que j’élève mes enfants au Canada pour qu’ils se retrouvent drogués ou homosexuels à l’âge de 12 ou 13 ans? Vous trouvez que ce serait mieux?»
(Ironie du sort, aux siècles passés, comme l’a documenté l’historien Norman Daniel, les Chrétiens européens méprisaient les Musulmans, dont la polygamie et les harems leur semblaient révéler une obsession du sexe, et se sentaient moralement supérieurs à eux précisément sur ce point.)
En résumé, cette première argumentation avance que l’Europe sera islamisée, qu’elle se soumettra ou se convertira sans résistance à l’Islam parce que le yin de l’Europe s’accorde si bien au yang de l’Islam: faiblesse et puissance de la religiosité, de la fertilité et de l’identité culturelle.[2] L’Europe est une porte ouverte que les Musulmans franchissent librement.


II. Expulsion des Musulmans
Ou la porte leur sera-t-elle fermée au nez? Le commentateur américain Ralph Peters écarte le premier scénario: «Loin de jouir de la perspective de s’approprier l’Europe en y faisant des enfants, les Musulmans d’Europe y vivent leurs dernières heures. […] les prédictions de prise de pouvoir musulman en Europe […] font abstraction de l’histoire et de la brutalité indéracinable de l’Europe.» Sur ce, décrivant l’Europe comme l’endroit «où ont été perfectionnés le génocide et le nettoyage ethnique», il prédit que ses Musulmans «auront de la chance de n’être que déportés», et non tués. Claire Berlinski, dans Menace in Europe: Why the Continent’s Crisis Is America’s, Too (Menace en Europe: pourquoi la crise du continent est aussi celle de l’Amérique), approuve cela implicitement en désignant les «anciens conflits et schémas de pensée […] qui s’extirpent lentement des brumes de l’histoire européenne» et qui pourraient bien susciter la violence.
Ce scénario veut que les Européens indigènes – qui constituent toujours 95% de la population du continent – se réveillent un jour et imposent leur volonté. «Basta!» – diront-ils, en restaurant leur ordre historique. Cela n’est pas si improbable; un mouvement d’irritation se fait jour en Europe, moins parmi les élites qu’au sein des masses, qui proteste bruyamment devant l’évolution en cours. Ce ressentiment est illustré notamment par la loi antivoile française, par la mauvaise humeur suscitée par les restrictions imposées aux drapeaux nationaux et aux symboles chrétiens et par l’insistance à servir du vin lors des diners officiels. On peut mentionner aussi un mouvement spontané apparu dans plusieurs villes françaises au début de 2006 et qui consiste à distribuer de la soupe au lard parmi les pauvres, excluant ainsi intentionnellement les Musulmans.
Certes, ce sont des affaires mineures, mais des partis ouvertement opposés aux immigrants ont déjà émergé dans de nombreux pays et commencent à exiger non seulement des contrôles efficaces aux frontières, mais l’expulsion des immigrants illégaux. Un mouvement anti-immigration est en train de se former sous nos yeux, de manière largement inaperçue. Si son parcours est encore très discret, son potentiel n’en est pas moins énorme. Les éléments opposés à l’immigration et à l’Islam ont généralement des racines néofascistes mais ont gagné en respectabilité avec le temps, se sont dépouillés de l’antisémitisme de leurs origines et de leurs théories économiques douteuses pour se concentrer plutôt sur les questions de foi, de démographie et d’identité, et pour étudier l’Islam et les Musulmans.
Le British National Party et le Vlaamse Belang belge sont deux exemples d’une telle évolution vers la respectabilité, laquelle peut déboucher un jour sur l’éligibilité. Ainsi, la course à la présidence française en 2002 s’est résumée à une compétition entre Jacques Chirac et le néofasciste Jean-Marie Le Pen.
D’autres partis de ce type ont déjà goûté au pouvoir. Jörg Haider et le Freiheitliche Partei autrichien y ont accédé brièvement. La Lega Nord italienne a fait partie des années durant de la coalition au pouvoir. Ces partis vont vraisemblablement progresser car leurs messages anti-islamistes et souvent anti-islamiques trouvent un répondant et les partis du courant dominant vont probablement les adopter en partie (le Parti conservateur danois en est un exemple – il est revenu au pouvoir en 2001, après 72 ans passés dans la marge, essentiellement en raison du mécontentement provoqué par l’immigration). Ces partis bénéficieront sans doute de la situation lorsque l’immigration gonflera encore pour atteindre des proportions incontrôlables en Europe, avec peut-être un exode de masse en provenance d’Afrique, comme l’indiquent de nombreux indices.
Une fois au pouvoir, les partis nationalistes rejetteront le multiculturalisme et tenteront de rétablir les valeurs et les mœurs traditionnelles. On ne peut que spéculer sur les moyens qu’ils utiliseront et sur les répliques des Musulmans. Peters s’attarde sur les aspects fascistes et violents de certains groupes et s’attend à ce que la réaction antimusulmane revête des formes menaçantes. Il esquisse même un scénario dans lequel «des navires américains sont à l’ancre et des Marines sont descendus à terre à Brest, Bremerhaven ou Bari pour garantir l’évacuation des Musulmans d’Europe dans de bonnes conditions».
Depuis des années, les Musulmans s’inquiètent justement de telles incarcérations brutales, suivies d’expulsions, voire de massacres. Déjà dans les années 1980, feu Kalim Siddiqui, alors directeur du London’s Muslim Institute, agitait le spectre des «chambres à gaz hitlériennes pour Musulmans». Dans son livre de 1989, Be Careful With Muhammad (Soyez prudents avec Mahomet), Shabbir Akhtar avertissait que «la prochaine fois qu’il y aura des chambres à gaz en Europe, il n’y a aucun doute sur l’identité de ceux qu’on y mettra», à savoir les Musulmans. Un personnage du roman de Hanif Kureishi paru en 1991 et intitulé The Buddha of Suburbia (Le Bouddha des banlieues), prépare une guérilla dont il prévoit l’instauration quand «les blancs se seront tournés contre les noirs et les Asiatiques et tenteront de nous faire passer dans des chambres à gaz».
Mais il est plus vraisemblable que les revendications européennes seront mises en œuvre pacifiquement et légalement, et que les violences proviendront de Musulmans, conformément aux récentes tendances à l’intimidation et au terrorisme. De nombreux sondages confirment que 5% environ des Musulmans britanniques approuvent les attentats à la bombe du 7 juillet, ce qui indique une disposition générale à recourir à la violence.
Quoi qu’il en soit, on ne peut pas s’attendre à ce qu’un redressement des Européens se déroule de manière coopérative.


III. Intégration des Musulmans
Dans le scénario le plus réjouissant, les Européens autochtones et les immigrants musulmans trouvent un modus vivendi et vivent ensemble harmonieusement. Le témoignage peut-être le plus classique de cette perspective optimiste provient d’une étude de 1991, La France, une chance pour l’Islam, par Jeanne-Hélène et Pierre Patrick Kaltenbach. «Pour la première fois dans l’histoire, il est offert à l’islam de ‹se réveiller› dans un pays démocratique, riche, laïc et pacifique», écrivaient-ils alors. Cette espérance persiste. Un article de premier plan paru dans l’Economist à la mi-2006 affirme que «pour le moment du moins, la perspective d’Eurabia semble alarmiste». À la même époque, Jocelyne Cesari, professeur associée à la Harvard Divinity School, discernait un équilibre en la matière: de même que «l’Islam change l’Europe», disait-elle, «l’Europe change l’Islam». Elle estime ainsi que «les Musulmans ne veulent pas changer la nature des États européens» et s’attend à les voir s’adapter au contexte européen.
Mais un tel optimisme est hélas peu justifié. Les Européens pourraient certes encore redécouvrir leur foi chrétienne, faire davantage d’enfants et mieux chérir leur patrimoine. Ils pourraient encourager une immigration non-musulmane ou acculturer les Musulmans vivant parmi eux. Mais ces changements ne sont pas en cours actuellement, et les chances de les voir apparaître sont faibles. Au lieu de cela, les Musulmans cultivent des revendications et des ambitions conflictuelles à l’égard de leurs voisins indigènes. Fait inquiétant, chaque génération semble plus aliénée que la précédente. Le romancier canadien Hugh MacLennan qualifia le fossé anglais-français séparant son pays de «Two Solitudes»; un phénomène similaire apparaît et se développe en Europe, mais de manière beaucoup plus prononcée. Ces sondages de Musulmans britanniques, par exemple, révèlent qu’une majorité d’entre eux perçoivent un conflit entre leur identité britannique et leur identité musulmane – et ils souhaitent l’instauration de la loi islamique.
L’éventualité de voir les Musulmans accepter les restrictions de l’Europe historique et s’intégrer sans heurt dans ce cadre peut être pratiquement exclue. Même Bassam Tibi, professeur à l’université de Göttingen, qui a maintes fois averti que «soit l’Islam s’européanise, soit l’Europe s’islamise» a personnellement abandonné tout espoir pour le continent. Récemment, il annonça qu’il allait quitter l’Allemagne, après avoir y vécu 44 ans, pour déménager à l’université de Cornell, aux États-Unis.
Conclusion
Comme le résume le commentateur américain Dennis Prager, «Il est difficile d’imaginer un autre scénario pour l’Europe occidentale que l’islamisation ou la guerre civile». En effet, ces deux alternatives extrêmement déplaisantes semblent bien définir les choix offerts à l’Europe – prise entre deux forces antagonistes, l’une menant au pouvoir des Musulmans et l’autre à leur expulsion, elle peut devenir une extension de l’Afrique du Nord ou entrer dans un état de quasi guerre civile.
Quelle voie prendra-t-elle? Les événements décisifs qui apporteront une réponse à cette question sont encore en devenir, de sorte que personne ne peut porter un jugement définitif. Mais l’heure de la décision est proche. D’ici la prochaine décennie à peu près, les louvoiements actuels toucheront à leur terme, l’équation Europe-Islam se resserrera et la pente qui déterminera l’avenir du continent devrait apparaître.
Il est d’autant plus difficile d’anticiper cette transformation qu’elle est sans précédent historique. Aucun territoire de grande envergure n’a jamais ainsi glissé d’une civilisation à une autre à la suite de l’effondrement démographique, religieux et identitaire d’une population; et aucun peuple ne s’est jamais redressé à une telle échelle pour prôner son patrimoine historique. Le problème européen est si inédit et si étendu qu’il est difficile de le comprendre, tentant de l’ignorer et presque impossible d’en pronostiquer l’évolution. L’Europe nous entraîne tous en terre inconnue.

Daniel Pipes est directeur du Forum du Moyen-Orient et professeur invité à l’université de Pepperdine.
Cet article a été adapté d’un exposé donné au Centre de conférence Woodrow Wilson et intitulé «Euro-Islam: la dynamique d’une intégration efficace».
[1] De Morgen, 5 oct. 1994. Cité dans Koenraad Elst, «The Rushdie Rules», Middle East Quarterly, Juin 1998.
[2] Il est frappant de relever qu’à ces trois égards, l’Europe et les États-Unis étaient beaucoup plus semblables il y a 25 ans qu’ils ne le sont aujourd’hui.
Cela indique que leur écart actuel résulte moins d’évolutions historiques remontant à plusieurs siècles qu’à des développements intervenus dans les années 1960.
Cette décennie a eu un impact très marqué sur les États-Unis, mais elle a affecté l’Europe beaucoup plus profondément encore