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Wednesday, January 14, 2009

Photoshop 6.0 & the nippleless boy

holala! un pov petit Palestinien tuer par ces salauds d'israeliens!

dit donc, il est bizarre ce mome?!

ben quoi? il est mort!

non, il a pas de tetons...

Parait-il qu’il y aurait une guerre à Gaza.

800 morts en 15 jours de bombardements. A croire qu’ils les bombardent avec des fraises Tagada.

Encore qu’il faille rester prudent. Car ces chiffres sont colportés par le Hamas, qui a tout intérêt à gonfler le nombre des victimes. La propagande supplée aisément à quelques régiments. Mais même en l’état, ils sont absolument ridicules. Rio ou Johannesbourg sont plus dangereuses que la bande de Gaza. Preuve, s’il en était encore besoin, que les Israéliens usent de la force avec la plus extrême modération.

Mais cette retenue ne suffit pas à tarir les larmes des pleureuses. Tous partis confondus. De l’extrême-gauche aux nationalistes les plus durs. Tous - ou presque - blâment les Israéliens de la disproportion des moyens engagés. Humour involontaire. Une guerre n’est pas une joute.

Et personne pour se poser cette question pourtant très simple : Pourquoi le Hamas envoie-t-il des “roquettes” sur Israël ? C’est militairement insignifiant. Ça fait juste du bruit. Et presque par accident, parfois quelques morts. Plus jeune, j’en faisais des quasi identiques, en plus petit et sans explosif. Non, le Hamas ne peut pas penser faire quelque mal à Israël, avec des armes aussi rudimentaires.

Alors quel est le but du Hamas ? Je crois que comme avant lui celui du Fatah - quand Yasser jouait au respectable, tout en envoyant des kamikazes se faire sauter dans des bus - leur objectif est de maintenir la population dans la guerre. L’encaserner, en suscitant par tous les moyens une réponse israélienne. Qui ne peut qu’arriver. Car on ne laisse pas bombarder sa population - même avec ces trucs - sans réagir. In fine ce qu’ils veulent c’est la victoire finale, et la disparation d’Israël. Entretenir la haine. Faire perdurer le conflit, avec comme horizon, le grand bain de sang juif. Et ne pouvant l’obtenir, le Hamas virera comme le Fatah en mouvement maffieux. La lutte armée sans perspectives politiques dégénère toujours ainsi. En Corse, comme en Irlande, comme partout ailleurs.

Car si les Palestiniens ne voulaient qu’un bout de terrain, en prenant en compte l’état des forces en présence (c’est-à-dire pas de droit au retour, pas de Jérusalem), la paix ils l’auraient fait au début des années 90. Mais ils n’en veulent pas. Ce qui fait bien les affaires des faucons Israéliens, qui peuvent les étrangler à loisir, accroître la superficie des colonies, réduire comme peau de chagrin leur espace vital. L’irresponsabilité de ses dirigeants fait le malheur de tout un peuple. Car déclencher un conflit n’est légitime, que si on pense en obtenir des avantages. Alors là oui, on peut envoyer des kamikazes, se cacher derrière des gamines, ou ce que vous voulez, - ce ne sont que des modalités, des moyens - ce qui compte c’est le résultat.

Mais si Israël est militairement fort, il est moralement faible. En témoigne Haaretz, qui demandait l’arrêt des opérations après que trois (3 !) soldats soient tombés. Israël s’était désengagé de la bande de Gaza, du sud Liban, avait relâché le bouclage de la Cisjordanie. C’était certainement l’occasion de leur faire miroiter une paix définitive en échange de concessions. Quitte à nourrir la revanche dans l’ombre, patiemment et obstinément. A la place de quoi, ils ne font que démontrer aux Israéliens, que baisser leur garde et leur lâcher la moindre parcelle de territoire, ne fait que les mettre en danger. Mauvaise pédagogie.

C’est une situation absurde que celle-ci, où un mouvement para-étatique pratique une guérilla à distance, contre une puissance non-occupante. Et réactive un conflit, qu’elle est totalement incapable de mener, en comptant sur la sollicitude de ses ennemis, pour ne pas être trop durement frappé. Pendant que dans le même temps, le ballet diplomatique condamne l’Etat attaqué, à qui on refuse le droit de défendre ses citoyens. Lui reprochant, entre autre, de s’être mieux développé que ses voisins, et de disposer d’un meilleur armement, et de mieux savoir s’en servir.

Le conflit va durer. Car les Israéliens ne génocideront jamais les Palestiniens, pas plus qu’ils ne peuvent aujourd’hui admettre l’idée de les déporter. Ce que tout peuple non-occidental aurait fait depuis bien longtemps, compte tenu des forces en présence. Les Israéliens sont intoxiqués par leur propre histoire, qui nous empoisonne de la même façon. Et fondamentalement les alliés d’Israël, comme ses habitants, acceptent le principe d’un conflit de basse intensité permanent, dû à la cohabitation subie entre cultures et ethnies. Ni paix, ni guerre totale, mais des enclaves occidentalisées entourées de bidonvilles. C’est le monde qui s’ouvre à nous. Et c’est en ce sens que nous sommes proches des Israéliens

Via ILYS (entre-autre)

Friday, March 14, 2008

"Al-Dura : spin ou symbole ?". Reportage exclusif de la TV israélienne



Une émission qui fera date.
C’est le document de synthèse grand public le plus complet et le mieux réussi que je connaisse sur cette affaire [*].
Ceux qui en ignorent tout, ou ne la connaissent que superficiellement et partiellement, y trouveront l’essentiel de ce qu’il faut savoir pour se faire une opinion et la défendre avec des arguments solides.
Même les "al-duriens" chevronnés, celles et ceux qui suivent l’affaire depuis des années, voire qui en ont écrit dans la presse ou sur les sites, auraient tort de passer dédaigneusement devant ce document unique en son genre.
Ils pourront encore découvrir des détails qui leur avaient échappé ou associer entre elles des images dispersées pour corroborer tel ou tel argument qui paraissait hasardeux.
Un dernier mot : le terme "spin", du titre, fera problème à nombre d’entre nous qui en ignorent le sens métaphorique, dont les lobbyistes et propagandistes font grand usage, surtout en matière médiatique.
Après avoir vainement cherché à en trouver un équivalent français satisfaisant, je l’ai laissé à l’état natif. Il suffira, j’espère, à nos internautes, pour en comprendre la finesse, d’avoir présentes à l’esprit les deux définitions suivantes :
1. Manière de présenter une histoire pour faire valoir un point de vue.
2. A spin alley : une présentation des choses, après un débat, tendant à faire croire que votre candidat a été le meilleur, même si ce n’est pas le cas.
(Menahem Macina).

Monday, January 28, 2008

Gaza roulée dans la farine à Boston


Martin Kramer vient juste de publier une petite enquête extrêmement intéressante et révélatrice.
Il relève une affirmation parue dans le Boston Globe et selon laquelle (je traduis)

Bien que Gaza nécessite 680.000 tonnes de farine par jour pour nourrir ses habitants,
Israël a restreint les fournitures à 90 tonnes par jour en novembre 2007,
ce qui représente une réduction de 99%.

Martin Kramer note que selon cette statistique, les gens de Gaza (env. 1.500.000 habitants) devraient consommer en temps normal près d’une demi tonne de farine par jour et par personne.
Quel bel appétit. Mais il ne s’agit pas d’une simple erreur de virgule.
Les mêmes auteurs (une économiste et un psychiatre) ont déjà publié la même ânerie auparavant et l’avaient en fait trouvée dans un hebdomadaire égyptien en novembre dernier.

Une fois arrivée jusque dans les colonnes d’un journal tel que le Boston Globe, la fable des 99% peut faire le tour du monde avant qu’une «économiste politique» (le titre dont se pare l’auteure de la chose) ne puisse compter jusqu’à 1 tonne.

En fait, selon deux sources plus dignes de foi (NU et officiels palestiniens cités dans les médias), les Gazaouis consomment entre 350 et 450 tonnes de farine par jour.

Martin Kramer n’a trouvé aucune source confirmant la restriction à 90 tonnes par jour dont parle l’article (également copiée dans l’hebdomadaire égyptien).

En revanche, il a trouvé un article plus ancien de ladite experte dans lequel elle chiffrait à 275 tonnes cette même consommation quotidienne de farine.
La conclusion de Martin Kramer:

A-t-elle seulement lu sa propre tribune avant de l’envoyer au principal journal de Boston?
Si elle l’a fait, nous avons ici un cas d’école de la différence entre un/e «économiste politique» et un/e «économiste».

Monday, December 17, 2007

Productivité palestinienne : rien+rien=5.6 milliards $



Nouvelle demande de fonds records pour les territoires palestiniens, vous savez, cette région du monde qui n'a jamais voulu se développer depuis cinquante ans et qui se targue seulement d'avoir déclenché la guerre, la guerre, la guerre et... la guerre.
Les donateurs internationaux devraient attribuer une aide record de 5,6 milliards de dollars à l’Autorité palestinienne.
Le succès anticipé de cette conférence, aujourd’hui à Paris,
est essentiellement à mettre au crédit du premier ministre palestinien, Salam Fayyad,
auteur d’un ambitieux plan de «réformes et de développement» étalé sur trois ans.
Cependant, cette aide massive ne suffira pas à relancer l’économie palestinienne si les restrictions de circulation drastiques, imposées par Israël dans les Territoires, perdurent.
Oh, j'oubliais...
Comme nous rappelle le grand quotidien du trottoir Haussman,
si les Palestiniens se servent de nos impôts pour acheter des bombes et des roquettes,
c'est la faute des Juifs de l'Etat démocratique d'Israël, qui refusent de les prendre sur la tête.
On appelle cela la paix des morts :
les Palestiniens utilisent les impôts de la République pour tuer des Juifs,
mais les Français s'en moquent comme de l'an 40... précisément...

Thursday, November 15, 2007

Une journée au TGI de Paris !

Ils sont venus...
Ils sont tous là...
même ceux du Sud de l'Italie...
comme le chantait Aznavour...
Alors que toute la France se focalisait sur la grève des transports, un petit groupe d'observateurs n'avaient en tête que cette fameuse journée à la Cour d'Appel de Paris.
La XIè Chambre était LE lieu où il fallait être en cette journée du 14 Novembre 2007. Karsenty contre Enderlin !
Mesdames, Messieurs, le "tout-journaliste" se devait d'être en ces lieux et nulle part ailleurs !Même avec plus de trois heures d'avance, on pouvait deviner qu'on ne pourrait pas faire partie des élus du jour hélas !Mais...car il y a un mais...on peut comme à l'accoutumée, dire que les débats ont toujours lieu avant et après les audiences et si possible devant la porte qui nous sépare du lieu sacré.
Je ne suis pas journaliste...
Pas de bol non ?
Je ne suis pas non plus avocate, toujours pas de bol...
La robe magique devient tout à coup le sésame pour entrer dans cette chambre où doit avoir lieu la projection des fameux rushes que Charles Enderlin avaient trouvé inopportuns de montrer pour des tas de raisons mais dont la principale restait celle-ci :
"Je ne pouvais décemment pas montrer l'agonie de l'enfant Mohamed Al Dura qui était insupportable à visionner"...dixit Enderlin !
Simple citoyenne, éprise de vérité, acharnée de la réinformation, je ne pouvais pas louper cette audience.
Allons bon...QUI était là ?
Stéphane Juffa (MENA), Luc Rosenzweig (MENA), Menahem Macina (site de l'UPJF), Michel Zerbib (Radio J), Serge Farnel (spécialiste du Rwanda MENA), Gil William Golnadel (Avocat et Président de l'amitié France-Israel), des journaliste de MBC : Middle East Broadcasting (comprenez ce que vous voulez), des journalistes de Canal Plus, des journalistes du Haaretz, une journaliste de "Sciences Humaines", un journaliste de l'Associated Press, etc...etc...

Aucune chance vous dis-je ! Après les robes noires, la chance de passer était encore plus mince si, en plus, on n'appartenait pas à la presse.
Cependant, je fus assez heureuse de constater que tous les journalistes n'aient pas eu accès à la XIè chambre...Ouf ! Non mais...
Ca commença donc très mal lorsque le gendarme de service annonça que tout le monde ne pourrait pas rentrer.
J'osai cependant une remarque triviale afin de..."taper l'incruste" comme on dit..."Je suis la maîtresse en titre de Charles Enderlin !"
Rien...des rires dans l'assistance mais ça n'a pas ému plus que ça le représentant de la Maréchaussée, il en a vu d'autres !
Bah...
La journée n'a pas été fichue pour autant et comme je le disais plus haut : "le spectacle, les commentaires, les débats sont aussi devant la salle d'audience".
Stéphane Juffa fut particulièrement abordable, non avare de confidences, humainement parlant adorable.
Je lui posai moultes questions sur différents articles que j'avais lus sur son site (MENA) et il prit tout le temps nécessaire pour me répondre sans jamais se départir de sa gentillesse naturelle. Le démontage du bidonnage journalistique d'Enderlin est son bébé...

Il a à cœur de démontrer que la désinformation est meurtrière et insultante tant pour les israéliens que pour les juifs de diaspora.
Vaquer de groupes en groupes, de journalistes en journalistes et écouter de toutes ses oreilles (oui...on en a que deux mais...pour le coup, on essaie dans ce type de situation d'en avoir une bonne douzaine de paires).
Alors que nous nous tenions serrés devant la salle d'audience, espérant sans trop y croire pouvoir entrer, on eut enfin du spectacle...

Serge Kovack, journaliste à FR3, spécialiste du conflit moyen-oriental, s'exclama en hébreu puis en français et commença les hostilités.
Il s'en prit à un autre journaliste et hurla : "Je suis venu défendre l'honneur de mon confrère Charles Enderlin, et vous ne pouvez le condamner car il est juif et il est, comme le dit la loi, présumé innocent tant qu'on n'a pas démontré le contraire !"
Bel effort non ?

Nous avions NOTRE contradicteur...!!!
Les réponses fusèrent et avec vigueur le débat commença, tout de suite filmé par les journalistes arabes et ceux de Canal Plus, heureux d'avoir quelque chose à enregistrer,
les pauvres !
Kovack fut sorti manu-militari afin qu'il reprenne ses esprits par les gendarmes de service mais...le spectacle continua.
Les nerfs des journalistes arabes (MBC) furent mis à mal...
On (plusieurs personnes dans l'assistance, dont moi, ben oui, j'allais pas me priver) commença à parler de l'islamisme radical. Ouille ouille ouille !!!...
Sujet épineux que généralement on évite d'aborder avec des musulmans même journalistes, même anglais, même habitués à se rendre en Israel comme il se targuait de le répéter inlassablement.
L'islam est paix et tolérance et si des islamistes font des conneries (bad things...les attentats sont de mauvaises choses, yes sir) nous n'y pouvons rien. Au Rwanda (excuse infaillible dans ce type de débat), il ne s'agissait pas de musulmans mais de bons chrétiens non ?

"- Oui...mais...Monsieur, dites-moi comment de bons britanniques, nés en Grande-Bretagne, peuvent un jour décider de faire des attentats dans leur propre pays ?
- "Mais...ils ont été enrôlés par des djihadistes, ils sont faibles, non ?
- "D'accord, mais où ont-ils été recrutés, ces jeunes anglais ?
- "Mais, je ne sais pas moi...- "Dans les mosquées londoniennes ou des banlieues anglaises ?
- "Non Madame, dans les mosquées, on ne fait que prier !
- "Vous plaisantez, Monsieur...Vous êtes réellement journaliste ?
Et là...le journaliste anglais d'origine arabo-musulmane, commence à hurler et à perdre toute contenance...
Il devient pâle, nerveux au point que ses lèvres tremblent...
"L'islam, ce n'est pas les fondamentalistes" me hurle-t-il !"

"Bien Monsieur lui répondis-je toujours en anglais et bien expliquez-moi le hadith 64 Al Bukari qui veut la destruction totale des juifs de la terre !"
C'en était trop...Tout notre petit débat fut filmé par les journaleux de Canal Plus et le journaliste arabe fut sur le point d'en arriver aux poings...

Il ne lui restait plus que les dénégations habituelles, les mensonges éhontés : "ce que vous dites est faux et c'est parce que l'islam est la réponse universelle que vous voulez le salir"...
C'est ça, mon mignon...
C'est exactement cela !
A moi toute seule, et en traduisant des versets, des hadiths haineux, je serai donc devenue la seule gonzesse à interrompre la machine mahométane qui va jusqu'aux plateaux reculés du Pérou et du Mexique pour islamiser de pauvres indiens !
En un autre endroit, j'aurais été égorgée ou lapidée pour avoir cité le coran, moi, une infidèle, descendante de porcs et de singes, dixit le coran himself !
La haine ne quittait plus son regard et je décidai d'écouter d'autres groupes ici et là...Le débat n'aura jamais lieu...Les musulmans vivant dans nos démocraties ne sont pas prêts.
Cet homme, ce journaliste anglais et musulman, qui hurlait haut et fort qu'il avait été de nombreuses fois en Israel, qu'il avait interviewé Begin, Shimon Perez et bien d'autres ne pouvait tout simplement pas admettre que des textes coraniques pouvaient être à l'origine des débordements radicaux de ses coréligionnaires.
En règle générale, à peu près tous les journalistes présents furent diserts et amicaux, se sentant sans doute en sécurité entre intimes de la profession. Il est vrai que peu de citoyens n'ayant comme moi aucune intimité avec la presse, les instances judiciaires ou politiques étaient présents.
Tous donc parlaient lorsque je les interrogeais afin de mieux affiner mon opinion sur l'affaire...Tous sauf...les journalistes du Haaretz !
Particulièrement énervés de ne pas avoir pu pénétrer dans la Cour d'Appel comme tant d'autres, ils me toisèrent pour avoir osé exprimer mon désarroi sur le fait qu'une simple citoyenne ne pouvait assister à cette audience. Quelle outrecuidance...J'avais beau dire que nous, les lecteurs de la presse, avions aussi un droit inaliénable de pénétrer le cercle judiciaire à titre d'observateur, ça ne passait pas...
On me conspua : "la presse d'abord, la presse toujours, la presse étant le seul pouvoir légitime, le seul outil de la démocratie !"
On se gausse lorsqu'on sait ce que cet outil a fait comme morts à travers le monde : Une dépêche AFP revisitée par les journalistes de cette agence et c'est 80 morts à déplorer sur l'esplanade du Mont du Temple...
Une affaire Al Dura très vite emballée et c'est une vague antisémite sans précédent, Daniel Pearl décapité, etc...
Ces journalistes du Haaretz ont été d'un mépris total...Je leur expliquai qu'il aura fallu plus de 7 ans, presque 8, pour qu'enfin un des journalistes patenté de leur canard osât se poser des questions sur la fiabilité des éléments du reportage d'Enderlin.
J'en profitais pour dire à ces journalistes que les pages "Rebond" du Haaretz étaient criminogènes pour les diasporas juives du monde puisqu'elles comportaient des mises en accusation sur le prétendu racisme des juifs à l'égard des arabes.
Ils restèrent stoïques et se contentèrent de me répondre "pourquoi tu fais pas l'alya ?"...ARF ARF ARF !!!
La tentative de culpabilisation des juifs de diaspora est un truc aussi stupide et puéril que les manipulations des dirigeants arabes sur la légitimité de l'existence de l'Etat d'Israel...
Le mépris alla jusqu'à parler en hébreu afin que je ne comprenne pas mais cela me fut traduit : "ne lui parle pas, laisse la partir, elle est de droite"...RE ARF ALORS !
Décidément, travailler pour le Haaretz, c'est épouser avant tout le manichéisme...Mais lorsqu'on apprend que le rédacteur en chef de ce canard, Tom Seguev ose parler de "vérité symbolique s'opposant à la vérité factuelle" sur l'affaire Al Dura, on comprend mieux le tempérament de ses collaborateurs.
Il fallut attendre la fin de l'audience pour enfin savoir ce que la chambre des secrets avait pu dévoiler en ce jour du 14 Novembre 2007.
Je courais comme une dératée derrière les uns et les autres afin de glaner quelques informations...
Le premier que je "traçais" fut Enderlin lui-même...Pas en forme notre Charlie National !!!
Il alla au pas de course se réfugier avec ses avocats et quelques journalistes amis, dans le vestiaire réservé aux avocats...
Je ne sais pas comment j'ai pu m'y introduire mais...je tapai l'incruste à nouveau !
Finalement, je dois avoir la tête d'avocate car on ne me fit pas sortir...Je n'y apprendrai rien de croustillant mais je vis la tête d'Enderlin...
Il était pâle, fatigué d'avoir parlé tant et tant (on me le rapporta plus tard) afin d'expliquer pourquoi il avait gardé telle séquence plutôt qu'une autre.
Son ami et soutien indéfectible semble être Guillaume Weill-Raynal : le jumeau terrible de Clément !!! Je ne fus pas plus surprise que cela de le voir si attentionné à l'endroit d'Enderlin...
Le rapport de l'audience me fut donné par une très aimable avocate faisant partie du groupe de défense de Philippe Karsenty.
En toute simplicité, elle narra l'empressement d'Enderlin pour commenter chaque séquence de son reportage : il ne cessa pas de parler, c'en était gênant !
"Le chiffon rouge"...Cette histoire de chiffon rouge interloqua la Présidente du Tribunal...On voit nettement que Mohamed Al Dura porte ce morceau de tissu rouge dans sa poche arrière de pantalon.
Puis, selon la bande sonore, Enderlin répète les cris des palestiniens aux alentours :
"l'enfant est mort !"
Rien d'autre ?
Si...Justement...
Le chiffon rouge a disparu de la poche arrière, l'enfant a changé de position, mais le morceau de tissu réapparait étrangement sur l'image d'après...au niveau de l'abdomen...

Sinon, aucune trace de sang sur le mur arrière, que ce soit de l'enfant ou du père Al Dura...
La Présidente est visiblement stupéfaite mais ne dit rien...
Elle revisionnera image après image, chez elle, dans son bureau...
Elle saura alors ou commencera sans doute à douter, ce qui n'est pas rien !
Comme le dira plus tard l'avocat de Philippe Karsenty :
"La Présidente veut revoir cette affaire complètement et c'est déjà une petite victoire".

La suite en janvier et février 2008...
Je compte bien retaper l'incruste !
Nina Ruben © Primo, 14/11/2007

Tuesday, October 02, 2007

Israël affirme officiellement que le reportage de France 2 sur Al Dura était une mise en scène




Il n’est jamais trop tard pour bien faire:

http://www.upjf.org/contributeurs-specialises/article-13189-145-7-letat-disrael-laffirme-reportage-mort-al-dura-etait-mise-en-scene-uzi-barouch.html
Dans sa réponse, sur papier officiel du bureau du Premier ministre, ce service officiel de l’Etat d’Israël rejette, pour la première fois et sans équivoque, l’accusation du meurtre de l’enfant ; elle décrète que les images diffusées dans le monde entier ont été mises en scène, et que l’enfant Mohammed al-Dura n’a pas été tué et ne peut avoir été tué par un tir de soldats de Tsahal, car un tel résultat est contraire aux lois de la physique [= de la balistique].

Après quoi, le directeur du bureau de Presse énumère, un à un, l’enchaînement des faits qui ont découlé du reportage mis en scène, et détaille les nombreux incidents et pertes en vies humaines qui ont été la conséquence de sa diffusion (et entre autres, le meurtre du journaliste Daniel Pearl, les émeutes d’octobre 2000, et les nombreux attentats-suicide).

Le dossier en images (le mieux est de commencer par ce documentaire en français qui vient d’être mis en ligne sur Guysen TV):



Via AJM


Update:
tres bon article & references sur le blog de Naibed

http://naibed.blogspot.com/2007/01/comment-les-mdias-franais-contribuent.html

Tuesday, July 17, 2007

heuuu…



I’m more convinced than ever that Osama bin Laden is no longer consuming oxygen, as another videotape is released by the As Sahab freakazoids: Bin Laden praises martyrdom in new video.


CAIRO, Egypt - A new al-Qaida videotape posted Sunday on a militant Web site featured a short, undated clip of a weary-looking Osama bin Laden praising martyrdom. The bin Laden clip, which lasted less than a minute, was part of a 40-minute video featuring purported al-Qaida fighters in Afghanistan paying tribute to fellow militants who have been killed in the country.
Bin Laden glorified those who die in the name of jihad, or holy war, saying even the Prophet Muhammad “had been wishing to be a martyr.”
“The happy (man) is the one that God has chosen him to be a martyr,” added bin Laden, who was shown outdoors wearing army fatigues and looking tired.
The authenticity of the video could not be verified, but it appeared on a Web site commonly used by Islamic militants and carried the logo of as-Sahab, al-Qaida’s media production wing. It was not immediately clear when the video of bin Laden was filmed.


Sorry to contradict Associated Press writer Omar Sinan, but it was immediately clear when the video was filmed—in October 2001.
It would be a huge propaganda blow if Al Qaeda could release a video showing Bin Laden indisputably alive. But repackaging six-year old videos (even if they fool the AP) is strong evidence that he’s Bin Dead. For quite a while.

Monday, July 16, 2007

T-55 converted to Merkava MK3

Could the Hizbullah organization want to celebrate one year to the second lebanon war with a movie which include the Merkava tank?





A Merkava MK3:

Now take a closer look at the gap between the wheels at the front
And what an old Russian T55 looks like

Monday, July 02, 2007

Les apprentissages monstrueux, ou la haine enseignée aux enfants

Des petites filles inquiètes qui récitent leur leçon de mort.
Des garçons confiés à des adultes si pervers qu'ils les incitent au suicide et au meurtre.
Des corps déchiquetés ou mutilés pour modèles. Le mépris de la vie en leçon.
Depuis des années et des années, des enfants sont élevés dans la haine.
Silence presque unanime sur ces violences.
Le viol des consciences n'est pas un abus reconnu.
Les organisations internationales ignorent-elles que la Convention relative aux Droits de l'Enfant concerne tous les enfants du monde ?
Les enfants palestiniens en seraient-ils moins dignes ?
Derrière la complaisance, le mépris absolu. Il n'est pas nouveau.
On le retrouve chez de nombreux militants en occident.
Qu'importent les réalités aux défenseurs d'une 'cause'.
Le sujet est tabou. Sacrifier des enfants en les abandonnant à la folie haineuse des leurs, prix accepté pour pouvoir continuer de brandir son petit drapeau.
Les déviants des droits de l'homme contre les droits de l'enfant.
Une femme et des hommes témoignent.
Ce sont des bénévoles 'venus aider' et qui découvrirent la propagande.
Ils témoignent, dans un document vidéo. Il a été traduit en français par Pistache.
Il est présentée sur le site de l'UPJF qui publie également la transcription des interventions :...
Quand les yeux se dessillent.
Des bénévoles, abusés par la propagande palestinienne, témoignent - Par Menahem Macina

« Parmi les témoignages-choc qui figurent dans la vidéo transcrite ci-après, on retiendra surtout celui de Daril Jones, « bénévole australienne, qui, trompée par la propagande palestinienne, était venue aider les Palestiniens, et comprit, par la suite, qu’ils étaient comme possédés d’un désir irrépressible de tuer, au point de détruire des vies d’enfants.
Elle raconte, avec larmes, que des Palestiniens montraient [aux humanitaires] des photos de corps "mutilés, démembrés, déchiquetés", et affirmaient que c’était le résultat de "tortures perpétrées par les Israéliens".
Plus tard, quand elle vit un enfant palestinien se faire exploser devant elle, elle réalisa que [l’état des] cadavres mis en pièces [qu’elle avait vus sur les photos] était le résultat des corps bardés d’explosifs, que les Palestiniens utilisaient comme des bombes humaines contre les Israéliens.
Daril Jones a figuré dans le film "The road to Jenin" [la route de Jénine]*, réalisé par le cinéaste français, Pierre Rehov » (Note de YouTube).
Le chagrin émouvant de cette bénévole est à la mesure de l’horreur que lui ont causée la découverte de la culture, quasi mythique, de la haine, qui anime tant de Palestiniens, et l’immense déception qui fut la sienne de découvrir que les dirigeants de ce peuple non seulement ne font rien pour endiguer cette haine morbide, mais la célèbrent au contraire et la proposent en modèle à la jeune génération palestinienne.
Il faut diffuser largement ce document, non pour inciter à la haine des Palestiniens, mais pour aider les politiques et tous les hommes et les femmes de bonne volonté du monde à comprendre à quel fléau est confronté le peuple israélien, et à faire pression sur les dirigeants politiques palestiniens pour qu’ils répudient cet état d’esprit mortel et éduquent leur peuple, et surtout leurs enfants, à la paix et à la cohabitation entre les deux peuples qui se partagent la même terre, puisque, de toute façon, l’un comme l’autre n’ont pas d’autre choix. »




* Refusé par les télévisions françaises. Alors qu'un autre film, 'jénine, Jénine' est diffusé sans réserve. Voir l'article d'Aaron Kein publié par DesInfos.

Monday, June 25, 2007

Musulman outragé : un métier d’avenir



Dans la série des “Fauxtography” dont Internet a fait ses choix gras l’an dernier (il a été démontré que beaucoup de photos ou de reportages sur les Palestiniens étaient consciencieusement truqués, fabriqués, mis en scène etc…), voici, après Green Helmet et la pleureuse professionnelle, la dernière star du moment. Son métier ? Musulman indigné.
Cliquez sur “lire la suite” ci-dessous pour voir quelques unes des réalisations de ce dernier top-model d’un nouveau genre. Vas-y, bouge coco…
Lire la suite »

Monday, April 23, 2007

Le président du conseil législatif palestinien en chaire: «Ô Allah, tue les Juifs et les Américains. Tue-les tous, jusqu’au dernier!»

Rien de grave. Un haut dignitaire politique palestinien monte en chaire devant les fidèles réunis et, dans un prêche diffusé par la télévision soudanaise, vendredi passé, leur promet que l’Amérique sera détruite, que les Musulmans, les croyants, seront victorieux. Il invoque le nom de Dieu et l’exhorte à exterminer des centaines de millions de gens, jusqu’au dernier. Il affirme que seule la force est efficace. Il appelle les mères à sacrifier leurs enfants, à les envoyer combattre les Juifs. Il glorifie une grand-mère qui s’est fait sauter. La routine.
Et pendant ce temps, en Europe et en Suisse:
Contrairement à plusieurs pays occidentaux, la Suisse s’est dite prête de son côté à discuter avec tous les membres du nouveau gouvernement d’union palestinien, qu’ils soient du Fatah ou du Hamas.
Les gouvernements européens, la Suisse en tête, se préparent donc à aider ces fanatiques assoiffés de sang alors même que les Musulmans de Turquie et du Pakistan (merci Jihadwatch) commencent à protester par centaines de milliers contre l’intrusion de la religion dans leur existence:
In Karachi, Pakistan’s largest city, an estimated 100,000 people took to the streets Sunday to protest plans by an influential mosque to run a “Taliban-style” anti-vice campaign in the capital city of Islamabad.
A day earlier, some 500,000 Turks staged a rally in Ankara urging Prime Minister Recep Tayyip Erdogan, a former Islamist and head of the moderate Muslim ruling party, not to run for president, traditionally a secular and nonpartisan post.
Et là où l’Islam règne vraiment sans retenue, un petit taliban de douze ans imite le prophète et décapite devant une caméra (version expurgée du pire ici) un homme accusé de collaborer avec l’Amérique. Son père, informé, trouve que cela déshonore l’Islam et se promet de tuer les mentors de son fils et de «déchirer leur chair avec mes propres dents». Allahou Akbar?

Sunday, April 08, 2007

Conflit israélo-palestinien: La Ligue arabe a besoin des réfugiés pour maintenir la cohésion contre Israël

On avait à l’époque commandé aux Palestiniens de quitter leur patrie pour ne point gêner le déroulement des opérations militaires arabes qui devaient durer quelques jours et nous permettre de réintégrer rapidement nos maisons. Mes parents découvrirent bien vite que ces promesses n’étaient que rêves…
(Mahmoud Darwich, poète palestinien, l984)

Nous écraserons le pays avec nos fusils et nous détruirons tout lieu où les Juifs chercheront refuge. Les Arabes devront emmener leurs femmes et leurs enfants à l’abri pendant le danger, après quoi toute la Palestine sera à eux.
(Nouri Said, Premier ministre irakien, le 15 mars 1948)

Ben Gourion (…) avait compris qu’il ne pourrait pas y avoir un Etat juif au beau milieu d’une minorité arabe hostile. […] Rien ne justifie les viols. Rien ne justifie les massacres. Ce sont des crimes de guerre. Mais dans certaines conditions, les expulsions ne sont pas des crimes de guerre. […] Les Arabes israéliens sont une bombe à retardement. Leur glissement vers une palestinisation totale a fait d’eux un émissaire de l’ennemi qui est parmi nous.
Ils sont une cinquième colonne potentielle.
(Benny Morris, Haaretz, le 8 janvier 2004)

“Tant que nous compterons sur l’ONU pour faire quelque chose de sérieux pour l’établissement des réfugiés, nous ne ferons que nous leurrer, car l’ONU est une organisation politique.
II y a la Ligue arabe et toute la politique de la Ligue arabe…!
La Ligue arabe a besoin du problème des réfugiés pour maintenir la cohésion contre Israël… L’établissement des réfugiés la priverait de son sujet de plainte le plus important. En second lieu, une paix entre la Jordanie et Israël serait des plus embarrassantes, du point de vue de la Ligue arabe, en levant l’embargo sur Israël… Telle est, me semble-t-il, l’impasse à laquelle nous nous trouvons acculés….”
(Richard Crossrrian, député travailliste, 15/3/1951)

“Si j’avais eu les millions que l’ONU distribue ici, il y a longtemps que le problème serait résolu. Ce pays est immense, il ne manque pas de terres… si seulement les pachas voulaient permettre aux réfugiés de s’y installer…”, et il fit un geste large de ses deux bras: “Regardez ce qu’ils font de l’autre côté… Le problème qui se pose à eux est encore plus vaste, et ils arrivent à le résoudre…” - et il désignait du doigt, par-delà les collines, la frontière israélienne.”
(Réfugié arabe, 1951)

“La thèse largement répandue selon laquelle les Nations unies dépenseraient de grosses sommes d’argent pour créer un problème des réfugiés plutôt que pour le résoudre” …
Dans quel grand quotidien français trouver des analyses aussi peu politiquement correctes du problème des réfugiés palestiniens qui depuis bientôt 60 ans (l’an prochain!) hante le Moyen-Orient et le monde ?

Telles sont les perles retrouvées (en novembre 2001) par le site Chrétiens et juifs dans (je vous le donne en mille)… Le Monde !


Morceaux choisis:

A Naplouse, parmi les oliveraies de Samarie; autour d’Amman; dans les grottes de Bethléem; dans l’ombre de la mosquée d’Omar à Jérusalem, des centaines de milliers de réfugiés attendent, dans des campements infects et sous des tentes en lambeaux, le jour où, dans le sillage des armées vengeresses de la Ligue arabe, ils retourneront chez eux. C’est ce qu’on leur fait croire dans tous les camps, et partout la tension monte à mesure que les jours passent sans apporter de changement à leur existence sans but.
Certains ne voulaient pas vivre dans un État juif; d’autres ont fui la bataille et, une fois celle-ci terminée, n’ont jamais trouvé l’occasion de rentrer chez eux. Beaucoup plus nombreux sont ceux qui sont partis parce qu’on leur avait dit que c’était pour quelques jours, quelques semaines au plus, et qu’ils reviendraient avec les armées arabes triomphantes; ils travaillaient comme ouvriers agricoles chez des propriétaires arabes, et n’avaient fait qu’obéir, comme toujours, aux ordres de leurs supérieurs. Lorsque le flot des réfugiés eut franchi la ligne qui devait devenir la frontière israélienne, les États arabes se trouvèrent débordés, et, avec la coopération d’organisations bénévoles, les Nations unies durent se mettre de la partie.
Menacé chaque jour par la presse arabe d’un “second round” de la guerre, Israël ne tient pas, cela se comprend, à laisser rentrer un grand nombre d’Arabes qui pourraient former une cinquième colonne en puissance dans un État dont les Arabes se refusent à reconnaître les frontières.En second lieu, malgré leurs déclarations charitables, les États arabes n’ont pas bougé le petit doigt pour permettre aux réfugiés de s’établir chez eux.
A l’heure actuelle tout le monde est d’accord pour reconnaître que la réinstallation des réfugiés est la seule solution. Les Nations unies ont proposé à cet effet une résolution; le même principe a été accepté à la Chambre des communes. Le roi Abdallah a proclamé que la Jordanie était prête à accueillir les réfugiés comme citoyens permanents. L’Ouest du royaume comporte quantité de terres cultivables qui demandent des bras, et tous les pays arabes ont une population nettement insuffisante.

LE PROBLEME DES REFUGIES DE PALESTINE
Par Tibor Mende [expert en développement hongro-français],
Le Monde, 21 avril 1951

La Jordanie est formée de montagnes arides et de déserts. Des routes en lacets gravissent les collines escarpées et rocailleuses, et, à l’exception de quelques Bédouins nomades et de quelques villageois montés sur leurs mules, seules les jeeps de la Légion arabe sillonnent la campagne. En descendant au-dessous du niveau de la mer Morte on arrive à une vaste étendue sablonneuse qui précède Jéricho, et où plus de vingt mille réfugiés, entassés sous des tentes, sont abandonnés sur le sable brûlant. Ils sont là depuis plus de deux ans.Sans occupation utile, sans espoir pour l’avenir, ils font la queue trois fois par jour pour la soupe ou pour leurs rations; ils discutent autour des tentes et écoutent les tirades provocantes des vieux moukhtars de village ou des agitateurs professionnels. Déambulant, sans but, entourés de ce paysage inhospitalier, et nourris de la propagande incessante des notables du camp, leur nervosité croît de jour en jour, jusqu’au moment où leur amertume trouve un exutoire dans des violences dangereuses. A Naplouse, parmi les oliveraies de Samarie; autour d’Amman; dans les grottes de Bethléem; dans l’ombre de la mosquée d’Omar à Jérusalem, des centaines de milliers de réfugiés attendent, dans des campements infects et sous des tentes en lambeaux, le jour où, dans le sillage des armées vengeresses de la Ligue arabe, ils retourneront chez eux.C’est ce qu’on leur fait croire dans tous les camps, et partout la tension monte à mesure que les jours passent sans apporter de changement à leur existence sans but. Il y a quelques jours un fonctionnaire de district a été assassiné par des réfugiés surexcités. Pas loin d’ici, dans un autre camp, les magasins d’approvisionnement ont été mis au pillage par une foule furieuse, et il circule de mauvaises rumeurs d’armes cachées dans les camps, de violences et d’agitation croissante.

Manque de soins
Où qu’on aille dans ce pays, c’est partout la même histoire. Les réfugiés groupés dans les villes et les villages connaissent souvent des conditions encore pires que ceux des camps, qui reçoivent du moins quelques soins médicaux et hygiéniques.Pour comprendre les origines de ce problème terrifiant il est nécessaire de se reporter à l’époque de la lutte, en 1948. On peut poser mille fois la question de savoir pourquoi ces gens ont quitté leurs foyers de Palestine, on obtiendra mille réponses différentes.
Certains ne voulaient pas vivre dans un État juif; d’autres ont fui la bataille et, une fois celle-ci terminée, n’ont jamais trouvé l’occasion de rentrer chez eux. Beaucoup plus nombreux sont ceux qui sont partis parce qu’on leur avait dit que c’était pour quelques jours, quelques semaines au plus, et qu’ils reviendraient avec les armées arabes triomphantes; ils travaillaient comme ouvriers agricoles chez des propriétaires arabes, et n’avaient fait qu’obéir, comme toujours, aux ordres de leurs supérieurs. Lorsque le flot des réfugiés eut franchi la ligne qui devait devenir la frontière israélienne, les États arabes se trouvèrent débordés, et, avec la coopération d’organisations bénévoles, les Nations unies durent se mettre de la partie.En 1950, l’Office de secours et d’aide des réfugiés de Palestine (UNRWA), ayant à sa tête un Canadien, le général Kennedy, assisté du représentant de la Grande-Bretagne, Sir Henry Knight, prit l’affaire en main. La Jordanie à elle seule avait plus de 450 000 réfugiés, le Liban 120 000, et la Syrie 80 000. Dans le “couloir de Gaza” - bande de terre stérile de 40 kilomètres de long sur 6 kilomètres de large, attenante à l’Égypte - deux cent cinquante mille personnes sont entassées dans l’un des camps les plus sinistres que notre monde, pourtant si tourmenté, ait jamais connus.
Mais les secours matériels, lorsqu’ils viennent seuls, ne font que démoraliser, et d’autres décisions s’imposaient. L’établissement définitif (resettlement) des réfugiés semblait encore impossible étant donnée l’atmosphère générale. L’UNRWA fut autorisé à organiser, en même temps que les secours, des travaux destinés à procurer une occupation utile aux malheureux habitants des camps. La construction des routes et quelques projets insignifiants mis à part, les “travaux” se heurtèrent à des difficultés. En 1950, 17 % seulement des fonds de l’UNRWA ont été dépensés à créer des occupations utiles pour les réfugiés, contre 70 % consacrés aux rations; et cependant les pays où vivent ces réfugiés ont un besoin criant de bonnes routes et de travaux publics de toute sorte.
Pendant ce temps un certain nombre de choses se sont éclaircies. Menacé chaque jour par la presse arabe d’un “second round” de la guerre, Israël ne tient pas, cela se comprend, à laisser rentrer un grand nombre d’Arabes qui pourraient former une cinquième colonne en puissance dans un État dont les Arabes se refusent à reconnaître les frontières.En second lieu, malgré leurs déclarations charitables, les États arabes n’ont pas bougé le petit doigt pour permettre aux réfugiés de s’établir chez eux.Troisièmement, l’UNRWA s’est montré incapable de faire quoi que ce soit d’effectif pour l’intégration de ces malheureux dans un système nouveau et définitif. Cependant la question des huit cent cinquante mille réfugiés prend les proportions d’un grave problème international. C’est un brandon qu’il est dangereux de laisser traîner dans une région déjà explosive d’un monde livré à la guerre froide, et qui menace la stabilité de toute la Méditerranée orientale.
A l’heure actuelle tout le monde est d’accord pour reconnaître que la réinstallation des réfugiés est la seule solution.Les Nations unies ont proposé à cet effet une résolution; le même principe a été accepté à la Chambre des communes. Le roi Abdallah a proclamé que la Jordanie était prête à accueillir les réfugiés comme citoyens permanents. L’Ouest du royaume comporte quantité de terres cultivables qui demandent des bras, et tous les pays arabes ont une population nettement insuffisante. Et pourtant, s’il est un mot qu’on ne prononce actuellement en Moyen-Orient qu’à voix basse et avec terreur, c’est bien celui d’ “intégration”. Aucun officiel n’ose s’en faire le champion; nul politicien ne la soutiendrait, et, apparemment, nulle grande puissance n’a le courage de la reconnaître pour l’un de ses buts.
L’un des jeunes bureaucrates grassement payés que l’UNRWA entretient à Beyrouth - un de ces fonctionnaires internationaux dont l’idéalisme s’accroche obstinément à des illusions - me racontait qu’il y a quelques mois, il avait organisé dans un des camps de réfugiés la culture des légumes autour des tentes. Occuper ces gens tout en ajoutant à leurs maigres rations quelques légumes frais lui avait semblé une excellente idée. Quelques semaines plus tard arrivait du quartier général une sévère réprimande: “Arrêtez immédiatement opération carré de légumes…”
“La raison?”, demandai-je, désireux d’obtenir quelques éclaircissements.
“Cela sentait l’intégration…”
Il haussa les épaules. Ce tout petit exemple, qui n’a rien d’exceptionnel, vient à l’appui de la thèse largement répandue selon laquelle les Nations unies dépenseraient de grosses sommes d’argent pour créer un problème des réfugiés plutôt que pour le résoudre.
Un alibi pour la Ligue arabe
Où est l’explication?
Qui est responsable de cette curieuse impasse?
Richard Crossrrian, député travailliste, qui se trouvait ici il y a quelques jours, a essayé de donner une réponse à ces questions au cours du débat du 15 mars à la Chambre des Communes. “Tant que nous compterons sur l’ONU pour faire quelque chose de sérieux pour l’établissement des réfugiés, nous ne ferons que nous leurrer, car l’ONU est une organisation politique, a-t-il déclaré. II y a la Ligue arabe et toute la politique de la Ligue arabe…! La Ligue arabe a besoin du problème des réfugiés pour maintenir la cohésion contre Israël… L’établissement des réfugiés la priverait de son sujet de plainte le plus important. En second lieu, une paix entre la Jordanie et Israël serait des plus embarrassantes, du point de vue de la Ligue arabe, en levant l’embargo sur Israël… Telle est, me semble-t-il, l’impasse à laquelle nous nous trouvons acculés….”
Loin de Westminster, à quelques kilomètres d’ici, un Arabe, personnage de l’un des camps, me disait la même chose en d’autres termes “Si j’avais eu les millions que l’ONU distribue ici, il y a longtemps que le problème serait résolu. Ce pays est immense, il ne manque pas de terres… si seulement les pachas voulaient permettre aux réfugiés de s’y installer…”, et il fit un geste large de ses deux bras:
“Regardez ce qu’ils font de l’autre côté… Le problème qui se pose à eux est encore plus vaste, et ils arrivent à le résoudre…” - et il désignait du doigt, par-delà les collines, la frontière israélienne. Il nous fallait rester là, car des camions bringuebalaient sur la route, chargés de caisses portant l’inscription ONU, et des enfants s’alignaient pour la distribution quotidienne de lait. La psalmodie du Coran se tut brusquement: c’était l’heure du repas.

Monday, April 02, 2007

La TV palestinienne s’obstine dans l’abjection

Après l’apologie, par ses propres enfants, d’un attentat-suicide perpétré par une mère palestinienne, les téléspectateurs de ce coin de pays où l’on cultive décidément des priorités très spécifiques ont pu visionner des incitations au terrorisme, d’inspiration religieuse, mettant en scène de jeunes enfants pour la deuxième fois en une semaine. Ils ont pu se voir recommander l’assassinat racial, à la télévision, commis par des femmes et des enfants, les leurs. Avec systématisme.
Une chaîne de télévision pourrait-elle se permettre cela sans l’autorisation et l’appui des autorités en place? De telles suggestions (envoyez vos enfants se faire exploser!) seraient-elles tolérées dans une population qui n’y est pas déjà largement habituée? Quel type d’idéologie crée ce genre de comportement? Et où cela mène-t-il?
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Il semble bien que la démocratie, vue par le mauvais bout de la lorgnette, fasse plus de mal que de bien en conjonction avec l’Islam. Dans l’Islam traditionnel, le pouvoir revient à ceux qui s’identifient le mieux au prophète des écritures et aux héros historiques, qui font le mieux régner la charia. Souvent, la chose n’intéressait pas grand monde. À l’image des contemporains de Mahomet à La Mecque, au début de sa carrière, qui, devant ses ambitions insupportables, lui proposèrent d’être le chef, et même le maître religieux s’il lui fallait cela pour être heureux, la grande majorité des Musulmans s’écartaient volontiers devant les fous assoiffés de pouvoir qui tenaient à ressembler à ce terroriste sanctifié qu’est l’improbable prophète de l’Islam.
Mais avec la démocratie, considérée comme la simple prédominance de la majorité, tout change. Il faut impliquer beaucoup plus de monde dans le processus d’accès au pouvoir. Il faut intimider des milliers de gens, en endoctriner encore davantage. Il faut répandre la folie criminelle de l’Islam parmi la majorité d’une population, pour se faire élire sur un programme d’inspiration religieuse, comme celui du Hamas. Et ce programme, c’est la Haine avec un grand H, forcément.
Et c’est ainsi que la population des territoires palestiniens est en train de se transformer sous nos yeux en la plus probante démonstration de l’ignominie inhérente à la religion islamique. À travers une monstrueuse perversion collective impliquant toutes les couches sociales, tous les âges, tous les organes de l’État, toute une population est en train de sombrer dans la haine meurtrière. Au nom de Dieu.

Thursday, March 29, 2007

Cesspool

The latest news from our neighbors in Gaza is a report of a major disaster.


A village has been flooded by a massive spill of sewage and mud. The village is close to one of the areas used by the Palestinians to launch rockets at Israeli towns.

Here's the story:
6 killed, many missing in Gaza sewage flood "At least six people killed, thousands evacuated after sewage, mud flood northern Strip Bedouin village of Umm Naser" -more


* * * More than a month before the disaster there was this little noticed piece of news:
Israel Says PA Using Gaza Sewage Pipes for Kassams(IsraelNN.com) "Israeli authorities have charged that the Palestinian Authority (PA) is digging up sewage pipes in the Gaza area so that the pipes can be used for Kassam rockets. The charges were made after the PA accused Israel of causing sewage to be spilled on Gaza's main north-south highway by not allowing needed pipes to move through border crossings." -more...

and this interesting blog posting from March 5:
"There have been numerous reports about horrible conditions in Gaza due to the raw sewage flowing openly in the streets and being dumped into the sea because of the absence of the sewage system. And of course it was blamed on... yep, Israel. But you'll never guess where the metal pipes intended for the construction of a sewage system in Gaza have been going.

They have been used for manufacturing Kassam rockets." --more

some more here:http://www.camera.org/index.asp?x_context=2&x_outlet=146&x_article=1300

Tuesday, March 27, 2007

1951: le temps où le Monde était un journal sérieux et objectif


Le problème des refugiés de Palestine
Par Tibor Mende, Le Monde, 21 avril 1951

La Jordanie est formée de montagnes arides et de déserts. Des routes en lacet gravissent les collines escarpées et rocailleuses, et, à l’exception de quelques Bédouins nomades et de quelques villageois montés sur leurs mules, seules les jeeps de la Légion arabe sillonnent la campagne. En descendant au-dessous du niveau de la mer Morte on arrive à une vaste étendue sablonneuse qui précède Jéricho, et où plus de vingt mille réfugiés, entassés sous des tentes, sont abandonnés sur le sable brûlant. Ils sont là depuis plus de deux ans.Sans occupation utile, sans espoir pour l’avenir, ils font la queue trois fois par jour pour la soupe ou pour leurs rations; ils discutent autour des tentes et écoutent les tirades provocantes des vieux moukhtars de village ou des agitateurs professionnels. Déambulant, sans but, entourés de ce paysage inhospitalier, et nourris de la propagande incessante des notables du camp, leur nervosité croît de jour en jour, jusqu’au moment où leur amertume trouve un exutoire dans des violences dangereuses. A Naplouse, parmi les oliveraies de Samarie; autour d’Amman; dans les grottes de Bethléem; dans l’ombre de la mosquée d’Omar à Jérusalem, des centaines de milliers de réfugiés attendent, dans des campements infects et sous des tentes en lambeaux, le jour où, dans le sillage des armées vengeresses de la Ligue arabe, ils retourneront chez eux.C’est ce qu’on leur fait croire dans tous les camps, et partout la tension monte à mesure que les jours passent sans apporter de changement à leur existence sans but. Il y a quelques jours un fonctionnaire de district a été assassiné par des réfugiés surexcités. Pas loin d’ici, dans un autre camp, les magasins d’approvisionnement ont été mis au pillage par une foule furieuse, et il circule de mauvaises rumeurs d’armes cachées dans les camps, de violences et d’agitation croissante.Manque de soinsOù qu’on aille dans ce pays, c’est partout la même histoire. Les réfugiés groupés dans les villes et les villages connaissent souvent des conditions encore pires que ceux des camps, qui reçoivent du moins quelques soins médicaux et hygiéniques.Pour comprendre les origines de ce problème terrifiant il est nécessaire de se reporter à l’époque de la lutte, en 1948. On peut poser mille fois la question de savoir pourquoi ces gens ont quitté leurs foyers de Palestine, on obtiendra mille réponses différentes.Certains ne voulaient pas vivre dans un État juif; d’autres ont fui la bataille et, une fois celle-ci terminée, n’ont jamais trouvé l’occasion de rentrer chez eux. Beaucoup plus nombreux sont ceux qui sont partis parce qu’on leur avait dit que c’était pour quelques jours, quelques semaines au plus, et qu’ils reviendraient avec les armées arabes triomphantes; ils travaillaient comme ouvriers agricoles chez des propriétaires arabes, et n’avaient fait qu’obéir, comme toujours, aux ordres de leurs supérieurs. Lorsque le flot des réfugiés eut franchi la ligne qui devait devenir la frontière israélienne, les États arabes se trouvèrent débordés, et, avec la coopération d’organisations bénévoles, les Nations unies durent se mettre de la partie.En 1950, l’Office de secours et d’aide des réfugiés de Palestine (UNRWA), ayant à sa tête un Canadien, le général Kennedy, assisté du représentant de la Grande-Bretagne, Sir Henry Knight, prit l’affaire en main. La Jordanie à elle seule avait plus de 450 000 réfugiés, le Liban 120 000, et la Syrie 80 000. Dans le ‘’couloir de Gaza’’ - bande de terre stérile de 40 kilomètres de long sur 6 kilomètres de large, attenante à l’Égypte - deux cent cinquante mille personnes sont entassées dans l’un des camps les plus sinistres que notre monde, pourtant si tourmenté, ait jamais connus. Mais les secours matériels, lorsqu’ils viennent seuls, ne font que démoraliser, et d’autres décisions s’imposaient. L’établissement définitif (resettlement) des réfugiés semblait encore impossible étant donnée l’atmosphère générale. L’UNRWA fut autorisé à organiser, en même temps que les secours, des travaux destinés à procurer une occupation utile aux malheureux habitants des camps. La construction des routes et quelques projets insignifiants mis à part, les ‘’travaux’’ se heurtèrent à des difficultés. En 1950, 17 % seulement des fonds de l’UNRWA ont été dépensés à créer des occupations utiles pour les réfugiés, contre 70 % consacrés aux rations; et cependant les pays où vivent ces réfugiés ont un besoin criant de bonnes routes et de travaux publics de toute sorte.Pendant ce temps un certain nombre de choses se sont éclaircies. Menacé chaque jour par la presse arabe d’un ‘’second round’’ de la guerre, Israël ne tient pas, cela se comprend, à laisser rentrer un grand nombre d’Arabes qui pourraient former une cinquième colonne en puissance dans un État dont les Arabes se refusent à reconnaître les frontières.En second lieu, malgré leurs déclarations charitables, les États arabes n’ont pas bougé le petit doigt pour permettre aux réfugiés de s’établir chez eux.Troisièmement, l’UNRWA s’est montré incapable de faire quoi que ce soit d’effectif pour l’intégration de ces malheureux dans un système nouveau et définitif. Cependant la question des huit cent cinquante mille réfugiés prend les proportions d’un grave problème international. C’est un brandon qu’il est dangereux de laisser traîner dans une région déjà explosive d’un monde livré à la guerre froide, et qui menace la stabilité de toute la Méditerranée orientale.A l’heure actuelle tout le monde est d’accord pour reconnaître que la réinstallation des réfugiés est la seule solution.Les Nations unies ont proposé à cet effet une résolution; le même principe a été accepté à la Chambre des communes. Le roi Abdallah a proclamé que la Jordanie était prête à accueillir les réfugiés comme citoyens permanents. L’Ouest du royaume comporte quantité de terres cultivables qui demandent des bras, et tous les pays arabes ont une population nettement insuffisante. Et pourtant, s’il est un mot qu’on ne prononce actuellement en Moyen-Orient qu’à voix basse et avec terreur, c’est bien celui d’intégration. Aucun officiel n’ose s’en faire le champion; nul politicien ne la soutiendrait, et, apparemment, nulle grande puissance n’a le courage de la reconnaître pour l’un de ses buts.L’un des jeunes bureaucrates grassement payés que l’UNRWA entretient à Beyrouth - un de ces fonctionnaires internationaux dont l’idéalisme s’accroche obstinément à des illusions- me racontait qu’il y a quelques mois, il avait organisé dans un des camps de réfugiés la culture des légumes autour des tentes. Occuper ces gens tout en ajoutant à leurs maigres rations quelques légumes frais lui avait semblé une excellente idée. Quelques semaines plus tard arrivait du quartier général une sévère réprimande: ‘’Arrêtez immédiatement opération carré de légumes…’’ ‘’La raison?’’, demandai-je, désireux d’obtenir quelques éclaircissements. ‘’Cela sentait l’intégration…’’ Il haussa les épaules. Ce tout petit exemple, qui n’a rien d’exceptionnel, vient à l’appui de la thèse largement répandue selon laquelle les Nations unies dépenseraient de grosses sommes d’argent pour créer un problème des réfugiés plutôt que pour le résoudre.Un alibi pour la Ligue arabeOù est l’explication? Qui est responsable de cette curieuse impasse? Richard Crossrrian, député travailliste, qui se trouvait ici il y a quelques jours, a essayé de donner une réponse à ces questions au cours du débat du 15 mars à la Chambre des Communes. “Tant que nous compterons sur l’ONU pour faire quelque chose de sérieux pour l’établissement des réfugiés, nous ne ferons que nous leurrer, car l’ONU est une organisation politique, a-t-il déclaré. II y a la Ligue arabe et toute la politique de la Ligue arabe…! La Ligue arabe a besoin du problème des réfugiés pour maintenir la cohésion contre Israël… L’établissement des réfugiés la priverait de son sujet de plainte le plus important. En second lieu, une paix entre la Jordanie et Israël serait des plus embarrassantes, du point de vue de la Ligue arabe, en levant l’embargo surIsraël… Telle est, me semble-t-il, l’impasse à laquelle nous nous trouvons acculés….’’Loin de Westminster, à quelques kilomètres d’ici, un Arabe, personnage de l’un des camps, me disait la même chose en d’autres termes ‘’Si j’avais eu les millions que l’ONU distribue ici, il y a longtemps que le problème serait résolu. Ce pays est immense, il ne manque pas de terres… si seulement les pachas voulaient permettre aux réfugiés de s’y installer…’’, et il fit un geste large de ses deux bras: ‘’Regardez ce qu’ils font de l’autre côté… Le problème qui se pose à eux est encore plus vaste, et ils arrivent à le résoudre…’’ - et il désignait du doigt, par-delà les collines, la frontière israélienne. Il nous fallait rester là, car des camions bringuebalaient sur la route, chargés de caisses portant l’inscription ONU, et des enfants s’alignaient pour la distribution quotidienne de lait. La psalmodie du Coran se tut brusquement: c’était l’heure du repas.

Thursday, March 15, 2007

palestine TV

“Combien de Juifs Maman a-t-elle tué ?”



Quoi de plus innocent qu’un gamin de six ans qui rêve de tuer des juifs?

http://switch5.castup.net/frames/20041020_MemriTV_Popup/video_480x360.asp?ai=214&ar=1398wmv&ak=null

Et puis, un jour, il y aura la paix et les 2 gamins n auront aucun problemes a vivre en paix avec leurs voisin juifs...

Monday, March 12, 2007

Jénine - les tirs de Al Aksa


A Jénine ça continue: hier des "militants" armés d'Al Aksa, groupe terroriste fondé par le Fatah (Arafat, Prix Nobel de la Paix et grand ami de Chirac, President de la République)au début de l'Intifada II ont attaqué sous tirs d'armes légères les bureaux des Forces de Sécurité de l'AP, obligé les fonctionnaires à quitter les lieux et à fermer les bureaux. Un peu plus tard des hommes du même grouoope ont tiré sur la voiture du Ministre du Hamas délégué aux Affaires des Prisonniers. Ensuite les combattants du Hamas se sont attaqués à Gaza à une voiture d'Al Aksa, incident où un terroriste du Hamas a été abattu.
Qu'il soit clair: ce genre d'accrochages arrivent tous les jours, mais l'Associated Press (AP) et encore moins l'AFP ne les mentionnent pas toujours.
Quelles conclusions / informations peut-on tirer de ces accrochages?
1- Malgrès les accords de la Mècque, entre Fatah et Hamas les dissensions ne sont pas finis - les politiques qui misent sur cet accord pour justifier la reprise des envois de fond à l'AP et une certaine reconnaissance du Hamas (UE et France en tête) misent un peu trop vite sur des accords incertains
2- En deça des oppositions idéologiques, politiques et religieuses, aujourd'hui ce qui compte pour le "militant" de base, c'est de pourvoir aux besoins de sa famille!! la lutte est pour les sources d'argent
3- L'accrochage d'hier à Jénine démontre une fois de plus que le groupe Al Aksa est un sous produit de l'Autorité Palestinienne, celle qui a signé des accords de paix avec Israël: non seulement ses combattants sont du Fatah mais ils sont payés par l'AP!!! Produits de la strategie du Prix Nobel de la Paix, Arafat: accords de paix "officiels" mais continuation de la guerre par des groupes terroristes soit disant indépendants.
Depuis l'arrivée au pouvoir du Hamas, cette dichotomie a éré levée - le gouvernement du Hamas refuse de reconnaitre les accords entre les deux entités nationales, prone la guerre ouverte contre Israël et son éradication et met sur pied une nouvelle armée - interdite par les accords de paix. Les accords de la Mecque enterinent cette politique, et la France fait tout pour que cette politique soit acceptée par les instances internationales, sous le couvert de la reconnaissance des accords de la Mècque, de soutients humanitaires et financiers.

Sunday, February 11, 2007

Peace at last

Hey, go figure. I’m as surprised as you are. After the love fest at the Qaaba,
I fully expected Hamas and Fatah to recognize Israel, put aside their weapons, dismantle the propaganda apparati, and start building a viable society for their children.
Silly me. New Palestinian govt won’t recognize Israel: Hamas.

Friday, February 09, 2007

Polite Request...



Masked Palestinian militants from the Al-Aqsa Martyrs’ Brigades ask a shop keeper to close his store as part of a general strike to protest against Israeli excavations near the al-Aqsa Mosque compound, in the West Bank city of Hebron February 7, 2007. REUTERS/Nayef Hashlamoun (WEST BANK)

Thursday, February 08, 2007

The lethal al-Aqsa plot hoax

A century-long campaign of unfounded claims of a Jewish 'plot' against the mosque continues unabated

As the Israel Antiquities Authority begins construction work at the Mugrabi Gate in Jerusalem in order to make the area structurally sound and safe for visitors, Palestinian Prime Minister Ismail Haniyeh has called on Muslims "to defend the al-Aqsa Mosque." Hamas has also charged Israel with "demolishing parts of the Aqsa mosque" on its website.


Although the works are not taking place on the Temple Mount , the Hamas website accused "the Israeli occupation government of conspiring to finally destroy the Aqsa Mosque, the third holiest Muslim shrine world-wide, and to install the alleged Third Temple on its ruins."

"The Aqsa Mosque is in real danger and needs Muslim support to defend and spare it the rancorous Israeli conspiracies", Palestinian Chief Justice Tayseer al-Tamimi declared, calling on Muslim masses to assemble to "protect" the site.

And the Head of the Islamic Movement in Israel, Sheikh Raed Salah, claims to have "documents and photos" proving that "the demolition of the pathway and the two rooms under the Buraq Mosque will expose both the Aqsa Mosque and Buraq Mosque inside Al-Haram Al-Sharif (Noble Sanctuary) to extreme danger as Israeli settlers will easily access both of them," the Hamas website added on Tuesday.

Calls have been issued for Palestinians to "unite their guns in defense of al-Aqsa," while the al-Aqsa Martyrs Brigades have threatened terrorist attacks if the work continue.

Certainly, small, far-Right fringe groups exist within Israel that have set their sights on the mosque, and on rebuilding the Temple using physical force - but the State of Israel has devoted considerable resources of its security arms to keeping such extreme elements in check.

Why do Palestinian leaders continue to insist that the al-Aqsa mosque is "in danger?" The answer may lie in the shiny gold covering of the Dome of the Rock itself.

A history of false charges
Since the 1920s, Palestinian leaders have used the site as a rallying cry to wage war against the Jewish presence in Israel, and to try and gain support from Muslims abroad. The Palestinian prime minister today is continuing a 90-year tradition of incitement, which began with the Palestinian Mufti of Jerusalem, Haj Amin al-Husseini.

Husseini, who is widely seen as the father of Palestinian nationalism, used the al-Nabi festival, which commemorates the defeat of the Crusaders, and conquest of Jerusalem by the Islamic general Sala'ah al-Din, to instigate anti-Jewish riots in April 1920, even before he became a mufti. His message was simple: Jews are the new Crusaders, and Islam must re-invade Jerusalem.

After being elected mufti (through dubious strong-arm tactics, according to some sources,) and becoming head of the Supreme Muslim Council, Haj Amin embarked on an ambitious project of restoring the al-Haram (Dome of the Rock) and the al-Sharif (al-Aqsa Mosque).

By doing so, Haj Amin hoped to draw the attention of millions of Muslims to the Palestinian cause, and to gain material and financial support so that he could fight the growing Zionist Jewish community in Israel.

Members of the Islamic Council traveled around Muslim countries in the 1920s to gain support, with one delegation to Mecca stating: "The Islamic Palestine Nation, which has been guarding al-Aqsa and (the) Holy Rock ever since 1300 years, declares to the Muslim world that the Holy Places are in great danger on account of the horrible Zionist aggressions."

Like clockwork
These missions resulted in a successful fund-raising drive, which led to the gold covering of the Dome of the Rock.

One British official in Mandatory Palestine noted at the time a "remarkable psychological change..." and a "stirring of a new feeling in the Muslims of this country" following the restoration.

Haj Amin also had photos with the Star of David superimposed on the Dome of the Rock distributed widely, in order to convince Muslims of a "Jewish plot" against the site.

In April 1929, Haj Amin helped stoke riots by issuing a Friday afternoon sermon at the al-Aqsa Mosque, reemphasizing the charge of a Jewish bid to take over the Islamic holy sites.

The incitement continued right through into the 1990s, when in 1997, Yasser Arafat declared: "I am ringing the bell of danger to warn against the Jewish plan to build the Temple of Solomon in the place where today stands Al Aqsa Mosque, after removing the mosque."

Similar incitement flooded the airwaves of the Palestinian Authority following Ariel Sharon's visit to the Temple Mount in September 2000, launching what has now become known as the al-Aqsa Intifada.

Like clockwork, warnings of an Israeli plot to destroy the mosque are issued by the Hamas government every few days, ensuring that the flames of unfounded paranoia and incitement against Israel remain lit.

Yaakov Lappin
Published:
02.06.07, 20:21 / Israel Opinion

Also:


In September of 2000, Arik Sharon visited the Temple Mount in Jerusalem. A place "Holy to Christians, Moslems, and Jews". The visit seemed to spark wild rumors of an attack on Al Aksa. Al Aksa is the Mosque built (between 709-715 C.E.) over the ruins of the temple built by Solomon almost 3,000 years ago and destroyed by the Babylonians in 586 B.C.E., and later of the second temple, razed by the Romans in 70 C.E..
The irrational hysteria built, rioting spread, and ballooned into the grotesque violence called "the Al Aksa Intifada."
Months later that we discovered that the whole operation had been carefully planned in advance.
As I write this commentary, in February of 2007, wild rumors of an attack on Al Aksa are once again being spread. The hysteria is, once again, building rapidly.