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Friday, July 29, 2011

Junk & Junky


Je n’ai jamais pu supporter Amy Whinehouse. Je ne sais pas par où commencer tellement la liste des griefs et des fautes de gouts est longue. Sa coiffure grotesque, son maquillage outrancier, ses tatouages dégoutants, sa dégaine de racoleuse éméchée, ses moues de fille à papa capricieuse, ses prestations scéniques au foirage parfaitement entretenue- au point que c’est bien pour la voire s’effondrer que les gens achetaient les billets, sa « vie affective » collection morbide et convenue d’amants crados, petits arrivistes machiavels de press people (what else) avec lesquels elle se battait pour mimer l’antique conflit de la différence des sexe mais qui n’illustrait que sa pathétique absence, bref toute la panoplie du toc vintage repackagé, une salade des clichés de la dépravation des anciennes idoles du Rock, l’autodestruction savamment mise en scène-afin de cibler à la fois les jeunes crétins sans culture musicale pop et les vieux abrutis bourgeois enthousiastes, ceux qui croient encore que ce n’est pas eux la middle-class toute-puissante. Et le point d’orgue, évidemment : sa musique, de la soul d’ascenseur pour pisseuse abrutie, de la bouillie Rythm’n Blues au beat cardiaque de junky sous injection en pleine régression placentaire, des cuivres indignes d’une fanfare d’équipe locale de football US, des miaulements pompés à Ella Fitzgerald et Aretha Franklin et recrachés avec la conviction d’un Jacques Chirac prononçant un discours de droite.

Amy Whinehouse ou la junky de la ménagère, bouche-trous des tabloïds, des radios tintamarresques et de la discothèque de vieux pédocs, de la soul sous vide pour une époque bruyante qui remaquille le cadavre à la bouche ouverte de ce qu’a pu être le rock pris dans ses grandes largeurs. Baudruche pour baudruches dont les variations de poids était au fond le seul point d’intérêt inconscient pour ses fans adeptes de junk-music, qui guettaient sa mort tels des vautours afin de valider a posteriori le fait qu’ils écoutaient bien du rock, et que eux sont bien vivants et en bonne santé et espèrent malheureusement le rester longtemps, en s’offrant quelques frissons -musicaux ou alcoolisés-entre deux footings. Comme s’il n’y avait plus que la mort tremblante et le spectacle de l’excès vacillant comme indicatif de leur propre prospérité hygiénique. Mais le réel poussera délicieusement l’ironie jusqu’à faire en sorte que son autopsie ne révèle absolument rien sur les causes de son décès. Immaculée disparition. A moins que cela ne vienne justement pas contredire le fait qu’on vient bien d’inventer l’icône jetable, dont la mort n’est que le prolongement aseptisé et fictif d’une existence aussi expiatoire qu’artificielle.

(Borrowed to ILYS)

Sunday, July 29, 2007

L. Voulzy soutient N. Sarkozy


Exclu CGB : Après Jeane Manson, Mireille Mathieu ou Gilbert Montagné, c’est au tour de Laurent Voulzy de rejoindre les people qui soutiennent Nicolaï Sarkozy !


Via culturalGangBang

Sunday, February 04, 2007

Chantal Goya !?




Chantal Goya era uno de esos bombones ye-yé por los que uno fue un afrancesado en su juventud airada.
Cantante de deliciosas burbujas pop, se convierte en musa de Godard en el charmant film generacional de 1966 Masculin, féminin, junto a otras luminarias de la nouvelle vague. Aparece en otras películas, sin tanta repercusión, y desde mediados de los 70 se convierte en cantante para el público infantil, y produce también espectáculos para los más pequeños. Un ídolo para generaciones de franceses que han crecido con sus personajes y melodías.
Oiganla cantar, en su faceta de intérprete yeyé. Por cierto, el tema Tu m'as trop menti aparecía en Masculin, féminin.
El trailer y un fragmento de Masculin, féminin
Masculin féminin trailer
Masculin féminin clip
Y para cerrar este modesto homenaje a Chantal qué mejor que una de esas gemas de la cultura popular que se creaban en los años 60. El programa televisivo Dim' Dam' Dom', concebido para la francesa joven, urbana y sofisticada de aquellos tiempos, produce un corto titulado Noel à Vaugirard, que se emite el 23 de diciembre de 1966. En él, Chantal es María, Serge Gainsbourg es José, y lo que empieza como una adaptación beatnick del mito navideño por antonomasia se convierte en una locura bastante refrescante, con monjas con gafas de sol, un número musical en un matadero, y otras extravagancias varias.
Noel à Vaugirard

Tuesday, December 05, 2006

Gainsbourg


Le sable et le soldat
Paroles et Musique: Serge Gainsbourg, 1967
(Chanson offerte par Serge Gainsbourg à l'Etat d'Israël)


Oui, je défendrai le sable d'Israël,

La terre d'Israël, les enfants d'Israël;

Quitte à mourir pour le sable d'Israël,

La terre d'Israël, les enfants d'Israël;

Je défendrai contre tout ennemi,

Le sable et la terre, qui m'étaient promis

Je défendrai le sable d'Israël,

Les villes d'Israël, le pays d'Israël;

Quitte à mourir pour le sable d'Israël,

Les villes d'Israël,

le pays d'Israël;

Tous les Goliaths venus des pyramides,

Reculeront devant l'étoile de David.

Je défendrai le sable d'Israël,

La terre d'Israël, les enfants d'Israël;

Quitte à mourir pour le sable d'Israël,

La terre d'Israël, les enfants d'Israël;

Quitte à mourir pour le sable d'Israël,

La terre d'Israël, les enfants d'Israël.


(Merci à Pan pour l'aide avec le fichier mp3)


Via sisyphosmount