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Tuesday, February 08, 2011

Modernes

Si on réfléchit un instant (à cette heure c’est un effort déjà considérable…) qu’y a-t-il de plus « moderne » qu’un « intégriste » catholique ?

Refus dune autorité permanente et intemporelle parce que « ponctuellement » celle-ci prend à rebrousse poils ses goûts et inclinaisons.

Choix d’une église « qui lui correspond », qui est « compatible avec ses idées », où il ne risque pas d’entendre quelque chose de « choquant » ou qui remette en cause les règles et habitudes de son « milieu ».

Sentiment « d’originalité », goût de se « distinguer », expression d’un « particularisme » qui permet de s’élever au dessus des « autres », snobisme de bénitier.

Fonctionnement communautariste et tribal.

Prédominance de la forme sur le fond, goût du démonstratif, de l’affiché, du discours.


Confort de l’entre-soi et de la connivence sociale.

Absence totale d’humilité, de compassion et d’empathie pour les « non élus ».


Friday, February 19, 2010

Qui, moi? vieux, deja?



- « Ca te dérange si on roule un joint ? »

- « Oui. »

-« Putain, t’es chiant… »

-« Ben tu me poses une question, je te réponds. »

-« Par contre, s’enfiler une autre bouteille de vin, je suppose que ça, ça ne te dérange pas… »

-« En effet. »

-« Bonjour la cohérence… »

- « Quoi la cohérence ? Le viticulteur du Bordelais, à la différence du connard à qui tu as acheté ton truc, il ne finance ni les petites merdes des cités ni le trafic international de stupéfiants… »

- « Oui mais au niveau de la nocivité… »

-« Je m’en branle de la nocivité, je suis pas appointé par le ministère de la santé. »

-« Donc c’est juste une question de légalité ? »

-« Non, c’est aussi une question de tenue. »

-« De tenue ? »

-« Ben oui, ton truc là, c’est ridicule… ton atelier de pliage, le mégot baveux qu’on fait tourner, cette puanteur de pneu crevé… Tu as déjà vu ton grand-père boire non ?»

-« Ben oui. »

- « Et tu l’imagines tirant sur un joint ? »

-« Heu…non. »

-« Normal, c’est tellement étranger à notre culture, à nos traditions… »

-« Et les fumeries d’opium ? »

-« On parle de substituts de tétines pour adolescents infinis et tu mélanges ça avec l’opium ! Sois un peu sérieux ! »

-« C’est toi qui me paraît pas très sérieux et passablement bourré… »

-« Que veux-tu, quand je vous vois, j’ai toujours très soif… »

-« T’as qu’à plus nous fréquenter… »

-« Et me priver d’une si bonne raison de m’enivrer ? T’es fou. »

-« Bon allez, à la tienne ! »

-« Comme tu dis ! »

Cette mosquée qui entrave ma jouissance


Bien curieuse tout de même cette idée d'islamisation de la France... Même en surveillant avec la plus grande attention, en recherchant même!, pour la bonne cause de l'information "alternative", toutes les expressions de ce terrible fléau qui menace la France éternelle, il faut bien reconnaître qu'une part non négligeable de mauvaise foi est nécessaire pour prétendre que mosquées, barbus et burqas constituent le principal danger guettant notre "identité". A moins de confondre notre identité avec la modernité occidentale, bien sûr. Dans ce cas, ça peut se discuter... Mais sinon, "l'islamisation" pernicieuse de l'esprit de nos contemporains, il faut quand même très sérieusement la fantasmér... "L'islamisation" de la vie quotidienne tout autant... L'oppression islamiste sur notre jeunesse en jeans taille basse, strings apparents et ipod greffés, plus encore...

Le problème est sans doute que beaucoup de gens disent "islam" quand ils pensent "immigration". C'est plus présentable.

Etre contre l'immigration, c'est misérable, réac et facho. Etre contre l'islam(isme), c'est progressiste, moderne et féministe.

...of the week


L’anti-christianisme de mes amis païens me laisse irrémédiablement perplexe. Toute atteinte à l’Eglise semble les réjouir au plus haut point, comme s’ils imaginaient que la disparition, déjà bien avancée, de celle-ci sonnerait le retour de l’âge des Walkyries et d’Odin triomphants.

L’incroyable avancement du pourrissement des sociétés les plus déchristianisés ne remet nullement en cause leurs tranquilles certitudes.

« L’Eglise catholique, c’est l’universalisme, le mondialisme, l’immigrationnisme, le culte de la faiblesse, la culpabilité… Qu’on nous débarrasse de ça et on verra ce qu’on verra ! »

On verra quoi ? Ou, plus exactement : on voit quoi ? Car leur monde rêvé, débarrassé des pesanteurs de l'obscurantisme émasculant du catholicisme, on peut déjà l’observer, l'apprécier tous les jours, à moins de s’auto-intoxiquer comme nos camarades gauchistes qui feignent encore de croire que nous vivons sous le règne du patriarcat et de l’ordre moral.

Donc, que voyons nous ?

A part de la merde barbouillée sur des visages hilares d’être ainsi souillés, pas grand-chose…

A moins, évidemment, de discerner le Grand Pan derrière la promotion des boites échangistes pour cadres moyens, le culte de la masculinité spartiate derrière les chars de la Gay pride, l’éternelle indépendance de la femme européenne derrière la harpie féministe, Dionysos derrière les soûlographies névrotiques des adolescents à mèches sur l’œil, le chamanisme derrière le culte du rail de coke, le triomphe du Loup derrière la figure du « trader » assommant le faible d’un coup de macintosh et le grand retour de Gaïa derrière le dernier score d’Europe-Ecologie…

Après tout, pourquoi pas, il y en a bien qui mettent leurs séances de sado-masochisme sur le compte d’une volonté d’imitation de la souffrance du Christ…

Monday, October 20, 2008

Déflation

Je suis toujours stupéfait de l’indulgence de nombreuses personnes âgées vis-à-vis des loques dénervées qui leur tiennent lieu de petits enfants.

Justification de cette insane clémence : « Les pauvres enfants vivent dans une époque difficile, c’est dur pour eux, le contexte, la crise, tout ça… ».

Phrase incroyable dans la bouche de gens dont certains ont connu les affres de la guerre, commencé leur apprentissage ou leur travail à 14 ans, fondé des foyers uniques et durables, reconstruit et repeuplé un pays dévasté, quand ils n’ont pas évangélisé ou labouré l’autre bout du monde !

Faut-il qu’ils soient  totalement inconscients des efforts qu’ils ont fourni, qu’ils jugeaient sans doute naturels, pour ne pas être secoués de nausées à la vue de ce troupeau appelé « nouvelles générations », vaste ramassis de feignasses prétentieuses torchées aux similis diplômes universitaires, versatiles vagabonds sexuels confits d’alcool et de stupéfiants, pleurnichards psychanalysés en manque de régression infantile, éternels insatisfaits astiquant le dard de leur priapisme consumériste sur l’écran de télévision déifié.

« Oui mais de notre temps, y’avait pas le chômage ! » C’est vrai. Et au regard du débordant et sincère amour du travail exprimé par nos jeunes contemporains, nul doute qu’ils regardent comme un merveilleux paradis perdu cette époque où qui voulait bosser le pouvait, à condition de ne pas avoir peur de se salir les mains ou de mouiller sa chemise.