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Thursday, July 28, 2011

L’immigrationnisme, ou la dernière utopie des bien-pensants

Par Pierre-André Taguieff, philosophe, politiste et historien des idées, directeur de recherche au CNRS (CEVIPOF, Paris)



Partons de la thèse bien-pensante sur l’immigration, la thèse centrale de l’immigrationnisme, telle qu’elle est formulée dans le langage politique ordinaire : l’immigration serait un phénomène à la fois inéluctable et positif. C’est là une thèse étrange, qui a pour conséquence de fermer la discussion qu’elle semble ouvrir. Elle indique en effet une voie politique unique : celle de l’acceptation sans discussion de ce qu’on appelle « l’immigration ». Il n’est nul besoin d’être un spécialiste du droit de la nationalité pour relever l’incompatibilité entre l’existence d’États-nations indépendants et souverains et le principe de l’entrée libre dans les États-nations de tous les migrants qui se présentent. Dans les débats politiques contemporains, en France tout particulièrement depuis les années 1980, on entend couramment par « immigration », d’une façon restrictive mais sans le savoir, un flux de personnes à destination de la France (1). C’est ainsi qu’on peut expliciter le contenu de la notion d’immigration telle qu’elle fonctionne dans la connaissance ordinaire. La réalité sociale, culturelle (aussi bien religieuse qu’ethnique), démographique et économique du phénomène est certes moins simple, mais il est possible d’aborder les interactions polémiques sur la question en partant de la notion de sens commun. La vision immigrationniste de l’immigration n’est bien entendu pas la seule possible. La thèse politiquement incorrecte serait que l’immigration est un phénomène inéluctable et négatif, comparable à un raz-de-marée ou à une invasion, à la conquête lente d’un territoire. Face à la force qui s’impose, la seule politique possible est alors celle d’une autodéfense désespérée, qui peut prendre la forme d’une réaction xénophobe. Une troisième thèse, politiquement incorrecte encore, consiste à juger l’immigration comme un phénomène non inéluctable et négatif. Il suffit alors, pour les autorités politiques, de fermer rigoureusement les frontières, ce qui est plus facile à concevoir qu’à réaliser dans un contexte d’échanges globalisés. Si l’on perçoit l’immigration, quatrième thèse, comme un phénomène non inéluctable, sans qu’on préjuge de sa positivité ou de sa négativité, alors une réflexion sérieuse sur la politique de l’immigration la plus souhaitable peut commencer. Cette politique relevant, jusqu’à nouvel ordre, de la souveraineté des États-nations, les dirigeants politiques ont pour tâche de délibérer et de prendre des décisions, au regard des intérêts de leurs communautés politiques respectives. La liberté de choix peut s’exercer pleinement sur la question, à la condition de déconstruire l’entité floue nommée « immigration » et d’identifier distinctivement les diverses réalités ayant un lien avec ce phénomène mal défini, pour distinguer les multiples problèmes amalgamés autour du terme « immigration » et les traiter d’une façon différenciée. Il va de soi, par exemple, que la question du droit d’asile doit être abordée indépendamment de celle d’une immigration de travail, que les problèmes posés par les travailleurs saisonniers sont distincts de ceux que soulèvent une immigration d’installation, que la question du regroupement familial n’est pas du même ordre que celle des mariages entre étrangers et nationaux, enfin que les problèmes des immigrés de première génération diffèrent de ceux des jeunes Français issus de telle ou telle vague migratoire. Dans tous les cas, concernant les politiques de l’immigration, le réalisme implique que des règles soient formulées clairement, diffusées largement dans l’espace public et respectées par tous.

Considérons de plus près la vulgate pro-immigrationniste qui tient lieu de pensée sur la question. Si l’immigration est inéluctable, au point d’incarner une fatalité, il n’y a qu’une politique possible : celle de l’adaptation au processus fatal. C’est là reconnaître en la matière l’impuissance radicale du pouvoir politique, dont l’exercice se réduit nécessairement à reconnaître et accepter cette figure du destin. Il n’y a pas d’alternative. Les dirigeants politiques n’ont plus rien d’autre à faire que contempler et commenter l’irrésistible processus. Disparition de l’action politique, effacement de la volonté politique, annulation de la liberté de faire des choix : avènement de l’impolitique. Si, en outre, l’immigration est un phénomène intrinsèquement positif, alors il faut se réjouir devant l’inéluctable, et tout faire pour éliminer les obstacles, limites et autres restrictions susceptibles d’empêcher la totale liberté des candidats à l’immigration de venir s’installer dans le pays de leur choix. Le destin prenant le visage bienveillant de la Providence, la politique de l’immigration ne peut qu’être de style abstentionniste. Il faut commencer par exclure tout projet de réglementation de l’immigration incluant une sélection des immigrés. Les dirigeants politiques n’ont pas à vouloir, à prendre des décisions et à réglementer, ils n’ont qu’à recevoir et à régulariser avec enthousiasme. Comment peut-on vouloir stopper l’irrésistible ? ou simplement trier dans ce qu’impose le destin à visage humain ? Si l’immigration est un bien commun de l’humanité, il faut la favoriser par tous les moyens. Vouloir par exemple la connaître selon des méthodes scientifiques, en formulant des distinctions conceptuelles consistantes et en établissant des statistiques fiables (2), c’est déjà manifester une défiance coupable à l’égard de ce qui doit être globalement accepté, les yeux fermés. Pour la belle âme immigrationniste, le devoir d’accueil sans réserve implique une obligation de méconnaissance. L’ignorance ou la connaissance vague devient une preuve de bonne disposition vis-à-vis des flux migratoires. L’acteur politique ne peut plus être qu’un spectateur qui applaudit au réjouissant spectacle, quitte à en faciliter le déroulement. L’ouverture des frontières prend dès lors le statut d’une norme universelle, impliquant l’abolition de la notion même de territoire lié à un peuple et à un État. L’immigration, objet d’un « droit de » (droit-liberté), devient l’objet d’un « droit à » (droit-créance) qui ne saurait être limité. Le droit d’immigrer dans un pays de son choix, sans restriction, s’inscrit sur la liste des droits de l’homme élargie. Ceux qui prononcent une telle série de jugements en arrivent logiquement à en déduire que les États-nations supposés résiduels doivent faire appel à l’immigration, en attendant leur disparition dans la post-histoire ouvrant l’âge du post-national, celui de la paix universelle. Dans la démocratie cosmopolite de l’avenir, il n’y aura plus ni nationaux ni étrangers, ni citoyens ni immigrés. Tous les humains seront intrinsèquement mobiles. C’est la rengaine des chantres postmodernes du « nomadisme ». L’indifférenciation sera la règle. L’humanité enfin unifiée vivra dans un état de bienheureuse indistinction et de mobilité permanente. Le refrain chanté par Homo mobilis sera : « Nous sommes tous des immigrés ». Mais ce refrain ne sera plus compris que par les plus anciens. Telle est l’utopie futuriste qui fait rêver nombre de nos contemporains. Elle implique une auto-destruction de toute politique de l’immigration. Cette vague utopiste est récente. C’est vers la fin du XXe siècle qu’est née l’utopie messianique du salut par l’immigration.

Revenons dans le monde social réel, régi par les calculs d’intérêts. Des arguments d’appoint, d’ordre économique et démographique, viennent vite renforcer la conjonction de l’inéluctable et du positif dans la figure rêvée de l’immigration. En premier lieu, on lance comme un fait scientifiquement établi qu’il y a une corrélation positive, un « cercle vertueux », entre l’immigration et la croissance. On donne en général l’exemple des États-Unis, exceptionnellement érigés en modèle, en oubliant les nombreux contre-exemples de divers types, à commencer par celui du Japon, dont la croissance ne doit rien à une main d’œuvre d’origine étrangère. En second lieu, on avance que le vieillissement et la stagnation de la population des pays de la « vieille Europe » sont tels qu’il faut impérativement faire appel à des immigrés dont le taux de natalité pourrait seul compenser le déficit démographique. L’argument n’est guère convaincant concernant un pays comme la France, dont le taux de fécondité est de 1,9 enfant par femme en 2003, contre 1,5 en moyenne dans les pays de l’Union Européenne. L’immigration est ainsi justifiée au nom des intérêts bien compris des peuples d’accueil, dont le premier est lié à l’impératif de survie. Mais l’argument démographique est interprété de façon biaisée, tant il est vrai qu’on peut lutter contre le déficit démographique soit par le relèvement du taux de natalité de la population nationale au moyen de diverses mesures (natalisme), soit par l’appel à du « sang neuf » impliquant une politique d’ouverture aux candidats à l’installation sur le sol national (populationnisme), en principe selon des règles bien définies, impliquant des critères de sélection. La vulgate angélique qu’est l’immigrationnisme ne retient que la voie du populationnisme, mais, en raison de son préjugé favorable sur l’immigration (globalement ou intrinsèquement positive), exclut toute réglementation sélective des flux migratoires. Or, en France notamment, ce sont surtout des travailleurs qualifiés qui peuvent répondre aux besoins d’un certain nombre de secteurs. Et, avant de faire appel à la main d’œuvre étrangère, il serait de bonne méthode de mobiliser les ressources internes, puisque le taux d’emploi des 15-64 ans est actuellement de 63% pour les personnes nées en France et de 57% pour celles nées à l’étranger, alors que l’un des objectifs définis par ce qu’il est convenu d’appeler le « processus » ou la « stratégie de Lisbonne » est de 70% de taux d’emploi pour 2010 (3). La politique migratoire doit donc être sélective. Mais l’on se heurte ici aux effets d’une sémantique mythologisée : le mot « sélection » est dénoncé et rejeté par les bigots de l’immigrationnisme comme un mot imprononçable, à l’instar du mot « race » pour ceux de l’antiracisme politiquement correct (4).

Dans le langage militant du nouveau gauchisme, le « tri sélectif » est diabolisé par amalgame polémique avec les « sélections » à l’entrée des camps d’extermination nazis, sur fond d’une indignation rituelle contre un « darwinisme social » censé légitimer la concurrence généralisée et la « sélection des meilleurs ». La « sélection » est ainsi condamnée comme intrinsèquement mauvaise, censée mener au pire, selon le sophisme bien connu de la « pente glissante ». Tout étranger qui se propose ou s’impose - tels les « sans-papiers », dits sans fard « clandestins » ou, d’une façon euphémisée, « irréguliers », donc à « régulariser » - doit être jugé digne d’être accueilli et « intégré » (le terme reste à définir, si la chose est possible). C’est la voie utopique et dangereuse du repeuplement à tout prix. Les dirigeants politiques, voués à ouvrir les bras au monde, n’ont plus rien à faire que dire et redire avec l’émerveillement requis : « L’immigration est une chance pour la France ». Certains croient y voir la main de la Providence. L’immigration, ajoute-t-on pour convaincre les adeptes de la néo-religion de la Diversité, est une « richesse ». Que cet enrichissement soit pensé comme mélange ou comme coexistence des différences (ethno-raciales et culturelles, de la cuisine à la religion, en passant par la couleur de la peau), ou encore, dans la plus grande confusion, comme les deux à la fois, il serait en lui-même une bonne chose. Étape de la marche triomphale vers la « société métissée », à travers le « nomadisme » planétaire - ce qui n’empêche pas les partisans dudit « nomadisme », peu regardants sur leurs propres contradictions, d’exiger des « papiers pour tous les sans-papiers qui en font la demande ». Pour les adeptes du culte immigrationniste, il serait donc vain de distinguer entre une immigration « subie » et une immigration « choisie ». Il n’y a rien à jeter ni à rejeter dans l’immigration : elle doit se recevoir « en bloc ». C’est ainsi que de l’utilitarisme naît un supplément d’utopisme.

Mais il s’agit encore de faire taire définitivement les objecteurs et les récalcitrants, d’empêcher jusqu’aux murmures discordants, comme s’il fallait instituer un véritable culte de l’immigration et interdire les interrogations blasphématoires. C’est à ce point que le moralisme est sollicité de diverses manières. D’abord sur la base d’une instrumentalisation de la compassion pour les pauvres et de l’indignation face à la misère humaine : « Il y a tant de pauvres dans le monde que nous devons les accueillir ». Les militants des causes identitaires ajoutent que ces pauvres ont des droits particuliers en tant que descendants d’esclaves ou de colonisés. Il s’ensuit que les Occidentaux, qu’on les disent « Blancs » ou « judéochrétiens », ont des devoirs particuliers vis-à-vis des peuples qui ont souffert par leur faute dans le passé. À commencer par un devoir collectif d’expiation ou de repentance. Il va de soi que de tels coupables ne peuvent se permettre de nier le droit de tout pauvre venant du Maghreb ou de l’Afrique sub-saharienne à venir s’installer dans le pays ex-colonial de son choix. À gauche et à l’extrême gauche, les nouveaux tiers-mondistes décodent le message sur la base du postulat que « l’islam est la religion des pauvres », et en tirent une conclusion pratique : les immigrés de culture musulmane, transfigurés par leur pauvreté supposée et l’exclusion qu’ils sont censés subir, doivent être traités en hôtes privilégiés. Les stratèges islamistes savent jouer sur ces idées reçues et la culpabilité qu’elles entretiennent dans les esprits modelés par une culture chrétienne diffuse. Fermer les yeux sur la guerre culturelle non déclarée qui a lieu en Europe de l’Ouest tout particulièrement, c’est faire preuve d’angélisme (5). Pour fonctionner avec le maximum d’efficacité symbolique, l’argument standard doit s’accompagner d’un rappel culpabilisant de la « richesse scandaleuse » des pays riches. La stigmatisation de la richesse possède une force persuasive dont l’intensité n’est comparable qu’à celle de la dénonciation des puissants ou des dominants. La vertu chrétienne de charité, « nationalisée » au passage pour avoir force d’obligation, se conjugue avec le devoir d’hospitalité sans limites pour donner un fondement d’allure morale à l’ouverture indistincte aux flux migratoires. Et les élus politiques, aveuglés sous la pression vertuiste, vont se mettre une fois de plus à jouer de la lyre tandis que Rome brûle. La rhétorique sentimentale remplace le courage politique. La générosité abstraite, au nom des grands principes et des bonnes intentions, chasse tout souci de responsabilité. Car après l’ouverture, comment faire pour intégrer les nouveaux arrivants, alors que la « société plurielle » qui s’annonce offre le spectacle d’une fragmentation conflictuelle sur fond d’anomie, d’affaiblissement des normes ? Que peut bien signifier « l’intégration » si la nation civique se disloque en lobbies identitaires rivaux et hostiles les uns aux autres ? La multicommunautarisation convulsive de la France est l’un des indices de l’affaiblissement de sa capacité d’intégration d’une immigration non choisie. Le moralisme de la belle âme ne saurait remplacer une analyse sociologique et démographique sérieuse (qui n’a rien à voir avec le sociologisme néo-marxiste des militants immigrationnistes travestis en universitaires), ni une réflexion politique sur le possible et le souhaitable. L’éthique de la conviction, surtout si elle est forcée, n’est pas une politique.

Si la mauvaise conscience de l’Occidental supposé nanti n’est pas suffisamment réveillée, une deuxième salve de moralisme peut être tirée sous la forme d’un chantage du type : « Si vous refusez l’ouverture totale des frontières et la régularisation de tous les sans-papiers qui en font la demande, alors vous êtes mû par la peur de l’autre, vous êtes atteint par le virus de la xénophobie ou du racisme. » L’effet d’intimidation est ici maximal. L’impératif place le coupable potentiel devant un dilemme : « L’immigration, tu l’aimes et tu l’acceptes, ou bien tu es raciste et traité comme tel. » Et cet élan vers « l’autre » ne doit inclure nulle préférence marquée, comme si choisir revenait à exclure et à stigmatiser. La seule politique possible, une pseudo-politique dangereuse pour la paix sociale et l’économie, consiste à pratiquer des régularisations massives et successives, à l’infini, des « clandestins » ou « sans-papiers ». L’Occidental soupçonné de « racisme », terrifié à la seule perception vague de la mort sociale qui le menace, va donner des gages à ses accusateurs en se présentant comme un chaud partisan de l’immigration providentielle. Une variante de ce sophisme, fondé sur l’amalgame polémique de toute politique restrictive ou sélective de l’immigration avec le racisme, est souvent utilisée en France où la menace lepéniste sert de repoussoir et de base de réduction facilement instrumentalisables : l’argument fallacieux consistant à accuser un individu ou un groupe de « faire le jeu de Le Pen ». Méthode de diabolisation, tant il est vrai que l’accusation peut être traduite par « faire le jeu du diable ». Les classiques associations par contiguïté ou par ressemblance (« Vous parlez comme Le Pen », « Vos idées ressemblent à celles de le Pen ») permettent de disqualifier un adversaire politique quelconque. La « lepénisation » de l’adversaire est devenue en France un instrument de guerre idéologico-politique, dont la première conséquence est d’empoisonner de soupçons et d’auto-censure le débat public. « Lepéniser » quelqu’un, dans l’espace public, est une manière de le traiter de « raciste », donc de l’exclure du cercle des personnes respectables et des interlocuteurs possibles. Toute cette machine à délégitimer revient à tirer toutes les conséquences d’une simple définition qui, par la répétition, a pris une valeur d’évidence : un « lepéniste » ou un « raciste », c’est un individu abject qui pratique le « refus de l’autre ». En adhérant au credo immigrationniste, on n’a plus à s’interroger sur la question de savoir pourquoi il faut accepter « l’autre », et plus précisément n’importe quel « autre ».

Ce culte contemporain de « l’autre » (ou de « l’Autre ») ou de « l’étranger » représente une espèce de religion civile internationale qui semble aller de soi. Cet « autrisme » devrait au contraire nous étonner : pourquoi une telle préférence pour l’altérité, dans toutes ses figures ? Pourquoi cet amour obligatoire de « l’Autre », sous peine d’être jugé « abject » ? Pourquoi la xénophilie serait-elle une attitude morale, si elle n’est que l’avers d’une profonde haine de soi ? La « nostrophobie », c’est-à-dire le sociocentrisme négatif postulant que « les autres » sont meilleurs que « nous » ou supérieurs à « nous » (6), n’a rien à envier à l’ethnocentrisme (ou sociocentrisme positif : « nous » sommes les plus humains d’entre les humains), ni même à la xénophobie. La « belle âme » du siècle qui s’ouvre, en terres européennes tout au moins, déclare publiquement son amour de « l’Autre », et les nouveaux dévots locaux chantent les vertus d’une immigration qui va sauver le pays de la « fermeture », de la « crispation », du « repli sur soi ». Comme si l’on croyait, une fois de plus, que la « jeunesse du monde », du monde extra-occidental, allait régénérer la « vieille Europe ». Sous l’immigrationnisme, qui en forme l’un des indices, perce le mythe de la régénération par le « sang neuf » des « autres », par la venue providentielle de nouveaux et gentils « Barbares » qui ne veulent que notre bien.

Il reste une solution prônée par ceux qui se veulent réalistes en acceptant une réglementation des flux migratoires et récusent le pillage des élites des « pays en voie de développement » : le « co-développement ». L’idéal est certes séduisant, mais il ne pourrait se réaliser que dans un autre monde que le nôtre. Ce n’est là qu’une fausse sortie de l’impolitique angélique : les politiques de « co-développement » ne peuvent que reconduire sous un autre nom les politiques d’aide au développement, dont les effets pervers, sans parler des détournements de fonds, sont désormais bien connus. Comment mettre en œuvre ces politiques de « co-développement » alors que la plupart des pays d’origine des migrants, en particulier en Afrique, sont sous l’emprise de dictatures sanguinaires et ravagés autant par la criminalité que par les épidémies ? La corruption des États, a fortiori leur criminalisation, rend impossible toute politique de coopération. Or, le « co-développement », pour fonctionner, suppose la confiance et le respect des règles. C’est pourquoi il n’est qu’une nouvelle utopie, qui peut servir d’alibi à l’inaction volontaire.

L’angélisme immigrationniste fait couple avec la xénophobie anti-immigrés. Il enferme les acteurs politiques dans la geôle du manichéisme cher aux « terribles simplificateurs ». Comme s’il fallait choisir entre le parti du « tout-immigration » et celui de l’« immigration-zéro ». Ou entre les « bons sentiments » qui rendent aveugle au réel et les préjugés haineux (du type « immigrés = délinquants ») qui empêchent de formuler raisonnablement les problèmes de société et interdisent de les résoudre. Fausse alternative. En posant comme un axiome que « l’immigration » est un phénomène à la fois inéluctable et positif, ce que seuls des « racistes », en dernière analyse, pourraient mettre en doute, les nouveaux Tartuffe ne font guère qu’exercer et renforcer leur pouvoir symbolique. Sans considération pour l’avenir de leur nation. Voilà qui devrait suffire à faire prendre conscience aux Républicains de deux rives qu’il ne faut abandonner la « politique de l’immigration » ni aux fanatiques de l’ouverture sans règles, ni aux paranoïaques de l’immigration-invasion, qui trouvent dans l’angélisme des premiers un alibi commode pour justifier leurs fantasmes xénophobes. Quoi qu’il en soit, le grand chantage des bien-pensants interdit de poser correctement les problèmes liés à « l’immigration » et pousse à la fuite dans l’utopisme aux mains pures. Ce chantage aux visages multiples est l’expression d’une désertion et d’une démission : insouciance quant à la vie quotidienne des citoyens actuels, irresponsabilité à l’égard du devenir de la communauté nationale. Il est aussi l’indice, particulièrement en France, d’une forme émergente de mésestime de soi, voire de mépris de soi, lequel peut se radicaliser en haine de soi. Nombre de Français ne s’aiment plus et n’aiment plus leur pays, qu’ils prennent plaisir à réduire à un passé criminel et à un présent décadentiel. D’une façon générale, ce chantage de la bien-pensance a pour principal effet de transformer la politique en une impolitique, et, ce faisant, de désarmer les nations démocratiques face aux nouvelles menaces.

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1) Voir Michèle Tribalat, « De quoi parle-t-on ? », La Lettre de la Fondation pour l’innovation politique, n° 20, p. 10.
2) Voir Michèle Tribalat, « Une estimation des populations d’origine étrangère en France en 1999 », Population, 59 (1), 2004, pp. 51-82 ; Id., « De quoi parle-t-on ? », art. cit., pp. 10-11.
3) Voir Jean-Christophe Dumont, « La France a les ressources internes pour répondre à ses besoins de main d’œuvre » (propos recueillis par Caroline Mignon), La Tribune, 10 mai 2006.
4) Voir mon livre Les Fins de l’antiracisme, Paris, Michalon, 1995, pp. 329-356 (chap. X : « “Race” : un mot de trop ? »).
5) Voir Jeanne-Hélène Kaltenbach, Michèle Tribalat, La République et l’islam. Entre crainte et aveuglement, Paris, Gallimard, 2002 ; Yves Charles Zarka (avec la collaboration de Sylvie Taussig et de Cynthia Fleury) (dir.), L’Islam en France, Paris, PUF, 2004 (revue Cités, hors-série) ; Christophe Deloire, Christophe Dubois, Les Islamistes sont déjà là. Enquête sur une guerre secrète, Paris, Albin Michel, 2004.
6) Sur les deux formes de sociocentrisme, voir Raymond Boudon, L’Idéologie ou l’origine des idées reçues, Paris, Fayard, 1986, pp. 286-287 ; Pierre-André Taguieff, op. cit., pp. 31-32

Tuesday, July 26, 2011

David Duchovny teint en blonde, ç'aurait dû vous sembler suspect…





On voit fleurir sur le net et dans les médias la belle idée de l'influence néfaste de tous les partis populistes ou blogs qui fleurent avec l'extrême droite sur ce pauvre et fragile tueur norvégien. Acculé par des vagues d'informations effrayantes sur l'avenir obscur qui attendait la Norvège, son doux pays adoré et pacifique, ouvert sans problèmes apparents au "vivre-ensemble", Breivik aurait pété un câble à un moment donné et aurait pris les armes tout seul pour sauver son monde, l'Occident. Cette influence mauvaise pourrait évidemment, dixit la presse aujourd'hui, se reproduire sur des milliers d'âmes innocentes et pacifistes dont les norvégiens (pourtant descendants de vikings plutôt barbares mais bon) sont les plus honnêtes représentants.
Breivik aurait sacrifié une bonne vie (il était beau, pas spécialement dans le besoin, intelligent etc...) et se serait précipité dans le massacre poussé en cela par les thèses anti immigrationnistes, anti islamiques, racistes évidemment qui ressurgissent -sans que l'on sache trop pourquoi, n'est-ce pas, "tout va bien" pourtant!!- partout en Europe. Même les religions, du moins les Chrétiens, des chrétiens nauséabonds, des "fondamentalistes" (??), auraient attisé la haine et la folie de pauvres doux-dingues, de brebis à l'âme fragile égarées dans un monde de brutes...

Le décor est planté, comme à son habitude, le tueur devient une victime, rien de nouveau sous le soleil de notre époque de merde qui aide à la prolifération de ce que l'on appelle banalement en jargon policier un tueur en série.

Il en a en effet toutes les caractéristiques : l'apparence, tout d'abord, de normalité, il est parfaitement intégré dans la société, indécelable a priori par ses amis ou relations. Personne n'aurait pu je pense se douter des obscurs desseins qu'il fomentait. Une forme de solitude cependant qui aide à la dissimulation. Pas la solitude du pauvre gars seul blanc dans sa cité aux dix mille cultures mais une solitude volontaire, qui fait partie inhérente de ce type de personnage à l'intelligence aiguë mais à la sensibilité d'un enfant de trois mois.
Cette forme d'inhumanité, ce manque de sensibilité, d'émotion, de sentiments est une caractéristique typique que l'on retrouve chez tous les plus grands tueurs en série de l'histoire.
Ce tueur en série comporte d'autres éléments typiques de son espèce : le fait qu'il pose devant les médias et les caméras, (cf. ses poses photographiques) le fait qu'il s'épanche dans une logorrhée de 1500 pages pour se raconter lui-même. Son narcissisme est révélateur, il a même demandé lors de sa première audition pourquoi les portes de la salle étaient fermées! Il aurait voulu que beaucoup l'entendent et le voient... L'égo surdimensionné du monstre qui veut rentrer dans l'histoire, être reconnu.
En bref, cette extinction des sentiments, de l'émotion, cette inhumanité que l'on perçoit chez lui, cette froideur glaciale, un "homme- machine" est à mon sens très révélatrice de ce que tout humanité a déserté de lui. Il ne s'en est pas pris pas comme un soldat, un vrai, à un adversaire à sa mesure, il s'en est pris à des femmes et des enfants... Il ne s'est même pas tué in fine comme un terroriste pourrait l'envisager pour sa cause justement.Le comble de l'ignominie et de la lâcheté. Il n'est même pas un terroriste. Il n'est qu'un banal tueur en série.

La cause, pour ce personnage, "l'Occident à sauver" et c'est cela qu'il faut absolument comprendre, n'est pas du tout une finalité en elle-même. Elle n'est qu'un moyen. Il aurait aussi bien pu être salaffiste dans les pays arabes, nazi à l'époque de la Guerre, criminel de guerre dans les Balkans ou en Chine; on retrouve ce genre de monstre à toutes les époques, dans toutes les conflits, dès qu'il y a un terreau suffisamment humecté pour se développer. C'est de cela dont il faut avoir conscience, point n'était besoin pour Breivik d'être d'extrême droite, il se trouve qu'en ce moment ces partis ont le vent en poupe à cause de l'irresponsabilité flagrante de nos pays à ouvrir en grand les portes au monde entier sans tenir compte de l'impossibilité pour nos concitoyens à avaler ce repas gargantuesque qu'on leur sert sous prétexte de "bonne soupe".
La cause n'était qu'un leurre, qu'une excuse, et surtout dans son esprit, que l'alimentation de sa logique de folie."un fou est quelqu'un qui a tout perdu, sauf la raison." dixit Chesterton et ce tueur possède à l'évidence un excellent cerveau, certainement un bon QI et il a pu alimenter sa raison de milliers de lectures, de faits, d'articles, de réflexions pendant des années pour développer une réalité toute bête : sa volonté perverse de tuer.

"Il a sacrifié sa vie, une belle vie qu'il aurait pu avoir"a t-on pu penser naïvement, pour cette cause qu'on lui aurait criminellement servi sur un plateau grâce à internet et grâce à toutes ses poisons extrémistes qu'il aurait ingurgité "à l'insu de son plein gré". Mieux que cela, nous dit-on, il a été sacrifié par ces criminels populistes qui distillent la haine et la crainte!

Cet homme n'a rien sacrifié, au contraire! Il a refusé de bonnes, et humaines, et légitimes passions (l'amour, la liberté, les richesses...), il a refusé d'être un homme de bien, de servir son pays honnêtement, ceci pour assouvir les passions les plus obscures de l'âme humaine : la domination, le contrôle sur des plus faibles que lui, le pouvoir absolu de vie et de mort sur d'autres humains. Cet homme n'a pas été un martyr mais un monstre, tout simplement. S'enfoncer dans ce qu'il y a de plus glauque dans l'âme humaine, et bien ça rend fou effectivement. Il a fait ceci au nom d'un christianisme dévoyé ce qui rend l'inversion dans le mensonge totale et définitive.

L'époque veut que ce genre de personnage puisse développer ses pires instincts, qu'ils puissent tout simplement les assouvir sans qu'aucune barrière, aucun frein ne les arrêtent. Ils sont excusés, légitimés, admirés -à quand le film sur lui? A quand un mariage avec une de ses avocates ou visiteuses en prison? -, ils sont impunis : il est prévu qu'il passe en gros une vingtaine d'année en prison, ce qui n'est RIEN pour la centaine de meurtres commis. Il aura tout juste le temps d'écrire un livre, de se faire un peu d'argent avec, de passer quelques diplômes dans d'excellentes conditions et de préparer ses prochains meurtres.

(Reponse a http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/07/25/polemiques-francaises-sur-les-causes-de-l-attentat-en-norvege_1552678_823448.html
volé à "La joie du jour" )

Sunday, June 19, 2011

Peut on tolerer l'intolerance?



Il fallait s’y attendre, le dernier rapport sur les sectes a oublié la principale d’entre elles.


L’antiracisme prétend vivre dans un monde qui n’existe pas. Il est facile pour lui, dans sa position dominante, de détruire la réalité. Mais de notre côté, comment pourrions-nous détruire ce qui n’existe pas ? Peut-être en s’attachant à mettre en évidence cette inexistence.


La première règle de l’antiracisme est d’empêcher systématiquement le spectateur d’être confronté à des points de vue autres que des « duels » Apathie-Duhamel ou Plenel-Fourest, à de réelles opinions, et bien entendu à de sérieux arguments scientifiques et contradictoires. Il ne faut que du sens unique.


Voici un exemple type.


Se demande-t-on si, compte tenu de leur couleur de peau, les Asiatiques sont eux aussi refusés partout ? Si cela n’est pas le cas, concluerait-on qu’il existe un racisme sélectif ? Sur quels critères ? Autant de questions que vous n’entendrez jamais.


Vous comprenez, l’antiracisme est tellement sûr de sa force qu’il interdit tout débat. Seules ses méthodes sont autorisées (on ne s’étonnera pas au passage de constater que l’antiracisme vit de tout ce qu’il dénonce) :



L’étiquetage (l’antiraciste appellerait ça l’amalgame). Par exemple, si vous parlez de la purée de carottes entre les termes « nauséabond », « racisme », « haine », « xénophobie », « intolérance », « heures les plus sombres », vous verrez que plus un seul esprit sensé ne songerait à défendre la purée de carottes.


L’association (l’antiraciste appellerait ça la généralisation). « Hitler aussi a été élu démocratiquement ». Même si elle est fausse, l’imbécile répètera à l’envi cette analogie qui n’a aucun sens (Chirac a lui bien été élu démocratiquement, et c’est autrement plus effrayant). D’une manière générale, il s’agit de comparer chaque geste de son adversaire à un passé nazi. Parce qu’on sait où ça mène. Les heures les plus sombres, tout ça. Bref, on promet l’enfer aux mécréants, la technique n’est pas inédite…


Les idées reçues (l’antiraciste appellerait ça des préjugés). L’affirmation et la répétition de slogans ineptes : « l’immigration est une richesse », « l’immigré est une chance », « l’immigration paye nos retraites », « l’immigration est indispensable à l’avenir de l’Europe », « la mondialisation est obligatoire », etc.



Pire, le faux argument historique. L’affirmation proférée avec tout l’aplomb du gros con, du genre : « C’est avec la diversité que les États-Unis ont triomphé aux JO pendant la guerre » ou « Socialement à gauche, économiquement à droite, nationalement de France, c’est aussi à peu près ce qu’avait dit Hitler en 1932″. Alors que les JO n’ont pas eu lieu pendant la guerre, que les Allemands y ont écrasé tout le monde, et qu’Hitler n’a jamais prononcé cette phrase présentée comme une vérité par les médias pour « faire barrage à Le Pen en 2002″…


Dans un monde où plus personne ne sait rien, ces arguments fonctionnent. Les imbéciles s’empressent de les répéter pour avoir à leur tour une petite seconde d’attention de la part de leurs imbéciles de contemporains. Pour ceux qui croient, les faits n’ont aucune importance.


L’indignation théâtrale (elle est la chasse gardée de l’antiraciste). Il n’y a qu’à la télé qu’on se dit choqué ou qu’on parle de scandale. La liberté d’expression doit s’arrêter aux limites de l’offense. Or, l’antiracisme décide des limites de son offense. Non seulement votre liberté s’arrête là où commence son offense, mais le problème, c’est que son offense ne s’arrête plus nulle part.


En général, l’antiraciste convoque la masse : « Les gens seront énormément choqués d’entendre ça ». « Comme tout le monde, je suis profondément choqué par vos propos ». « Les Français ne veulent pas de vos idées moisies « . « Dire ceci, c’est offenser des millions de gens ». C’est efficace, on s’adresse bien à des gens terrorisés à l’idée de ne plus bêler avec leur troupeau. À force de répéter aux gens qu’ils doivent être choqués quand on le leur demande pour être normaux (alors que le progressiste passe son temps à combattre la normalité, bien entendu), ils finissent par le croire. Et même par acheter le bouquin de Stéphane Hessel.


La moquerie (l’antiraciste appellerait ça la stigmatisation). La rhétorique la plus efficace consiste à ridiculiser son éventuel adversaire. « C’est risible », « ce sont des hommes préhistoriques », « c’est un retour au Moyen-Âge », etc... Personne n’a moins d’humour qu’un antiraciste.


L’esprit de caste (l’antiraciste appellerait ça l’exclusion et le repli sur soi). Il s’agit de désigner les bons et les méchants (sans quoi les bons n’existeraient plus), et il s’agit de ne pas laisser le choix aux gens… « Nous sommes tous dans la caste. Si vous dérapez, vous n’êtes plus des nôtres… » Ils n’ont aucune tolérance envers ceux qui ne pensent pas la même chose qu’eux, mais ils sont très tolérants. Pourquoi ? Sans doute parce qu’ils l’affirment. Leur absurde réalité ne repose que sur leurs affirmations.


L’exagération (l’antiraciste appellerait ça le raccourci simpliste). « La montée du racisme est la cause de tous les mouvements populistes xénophobes d’Europe »… « L’audience de Marine Le Pen fait craindre des violences racistes », « C’est le climat des années 30″… etc.


Le charabia. Ça ne veut rien dire et ça les arrange. Par exemple, on parle souvent de « racisme ordinaire » (le racisme extraordinaire est-il plus sympathique ?).


La sanction matérielle. Pas facile de s’en tirer sans argent. Si vous voulez dire ce que vous pensez, il faudra le payer cher, et vous attendre à perdre votre travail en prime. SOS racisme, entre les subventions et les condamnations de complaisance, se porte bien. L’officine va prochainement percevoir 25 000 euros pour « discriminations » imputées à Adecco Belgique. Décidément, le cours de la liberté n’a jamais été aussi élevé.


« Faut pas juger », mais l’antiraciste se portera partie civile quand vous ne penserez plus comme eux. « Faut pas diviser les citoyens », mais vous êtes quand même de beaux salauds, et l’antiraciste se fera un plaisir de faire publier vos noms par la presse quand vous etes condamnés.


À l’encontre de tous ses prêches, l’antiraciste ne cherchera jamais aucune circonstance atténuante au « raciste blanc ». Ni l’exclusion, ni la pauvreté, ni l’environnement… Lui qui prône la compréhension de l’autre ne cherchera jamais à comprendre le « raciste ».


Pourquoi ? Parce qu’il a peur de ce qu’il trouvera. Lui qui est si fort pour « prévenir, accompagner et encadrer », lui qui prétend que la répression n’est pas une solution, fera uniquement dans la répression face au raciste, encore une fois contre tous ses beaux principes.


Il y a même la traque anachronique (l’antiraciste dirait que l’on est bloqué dans notre passé). Puisqu’on ne trouve pas suffisamment d’ennemis dans le présent, il s’agit d’aller les chercher dans l’histoire et d’y effacer ce qui ne nous plait pas, de faire table rase d’un passé bien trop réel. Ainsi, on critique les méthodes de Cuvier… Il se trouve de plus en plus de « vigilants » pour exiger que l’histoire républicaine ne soit plus que politiquement correcte. La rose sans les épines.


Dans le journal de Montreuil, on apprend ainsi que Pierre de Coubertin était un « raciste et un sexiste absolu », donc que comme « toute apologie du racisme doit être proscrite », il faut brûler Pierre de Coubertin, pardon, ne plus rien baptiser à son nom. Un certain Sylvain Gouz déplore qu’un complexe tennistique du Touquet puisse recevoir le nom du baron.


Ce qui est amusant, c’est que malgré tout ça, la question de donner le nom de Sylvain Gouz à quoi que ce soit ne se posera jamais, puisque personne ne se souviendra de ce sinistre nettoyeur. Peut-être que Sylvain Gouz devrait s’intéresser à son histoire et à notre réalité, pour découvrir à quel point son essence est xénophobe, pour découvrir à quel point plus rien n’existera lorsqu’il aura effacé toute l’immoralité de notre réalité. La conclusion logique et honorable est le suicide. Mais un suicide individuel.


Seulement voilas, les faits, on les lit et on l’entend de plus en plus : les faits sont fascistes.


L’antiracisme se noie dans ses paradoxes, qui, si l’esprit critique et la liberté d’opinion existaient encore, suffiraient à le discréditer définitivement.


De manière générale, la stupidité de l’ennemi se suffit à lui faire perdre toute crédibilité. Ses arguments sont tellement pitoyables qu’ils sont souvent bien plus efficaces que les nôtres. Il suffit de savoir les lire.


Pendant ce temps-là, les médias ressortent leurs éternels sujets pour détourner l’attention. On parle cannabis, on parle de « l’inéluctable mariage gay », ce qui est bien un signe que le progressisme se sait inéluctable, et qu’il ne cessera d’avancer et de détruire que lorsqu’il n’y aura plus rien à détruire.


Fondamentalement, le garnement progressisme n’a pas compris que les contraintes faisaient l’évolution. Lui croit qu’il faut les abolir pour évoluer. À l’image des artistes contemporains, le progressiste est incapable de sublimation et ne peut s’exprimer que par la destruction (ou transgression).


Alors, il faut détruire le racisme. Le racisme est interdit. D’ailleurs, les races n’existent pas, c’est pour ça qu’il faut les interdire par la loi et les détruire par le métissage.


Le préjugé le plus grave est de croire que l’homme n’est pas naturellement raciste. L’antiracisme, de par son pouvoir terroriste, est la chose la plus contre-nature qui soit. Il serait bon de mettre en œuvre de véritables tests pour le recenser plus précisément. Pas seulement en demandant aux gens s’ils pensent être racistes, évidemment, ce qui revient à leur demander s’ils pensent à tabasser leur femme de temps à autre…


Il ne s agit évidemment pas d’être raciste, mais de combattre l’antiracisme, ce n’est pas encore interdit. Il s’est octroyé avec l’appui du pouvoir le monopole de la généralisation, de la stigmatisation, de la discrimination, bref, l’antiraciste sait que les faits sont contre lui, donc il interdit l’intelligence. C’est sa seule solution. Pour libérer la réalité, il faut détruire l’antiracisme.


Peut-on avoir raison contre les faits ? (Sujet du bac de philo) L’antiraciste en est convaincu, contre les faits et contre toute raison.

Thursday, June 16, 2011

On ne me demandera pas mon avis, je le donne quand même !



Un article de chez Causeur (http://www.causeur.fr/deux-maries-ne-font-pas-deux-peres,10249), et cette phrase :

« On a bien sûr le droit d’être favorable au mariage gay. L’ennui, c’est qu’on ne puisse pas s’y opposer. »Mais on a encore le droit d’y réfléchir...

Déjà, le mariage « gay », ou redire quelqu’un, un groupe de personne ou une communauté a leur sexualité… hurler sa différence pour ne pas être stigmatise ?

Le mariage entre personne du même sexe donc…et la possibilité d’adoption qui suivra forcément (Vous verrez bien qu’elles seront les revendications des associations qui prétendent représenter les homos lors du débat bioéthique).
Regardons les revendications parfois agressives des associations homos de gauche, écoutons ce discours anti-politique ce libéralisme idéologique dominant depuis trente ans :
Le « c’est mon choix ».
Il s’agit bien de substituer à la cellule familiale la monade de l’individu, seulement voila, les choix individuels ont des répercussions collectives.
Nous assistons à une « déconstruction » du couple et de la famille et la dissociation radicale de la sexualité et de la procréation, Plus prosaïquement découpler (c’est le cas de le dire) sexualité et procréation, biologiquement, voir naturellement impossible aux couples de même sexe.
Il s’agira donc pour les « homos » à travers le mariage de faire reconnaître leur « droit à l’enfant », et avec lui un basculement vers la normalisation de la procréation artificielle…
En normalisant le recours aux fécondations artificielles, on normalisera le recours aux diagnostics pré implantatoires, et donc le risque d’avoir pour conséquence l’exacerbation des tendances eugénistes.
Est-ce que l’abandon sur le plan institutionnel et sociétal, du principe de la différence sexuelle pour la fabrication du vivant peut se faire sans dommage ?
La ou les homosexuelle doivent avoir les même « droits » que les hétéros, est-il normal, pardon, démocratique, qu’un des fondements majeurs de l’humanité, (sexualité et procréation) soit détruit pour accommoder les revendications une minorité ?
Nous entrons dans le « meilleur des mondes », c’est la boite de Pandore que l’on ouvre…
La question n'est donc pas pour ou contre le « mariage gay », question piège a laquelle il n'est pas politiquement correct de répondre par la négative, mais plutôt quelles conséquences sur notre société auront les revendications des couples de même sexe.

Sunday, June 12, 2011

Ils ne parlent de rien



"Au fond, je dois être ce qu’on m’accuse d’être. Je n’ai pas d’amis. C’est censé prouver que je suis anormale. Mais tous les gens que je connais passent leur temps à brailler, à danser comme des sauvages ou à se taper dessus. Vous avez remarqué à quel point les gens se font du mal aujourd’hui ?

- Mais vous parlez comme une vieille personne !
– Il y a des moments où j’ai l’impression d’être une antiquité. J’ai peur des enfants de mon âge. Ils s’entretuent. Est-ce que ça a toujours été comme ça ? Mon oncle dit que non. Rien que l’année dernière, six de mes camarades se sont fait descendre. Dix sont morts dans des accidents de voiture. J’ai peur d’eux et ils ne m’aiment pas parce que j’ai peur. Mon oncle dit que son grand-père se souvenait d’une époque où les enfants ne s’entre-tuaient pas. Mais c’était il y a longtemps, quand tout était différent. Ils croyaient à la responsabilité, d’après mon oncle. Voyez-vous, je me sens responsable. J’ai reçu des fessées quand je le méritais, autrefois. Et je fais les courses et le ménage toute seule.
« Mais surtout, j’aime observer les gens. Il m’arrive de passer toute une journée dans le métro à les regarder et à les écouter. J’ai simplement envie de comprendre qui ils sont, ce qu’ils veulent et où ils vont. Il m’arrive aussi d’aller dans les parcs d’attractions et de me risquer dans les jet cars quand ils font la course à la sortie de la ville à minuit ; du moment qu’ils sont assurés, la police ferme les yeux – du moment que tout le monde est super assuré, tout le monde est content. Des fois, je les écoute en douce dans le métro. Ou aux distributeurs de rafraîchissements. Et vous savez quoi ?
– Quoi ?
– Les gens ne parlent de rien.
– Allons donc, il faut bien qu’ils parlent de quelque chose !
– Non, non, de rien. Ils citent toute une ribambelle de voitures, de vêtements ou de piscines et disent : « Super! » Mais ils disent tous la même chose et personne n’est jamais d’un avis différent. Et la plupart du temps, dans les cafés, ils se font raconter les mêmes histoires drôles par les joke-boxes, ou regardent défiler les motifs colorés sur les murs musicaux, des motifs abstraits, de simples taches de couleurs. Et les musées, y êtes-vous jamais allé ? Rien que de l’abstrait. C’est tout ce qu’il y a aujourd’hui. Mon oncle dit que c’était différent autrefois. Jadis il y avait des tableaux qui exprimaient des choses ou même représentaient des gens."

Ray Bradbury, Fahrenheit 451

Tuesday, March 08, 2011

Libya, Getting it Right: A Revolutionary Pan-African Perspective

Thousands of Indians, Egyptians, Chinese, Filipinos, Turks, Germans, English, Italians, Malaysians, Koreans and a host of other nationalities are lining up at the borders and the airport to leave Libya. It begs the question: What were they doing in Libya in the first place? Unemployment figures, according to the Western media and Al Jazeera, are at 30%. If this is so, then why all these foreign workers?

For those of us who have lived and worked in Libya, there are many complexities to the current situation that have been completely overlooked by the Western media and ‘Westoxicated’ analysts, who have nothing other than a Eurocentric perspective to draw on. Let us be clear – there is no possibility of understanding what is happening in Libya within a Eurocentric framework. Westerners are incapable of understanding a system unless the system emanates from or is attached in some way to the West. Libya’s system and the battle now taking place on its soil, stands completely outside of the Western imagination.

News coverage by the BBC, CNN and Al Jazeera has been oversimplified and misleading. An array of anti-Qaddafi spokespersons, most living outside Libya, have been paraded in front of us – each one clearly a counter-revolutionary and less credible than the last. Despite the clear and irrefutable evidence from the beginning of these protests that Muammar Qaddafi had considerable support both inside Libya and internationally, not one pro-Qaddafi voice has been allowed to air. The media and their selected commentators have done their best to manufacture an opinion that Libya is essentially the same as Egypt and Tunisia and that Qaddafi is just another tyrant amassing large sums of money in Swiss bank accounts. But no matter how hard they try, they cannot make Qaddafi into a Mubarak or Libya into Egypt.

The first question is: Is the revolt taking place in Libya fuelled by a concern over economic issues such as poverty and unemployment as the media would have us believe? Let us examine the facts.

Under the revolutionary leadership of Muammar Qaddafi, Libya has attained the highest standard of living in Africa. In 2007, in an article which appeared in the African Executive Magazine, Norah Owaraga noted that Libya, “unlike other oil producing countries such as Nigeria and Saudi Arabia, utilized the revenue from its oil to develop its country. The standard of living of the people of Libya is one of the highest in Africa, falling in the category of countries with a GNP per capita of between USD 2,200 and 6,000.”

This is all the more remarkable when we consider that in 1951 Libya was officially the poorest country in the world. According to the World Bank, the per capita income was less than $50 a year – even lower than India. Today, all Libyans own their own homes and cars. Two Fleet Street journalists, David Blundy and Andrew Lycett, who are by no means supporters of the Libyan revolution, had this to say:

“The young people are well dressed, well fed and well educated. Libyans now earn more per capita than the British. The disparity in annual incomes… is smaller than in most countries. Libya’s wealth has been fairly spread throughout society. Every Libyan gets free, and often excellent, education, medical and health services. New colleges and hospitals are impressive by any international standard. All Libyans have a house or a flat, a car and most have televisions, video recorders and telephones. Compared with most citizens of the Third World countries, and with many in the First World, Libyans have it very good indeed.”1

Large scale housing construction has taken place right across the country. Every citizen has been given a decent house or apartment to live in rent-free. In Qaddafi’s Green Book it states: “The house is a basic need of both the individual and the family, therefore it should not be owned by others.” This dictum has now become a reality for the Libyan people.

Large scale agricultural projects have been implemented in an effort to “make the desert bloom” and achieve self-sufficiency in food production. Any Libyan who wants to become a farmer is given free use of land, a house, farm equipment, some livestock and seed.

Today, Libya can boast one of the finest health care systems in the Arab and African World. All people have access to doctors, hospitals, clinics and medicines, completely free of all charges. The fact is that the Libyan revolution has achieved such a high standard of living for its people that they import labor from other parts of the world to do the jobs that the unemployed Libyans refuse to do. Libya has been called by many observers inside and out, “a nation of shop keepers.” It is part of the Libyan Arab psyche to own your own small business and this type of small scale private enterprise flourishes in Libya. We can draw on many examples of Libyans with young sons who expressed the idea that it would be shameful for the family if these same young men were to seek menial work and instead preferred for them to remain at home supported by the extended family.

No system is perfect, and Libya is no exception. They suffered nine years of economic sanctions and this caused huge problems for the Libyan economy. Also, there is nowhere on planet earth that has escaped the monumental crisis of neo-liberal capitalism. It has impacted everywhere – even on post revolutionary societies that have rejected “free market” capitalism. However, what we are saying is that severe economic injustice is not at the heart of this conflict. So then, what is?

A Battle for Africa

The battle that is being waged in Libya is fundamentally a battle between Pan-African forces on the one hand, who are dedicated to the realization of Qaddafi’s vision of a united Africa, and reactionary racist Libyan Arab forces who reject Qaddafi’s vision of Libya as part of a united Africa and want to ally themselves instead with the EU and look toward Europe and the Arab World for Libya’s future.

One of Muammar Qaddafi’s most controversial and difficult moves in the eyes of many Libyans was his championing of Africa and his determined drive to unite Africa with one currency, one army and a shared vision regarding the true independence and liberation of the entire continent. He has contributed large amounts of his time and energy and large sums of money to this project and like Kwame Nkrumah, he has paid a high price.

Many of the Libyan people did not approve of this move. They wanted their leader to look towards Europe. Of course, Libya has extensive investments and commercial ties with Europe but the Libyans know that Qaddafi’s heart is in Africa.

Many years ago, Qaddafi told a large gathering, which included Libyans and revolutionaries from many parts of the world, that the Black Africans were the true owners of Libya long before the Arab incursion into North Africa, and that Libyans need to acknowledge and pay tribute to their ancient African roots. He ended by saying, as is proclaimed in his Green Book, that “the Black race shall prevail throughout the world.” This is not what many Libyans wanted to hear. As with all fair skinned Arabs, prejudice against Black Africans is endemic.

Brother Leader, Guide of the Revolution and King of Kings are some of the titles that have been bestowed on Qaddafi by Africans. Only last month Qaddafi called for the creation of a Secretariat of traditional African Chiefs and Kings, with whom he has excellent ties, to co-ordinate efforts to build African unity at the grassroots level throughout the continent, a bottom up approach, as opposed to trying to build unity at the government/state level, an approach which has failed the African unification project since the days of Kwame Nkrumah and Sekou Toure. This bottom up approach is widely supported by many Pan Africanists worldwide.

African Mercenaries or Freedom Fighters?

In the past week, the phrase “African mercenaries” has been repeated over and over by the media and the selected Libyan citizens they choose to speak to have, as one commentator put it, “spat the word ‘African’ with a venomous hatred.”

The media has assumed, without any research or understanding of the situation because they are refusing to give any air time to pro-Qaddafi forces, that the many Africans in military uniform fighting alongside the pro-Qaddafi Libyan forces are mercenaries. However, it is a myth that the Africans fighting to defend the Jamahiriya and Muammar Qaddafi are mercenaries being paid a few dollars and this assumption is based solely on the usual racist and contemptuous view of Black Africans.

Actually, in truth, there are people all over Africa and the African Diaspora who support and respect Muammar Qaddafi as a result of his invaluable contribution to the worldwide struggle for African emancipation.

Over the past two decades, thousands of Africans from all over the continent were provided with education, work and military training – many of them coming from liberation movements. As a result of Libya’s support for liberation movements throughout Africa and the world, international battalions were formed. These battalions saw themselves as a part of the Libyan revolution, and took it upon themselves to defend the revolution against attacks from within its borders or outside.

These are the Africans who are fighting to defend Qaddafi and the gains of the Libyan revolution to their death if need be. It is not unlike what happened when internationalist battalions came to the aid of the revolutionary forces against Franco’s fascist forces in Spain.

Malian political analyst, Adam Thiam, notes that “thousands of Tuaregs who were enrolled in the Islamic Legion established by the Libyan revolution remained in Libya and they are enrolled in the Libyan security forces.”

African Migrants under Attack

As African fighters from Chad, Niger, Mali, Ghana, Kenya and Southern Sudan (it should be noted that Libya supported the Sudanese People’s Liberation Army under John Garang in their war of liberation against Arab hegemonists in Khartoum, while all other Arab leaders backed the Khartoum regime) fight to defend this African revolution, a million African refugees and thousands of African migrant workers stand the risk of being murdered as a result of their perceived support for Qaddafi.

One Turkish construction worker described a massacre: “We had 70-80 people from Chad working for our company. They were cut dead with pruning shears and axes, attackers saying: ‘You are providing troops for Qaddafi. The Sudanese were also massacred. We saw it for ourselves.”

This is a far cry from what is being portrayed in the media as “peaceful protesters” being set upon by pro-Qaddafi forces. In fact, footage of the Benghazi revolt shows men with machetes, AK 47s and RPGs. In the Green Book, Qaddafi argues for the transfer of all power, wealth and arms directly into the hands of the people themselves. No one can deny that the Libyan populace is heavily armed. This is part of Qaddafi’s philosophy of arms not being monopolised by any section of the society, including the armed forces. It must be said that it is not usual practice for tyrants and dictators to arm their population.

Qaddafi has also been very vocal regarding the plight of Africans who migrate to Europe, where they are met with racism, more poverty, violence at the hands of extreme right wing groups and in many cases death, when the un-seaworthy boats they travel in sink.

Moved by their plight, a conference was held in Libya in January this year, to address their needs and concerns. More than 500 delegates and speakers from around the world attended the conference titled “A Decent Life in Europe or a Welcome Return to Africa.”

“We should live in Europe with decency and dignity,” Qaddafi told participants. “We need a good relationship with Europe not a relationship of master and slave. There should be a strong relationship between Africa and Europe. Our presence should be strong, tangible and good. It’s up to you as the Africans in the Diaspora. We have to continue more and more until the unity of Africa is achieved.

From now on, by the will of God, I will assign teams to search, investigate and liaise with the Africans in Europe and to check their situations…this is my duty and role towards the sons of Africa; I am a soldier for Africa. I am here for you and I work for you; therefore, I will not leave you and I will follow up on your conditions.”

Joint committees of African migrants, the United Nations, the African Union, the European Union and international organizations present at the conference discussed the need to coordinate the implementation of many of the conference’s recommendations.

Statements are appearing all over the internet from Africans who have a different view to that being perpetuated by those intent on discrediting Qaddafi and the Libyan revolution. One African commented:

When I was growing up I first read a comic book of his revolution at the age of ten. Since then, as dictators came and went, Colonel Qaddafi has made an impression on me as a man who truly loves Africa! Libyans could complain that he spent their wealth on other Africans! But those Africans he helped put in power, built schools and mosques and brought in many forms of development showing that Africans can do for themselves. If those Africans would abandon him to be swallowed by Western Imperialism and their lies and just let him go as a dictator in the name of so-called democracy…if they could do that…they should receive the names and fate that the Western press gives our beloved leader. If there is any one person who was half as generous as he is, let them step forward.

And another African comments:

This man has been accused of many things and listening to the West who just recently were happy to accept his generous hospitality, you will think that he is worse than Hitler. The racism and contemptuous attitudes of Arabs towards Black Africans has made me a natural sceptic of any overtures from them to forge a closer link with Black Africa but Qaddafi was an exception.

Opportunistic Revolt

This counter-revolutionary revolt caught everyone, including the Libyan authorities, by surprise. They knew what the media is not reporting: that unlike Egypt and Tunisia and other countries in the region, where there is tremendous poverty, unemployment and repressive pro-Western regimes, the Libyan dynamic was entirely different. However, an array of opportunistic forces, ranging from so-called Islamists, Arab-Supremacists, including some of those who have recently defected from Qaddafi’s inner circle, have used the events in neighbouring countries as a pretext to stage a coup and to advance their own agenda for the Libyan nation. Many of these former officials were the authors of, and covertly fuelled the anti-African pogrom in Libya a few years ago when many Africans lost their lives in street battles between Africans and Arab Libyans. This was a deliberate attempt to embarrass Qaddafi and to undermine his efforts in Africa.

Qaddafi has long been a thorn in the Islamists side. In his recent address to the Libyan people, broadcast from the ruins of the Bab al-Azizia compound bombed by Reagan in 1986, he asked the “bearded ones” in Benghazi and Jabal al Akhdar where they were when Reagan bombed his compound in Tripoli, killing hundreds of Libyans, including his daughter. He said they were hiding in their homes applauding the US and he vowed that he would never allow the country to be returned to the grip of them and their colonial masters.

Al Qaeda is in the Sahara on his borders and the International Union of Muslim Scholars is calling for him to be tried in a court. One asks why are they calling for Qaddafi’s blood? Why not Mubarak who closed the Rafah Border Crossing while the Israeli’s slaughtered the Palestinians in Gaza. Why not Bush, Cheney, Rumsfeld and Blair who are responsible for the murder of millions of Muslims in Iraq and Afghanistan?

“An array of opportunistic forces, ranging from so-called Islamists, Arab-Supremacists, including some of those who have recently defected from Qaddafi’s inner circle, have used the events in neighbouring countries as a pretext to stage a coup.”

The answer is simple – because Qaddafi committed some “cardinal sins.” He dared to challenge their reactionary and feudal notions of Islam. He has upheld the idea that every Muslim is a ruler (Caliph) and does not need the Ulema to interpret the Quran for them. He has questioned the Islam of the Muslim Brotherhood and Al Qaeda from a Quranic/theological perspective and is one of the few political leaders equipped to do so. Qaddafi has been called a Mujaddid (this term refers to a person who appears to revive Islam and to purge it of alien elements, restoring it to its authentic form) and he comes in the tradition of Jamaludeen Afghani and the late Iranian revolutionary, Ali Shariati.

Libya is a deeply traditional society, plagued with some outmoded and bankrupt ideas that continue to surface to this day. In many ways, Qaddafi has had to struggle against the same reactionary aspects of Arab culture and tradition that the holy prophet Muhammad (pbuh) was struggling against in 7th century Arabia – Arab supremacy/racism, supremacy of family and tribe, historical feuding tribe against tribe and the marginalisation of women. Benghazi has always been at the heart of counter-revolution in Libya, fostering reactionary Islamic movements such as the Wahhabis and Salafists. It is these people who founded the Libyan Islamic Fighting Group based in Benghazi which allies itself with Al Qaeda and who have, over the years, been responsible for the assassination of leading members of the Libyan revolutionary committees.

These forces hate Qaddafi’s revolutionary reading of the Quran. They foster an Islam concerned with outward trappings and mere religiosity, in the form of rituals, which at the same time is feudal and repressive, while rejecting the liberatory spirituality of Islam. While these so-called Islamists are opposed to Western occupation of Muslim lands, they have no concrete programmatic platform for meaningful socio-economic and political transformation to advance their societies beyond semi-feudal and capitalist systems which reinforce the most backward and reactionary ideas and traditions. Qaddafi’s political philosophy, as outlined in the Green Book, rejects unfettered capitalism in all its manifestations, including the “State capitalism” of the former communist countries and the neo-liberal capitalist model that has been imposed at a global level. The idea that capitalism is not compatible with Islam and the Quran is not palatable to many Arabs and so-called Islamists because they hold onto the fallacious notion that business and trade is synonymous with capitalism.

Getting it Right

Whatever the mistakes made by Qaddafi and the Libyan revolution, its gains and its huge contribution to the struggle of oppressed peoples worldwide cannot and must not be ignored. Saif Qaddafi, when asked about the position of his father and family, said this battle is not about one man and his family, it is about Libya and the direction it will take.

That direction has always been controversial. In 1982, The World Mathaba was established in Libya. Mathaba means a gathering place for people with a common purpose. The World Mathaba brought together revolutionaries and freedom fighters from every corner of the globe to share ideas and develop their revolutionary knowledge. Many liberation groups throughout the world received education, training and support from Muammar Qaddafi and the Libyan revolution including ANC, AZAPO, PAC and BCM of Azania (South Africa), SWAPO of Namibia, MPLA of Angola, The Sandinistas of Nicaragua, The Polisario of the Sahara, the PLO, The Native American Movements throughout the Americas, The Nation of Islam led by Louis Farrakhan to name but a few. Nelson Mandela called Muammar Qaddafi one of this century’s greatest freedom fighters, and insisted that the eventual collapse of the apartheid system owed much to Qaddafi and Libyan support. Mandela said that in the darkest moments of their struggle, when their backs were to the wall, it was Muammar Qaddafi who stood with them. The late African freedom fighter, Kwame Ture, referred to Qaddafi as “a diamond in a cesspool of African misleaders.”

The hideous notion being perpetuated by the media and reactionary forces, inside and outside of Libya, that this is just another story of a bloated dictatorship that has run its course is mis-information and deliberate distortion. Whatever one’s opinions of Qaddafi the man, no one can deny his invaluable contribution to human emancipation and the universal truths outlined in his Green Book.

Progressive scholars in many parts of the world, including the West, have acclaimed The Green Book as an incisive critique of capitalism and the Western Parliamentary model of multi-party democracy. In addition, there is no denying that the system of direct democracy posited by Qaddafi in The Green Book offers an alternative model and solution for Africa and the Third World, where multi-party so-called democracy has been a dismal failure, resulting in poverty, ethnic and tribal conflict and chaos.

Every revolution, since the beginning of time, has defended itself against those who would want to roll back its gains. Europeans should look back into their own bloody history to see that this includes the American, French and Bolshevik revolutions. Marxists speak of Trotsky and Lenin’s brutal suppression of the Kronstadt rebellion by the Red Army as being a “tragic necessity.”

Let’s get it right: The battle in Libya is not about peaceful protestors versus an armed and hostile State. All sides are heavily armed and hostile. The battle being waged in Libya is essentially a battle between those who want to see a united and liberated Libya and Africa, free of neo-colonialism and neo-liberal capitalism and free to construct their own system of governance compatible with the African and Arab personalities and cultures and those who find this entire notion repugnant. And both sides are willing to pay the ultimate price to defend their positions.

Make no mistake, if Qaddafi and the Libyan revolution are defeated by this opportunistic conglomerate of reactionaries and racists, then progressive forces worldwide and the Pan African project will suffer a huge defeat and set back.

  1. Qaddafi and the Libyan Revolution. [↩]

Gerald A. Perreira has lived in Libya for many years and was an executive member of the World Mathaba. He can be reached at: mojadi94@gmail.com. Read other articles by Gerald.

Monday, February 28, 2011

Un parfum de jasmin pour dissimuler l’odeur du pétrole?


En 1979, les médias occidentaux accusaient le Shah des pires tortures et des pires corruptions. Le monde entier a alors été invité à soutenir des révolutionnaires islamiques.
Ces gens qui se disaient hostiles à l’impérialismes russe et américain ont pris le pouvoir en Iran suite à l’intervention d’un émissaire de Washington, le général Huyser, qui a obtenu la neutralité de l’Etat major.
Washington a été le premier Etat au monde à reconnaître le 1er gouvernement islamiste de la révolution islamique et ce gouvernement officiellement anti-impérialiste a accepté le soutien américain car en fait Washington finançait cette révolution depuis des années, notamment en raison des efforts du Chah pour libérer le pays de la mainmise américaine sur le pétrole iranien.

A titre anecdotique, les islamistes anti-impérialistes financés par Washington étaient contre la création de l’OPEP et aussi contre les projets d’industrialisation du pays ou encore les efforts pour réconcilier Israël et l’Egypte. Ils ont d’ailleurs annulé l’ensemble des contrats d’industrialisation signés avec les Européens et ont immédiatement remis en cause les efforts du Shah pour la paix en Israël et l’Egypte… Mais leur principale mission ne concernait pas l’Iran qui devenait un géant régional.

Selon les vœux du principal théoricien américain Brzezinski, il s’agissait de doter l’Amérique d’un important allié islamiste officiellement anti-impérialisme rouge pour agiter l’Asie Centrale alors soviétique et de là s’attaquer à la très riche région musulmane de la Chine.

Le projet appelé « Ceinture Verte » en référence à l’islam prévoyait aussi une guerre avec l’Irak pour détruire l’OPEP et surtout l’exportation du modèle révolutionnaire islamique dans le monde arabo-musulman afin de mener au pouvoir des Etats islamistes alliés en Afrique du Nord pour s’emparer de la Libye et de l’Algérie, grands producteurs pétroliers non alignés sur Washington.

De là, Washington aurait pu étendre son empire islamiste sur des pays pétroliers sub-sahariens comme le Gabon et le Nigeria.

Mais cette opération de balkanisation à l’échelle mondiale empiétait sur les zones gérées par Shell et BP et pouvait priver la Grande-Bretagne de sa suprématie sur le marché pétrolier mondial.

Les Britanniques ont donc participé à l’éviction du Shah pour prendre la direction de la république islamique via leurs alliés historiques, les mollahs. Les Russes, écartés du plan mais présents en Iran, ont aussi apporté leur concours aux Britanniques pour l’éviction des pions américains. En moins de 8 mois, la république islamique a changé de dirigeants. Les Etats pétroliers comme la France qui avaient perdu leurs contrats et allaient être lésés par le projet d’hégémonie pétrolière américaine ont alors soutenu les mollahs. Ces Etats ont ainsi évité une catastrophe tout en se renforçant en Afrique.


Via
WWW.IRAN-RESIST.ORG


Saturday, June 12, 2010

BRAINWASHING?


"I have had whites voice this Rice-Powell scenario to me, in an obvious bid for my approval.
I dare not inform them that, at that moment, I am contemplating whether to feel contempt or pity for them. I ponder the distressed white guy who wanders the earth every day worrying about whether someone, somewhere, might not know what a good person he is. I imagine such a man, during initial introductions of himself to strangers, announcing, “Hi, I'm John Smith, and I am NOT a racist!” Such people should wear a button or tag on their clothing, or, better yet, wear a sandwich board that declares, on both sides, “I am NOT a racist!”
This troubled soul seems to believe that when he proves his love and total acceptance of the coloreds, and pointedly rejects all initiatives pertaining to his own white self-interest, he proves his worth as a human being.
With news of China's current incursions into Tibet, it's not unusual to turn on the TV or radio and encounter pundits and scholarly experts frankly supporting Tibet, whose “unique culture deserves to be protected,” as one academic recently put it.

Europeans and Euro-Americans are granted the right to no such protection, and are looked upon with suspicion for even voicing such heresy.
"

As Steele has written,“
Mr. Obama's extraordinary dash to the forefront of American politics is less a measure of the man than of the hunger in white America for racial innocence.”
And,
“
For whites, here is the opportunity to document their deliverance from the shames of their forbearers.”
Millions of whites seem determined to prove him right. The brainwashing is, indeed, complete.

Notice biographique fournie par http://www.alternativeright.com/main/the-magazine/the-myth-of-civil-rights/:

Elizabeth Wright
Founding editor, in 1985, of the hard copy newsletter, Issues & Views. Its editorials countered notions of victimization and collective entitlement prevalent in the black community.
Although reflecting a conservative and often libertarian perspective, it was never rightwing, and did not affiliate with any political party.
The newsletter's conservatism was derived from the wisdom of earlier generations of American blacks, like Booker T. Washington, who attempted to steer their people towards greater economic self-reliance.
The newsletter also challenged ideologues who misused "civil rights," in order to deny basic rights to others and to impose politically correct mandates.

"Des balles tirées contre l’Humanité" (Deshumanisation/Rehumanisation)




C’est l’un des titres de la presse turque. On ne saurait être plus clair.

Les israéliens sont sortis de l’humanité…

Même les allemands avaient eu le bon goût de les y laisser.

En 1999, au nom de l’humanité, on avait joyeusement bombardé les civils serbes qui en étaient, eux aussi, sorti. Cette fois-ci, ce sera plus dur pour rééditer cette performance. Parce qu’Israël n’est pas un pays arabe. Parce qu’Israël n’est pas un fonctionnaire de police français. Comprenez qu’ils savent et qu’ils peuvent se défendre. Ils ont même une solide d’expérience en cette matière depuis quelques décennies maintenant.

Le Hamas, les palestiniens, voire les arabes, jouent leur partition. Une partition faite de hululements, de cris et de pleurs. Cela fait mille fois qu’ils la jouent. Mais personne ne peut leur en tenir rigueur. Même s’ils commettent sans cesse et sans cesse la même erreur. Celle de trop croire en l’opinion publique internationale. La seconde intifada -et son merveilleux résultat qu’on peut observer aujourd’hui- aurait du leur montrer l’inanité de ce pari un peu fou de croire que cette opinion publique internationale serait un élément aujourd’hui déterminant dans le rapport de force, capable de compenser leur faiblesse militaire. Mais non. Ils y reviennent sans cesse.

Ils ont leurs raisons.

Qui tiennent en grande partie dans leur faiblesse.

Cela ne les rend pas sympathiques. Cela n’empêche en rien le fait qu’il convient de les écraser. Mais voilà. On ne peut raisonnablement leur reprocher de mentir, tricher voire de se moquer du monde tant que celui-ci semble prêt à tout gober.

Par contre je n’ai aucune indulgence pour les occidentaux qui se sont associés à cette opération. Aucune. Manipulés, envoyés sciemment assister à un abattoir organisé et préparé pour leurs chastes yeux et leurs consciences indignés, ils sont de la race de ces bloqueurs de fac qui chouinent quand ils se font charger par les CRS. De ces humanitaires qui ne comprennent pas quand on leur reproche de prendre des enfants soudanais pour les ramener en Europe. De ces ahuris qui, à parce que l’Europe est sortie de l’histoire, ne pigent plus rien aux nations qui les entourent et qui, elles, n’en ont pas fini.

Ces mêmes qui fustigent notre arrogance occidentale n’appréhendent le monde qu’en des termes d’occidentaux.

Une bonne vieille flagellation à l’occidentale là encore.

Ce qui ne les empêchent de s’étouffer à l’idée qu’on inscrive les racines chrétiennes de l’Europe dans une constitution européenne.

Allez comprendre.

Ces touristes-cautions-observateurs embarqués dans des bateaux faisant tout sauf de l’humanitaire sont ainsi ce qu’il y a de plus arrogant, de plus suffisant et de plus détestable au monde. Il suffit de voir ce qu’ils sont capables de produire comme sous-littérature après leur voyage. Pensez à Régis Debray récemment.

Ils méritent cent fois la mort.

Cette incapacité de penser le monde et de s’y projeter autrement que comme un humanitaire, ce qui est lié également, n’en doutons pas, à la faiblesse des pays européens, devient hautement mortifère. C’est une pensée de mort et de morts.

Le moindre touriste à la con dans un pays du Sud y débarque avec des stylos pour offrir aux enfants, des idées de commerce équitable ou la volonté d’aider et de comprendre. L’armée française n’intervient quasiment plus que comme une armée humanitaire et n’envisage pas un reportage sur elle sans qu’on la voit en train de construire des putains de puits pour les locaux.

Le règne de l’hypocrisie et la condescendance.

Au nom de l’humanitaire on aurait le droit de briser des blocus sans encourir quoique ce soit de la part de ceux qui les établissent. Au nom de l’humanitaire on peut bombarder avec vigueur et sans férir ces peuples qui, en ne respectant pas les hauts standards moraux humanistes, sortent de l’humanité. Au nom de l’humanitaire on aurait le droit d’intervenir dans des conflits qui ne nous concernent pas. Charbonnier n’est en effet plus maitre chez lui, c’est nous qui le sommes et nous sommes le Grand Bien.

Alors attention à la moindre incartade !

Tous ces gens qui veulent le bien des autres, et particulièrement le bien de l’humanité en général, sont les pires des ayatollahs, les pires des salauds dès qu’ils croient repérer quelqu’un qui ose sortir de leur schéma.

Parce qu’à la laideur de leurs actions, ils rajoutent une bonne conscience infâme qui les rend d’autant plus dangereux.



ILYS n'est pas mort...

Thursday, January 15, 2009

Wafa Sultan et la réaction arabe à Gaza

Je trouve qu'on ne peut pas viser plus juste que ces quelques lignes de la sociologue Wafa Sultan, évoquée déjà sur ce blog, à propos de Gaza, ou plus précisément de la réaction de la rue arabe (y compris à Paris ou Londres). Via l'Amiral Woland

Ceux qui condamnent le massacre de Gaza, par défense de la vie en tant de valeur, doivent m’interroger sur mon avis à chaque fois que cette vie-valeur était menacée. Plus de 200.000 musulmans Algériens ont été massacrés par d’autres musulmans Algériens ces quinze dernières années, sans qu’aucun musulman ne s’en émeuve. Des femmes Algériennes violées par les islamistes ont témoigné et raconté que leurs violeurs priaient Allah et imploraient son Prophète avant qu’ils ne violent leurs victimes. Mais personne ne m’a demandé mon avis. Plus de 20.000 citoyens syriens musulmans avaient été massacrés par les autorités (Hamas en 1983) sans qu’aucun musulman ne réagisse et sans qu’aucun ne me demande mon avis sur ces massacres étatiques. Des musulmans se sont fait exploser dans des hôtels jordaniens tuant des musulmans innocents qui célébraient des mariages, symboles de la vie-valeur, sans qu’aucune manifestation ne soit organisée à travers le monde, et sans qu’on ne me demande mon avis. En Egypte, des islamistes ont récemment attaqué un village copte et ont massacré 21 paysans, sans qu’un seul musulman ne dénonce ce crime. Saddam Hussein a enterré vivant plus de 300.000 chiites et kurdes, et en a gazé beaucoup plus, sans qu’un seul musulman n’ose réagir et dénoncer ces crimes.

Au plus fort des bombardements de Gaza, une femme musulmane, fidèle et pieuse, s’est fait exploser en Irak dans une mosquée chiite, tuant une trentaine d’innocents, sans que les médias ou les musulmans ne s’en émeuvent. Il y a quelques mois, le Hamas avait aussi tué onze personnes d’une même famille palestinienne, accusés d’appartenir au Fatah, sans que des manifestations ne soient organisées en Europe ou dans le monde arabe, et sans qu’aucun lecteur ne m’écrive et ne m’envoie ses protestations.

Ainsi, la vie n’a pas de valeur pour le musulman. Sinon, il aurait dénoncé toute atteinte à la vie, quelle qu’en soit la victime. Les Palestiniens et leurs soutiens dénoncent les massacres de Gaza, non pas par amour de la vie, mais pour dénoncer l’identité dues tueurs. Si le tueur était musulman, appartenant au Hamas ou au Fatah, aucune manifestation n’aurait eu lieu.

(…) Je me souviens quand j’étais étudiante à l’université d’Alep, et quand l’ancien ministre syrien de la Défense Mustapha Tlass était venu nous rencontrer. Dans un élan d’hypocrisie, Tlass nous avait dit qu’« Israël craint la mort et la perte d’un de ses soldats lui fait peur et mal. Mais nous, nous avons beaucoup d’hommes et nos hommes ne craignent pas la mort ». Là réside la différence entre les deux conceptions et les deux camps, et le témoignage de Tlass semble avoir inspiré les dirigeants du Hamas aujourd’hui.

Ainsi, l’extermination de tous les enfants de Gaza importe peu aux dirigeants islamistes et du Hamas, la vie n’ayant aucune valeur pour eux. Ils se réjouissent simplement de la mort de quelques soldats israéliens. Pour les islamistes, l’objectif de la vie est de tuer ou de se faire tuer pour gagner le paradis. La vie n’a donc aucune valeur.