« Avoir des opinions politiques, ce n’est pas avoir une fois pour toutes une idéologie, c’est prendre des décisions justes dans des circonstances qui changent »
Tuesday, March 27, 2007
L’ONU n’aime pas la critique
The United Nations at work
1951: le temps où le Monde était un journal sérieux et objectif

Par Tibor Mende, Le Monde, 21 avril 1951
Friday, March 23, 2007
Douce France

Solution:

Tout l'édifice repose sur l'ignorance des réalités et sur un lavage de cerveaux subtil, sophistiqué (mais permanent, 24 h/24, 365 j/an).
Le taux de pauvreté est tel qu'il n'y a plus que deux catégories d'individus:
Cette conduite suicidaire est magistralement justifiée par une idéologie de gauche très élaborée qui est bien relayée par environ 95% des mondes politique et médiatique.
Cyniquement, au rez-de-chaussée, droit dans ses bottes, l'apparachik socialiste ne déclare qu’un but:
Thursday, March 22, 2007
3 scenarios pour l europe

National Interest
Mars-avril 2007
Adaptation française: Alain Jean-Mairet
À long terme, l’évolution la plus décisive du continent européen, celle de ses relations avec sa minorité musulmane croissante, suivra l’une de ces trois voies:
intégration harmonieuse, expulsion des Musulmans ou prise de pouvoir islamique.
Lequel de ces scénarios est le plus vraisemblable?
L’avenir de l’Europe revêt une grande importance non seulement pour ses résidents. Pendant un demi-millénaire, de 1450 à 1950, les 7% de la surface des terres émergées qu’elle représente ont décidé de l’histoire du monde; sa créativité et sa vigueur ont inventé la modernité. La région a perdu cette position cruciale il y a 60 ans, mais elle reste d’une importance vitale en termes économiques, politiques et intellectuels. Ainsi, la direction qu’elle prendra aura des incidences majeures pour le reste de l’humanité, et tout particulièrement pour ses nations sœurs telles que les États-Unis qui, historiquement, ont toujours considéré l’Europe comme une source d’inspiration, de peuplement et de biens.
Voici une appréciation de la vraisemblance des trois scénarios.
I. Règne musulman
Feu Oriana Fallaci observa qu’avec le passage du temps, «L’Europe se transforme toujours davantage en une province de l’Islam, une colonie de l’Islam». L’historienne Bat Ye’or a donné un nom à cette colonie – «Eurabia». Walter Laqueur prédit dans son prochain ouvrage Last Days of Europe (Les derniers jours de l’Europe) que l’Europe telle que nous la connaissons sera contrainte de changer. Mark Steyn, dans America Alone: The End of the World as We Know It (L’Amérique seule: la fin du monde tel que nous le connaissons) va plus loin encore et affirme qu’une grande partie du monde occidental «ne survivra pas au XXIe siècle et une grande partie, dont la plupart sinon la totalité des pays européens, disparaîtra pendant notre génération».
Trois facteurs – la foi, la démographie et le patrimoine culturel – indiquent que l’Europe s’islamise.
Foi.
Une laïcité extrême prédomine en Europe, surtout parmi ses élites, au point que les Chrétiens croyants (tels que George W. Bush) y sont considérés comme mentalement déséquilibrés et incapables d’assumer des tâches publiques. En 2005, Rocco Buttiglione, un politicien italien distingué et un Catholique croyant, a été empêché d’accéder au poste de membre de la Commission européenne pour l’Italie en raison de ses opinions sur l’homosexualité. Une laïcité inflexible va de pair avec des églises vides: à Londres, des chercheurs estiment que les mosquées reçoivent plus de Musulmans le vendredi que les églises chrétiennes le dimanche, bien que la ville compte près de sept fois plus de Chrétiens de naissance que de Musulmans de naissance. Plus le Christianisme pâlit, plus l’Islam attire – le Prince Charles fournit un bon exemple de la fascination exercée par l’Islam sur de nombreux Européens. L’Europe pourrait connaître un grand nombre de conversions à l’avenir, car comme le dit ce mot attribué à G.K. Chesterton, «lorsque les gens cessent de croire en Dieu, ils ne croient pas en rien – ils croient en n’importe quoi».
La laïcité de l’Europe donne à son discours des formes tout à fait inhabituelles pour les Américains. Hugh Fitzgerald, ex-vice-président de JihadWatch.org, illustre ici une dimension de cette différence:
Les déclarations les plus mémorables des présidents américains comprennent presque toujours des passages bibliques aisément reconnaissables. […] Cette source de vigueur rhétorique a été mise à contribution en février dernier (2003), lors de l’explosion de la navette Columbia. Si la navette détruite avait été non pas américaine, mais française, et si Jacques Chirac avait dû prononcer un discours à ce sujet, il aurait peut-être usé du fait que l’engin transportait sept astronautes et aurait tiré un parallèle avec les sept poètes de la Pléiade, soit avec l’Antiquité païenne. Le président américain, intervenant dans le cadre d’une cérémonie solennelle qui débutait et s’achevait par des passages en hébreu biblique, fit les choses différemment. Il prit son texte dans Isaïe 40:26, ce qui permettait de créer une transition harmonieuse entre d’une part le mélange d’émerveillement et d’effroi devant les hôtes des cieux générés par le Créateur et d’autre part la consolation pour la perte de l’équipage.
La foi des Musulmans, avec son tempérament djihadiste et son suprématisme islamique, tranche autant qu’il est possible avec celle des Chrétiens européens non pratiquants. Ce contraste amène de nombreux Musulmans à considérer l’Europe comme un continent mûr pour la conversion et la domination. Il en résulte des revendications suprématistes extravagantes telles que cette déclaration d’Omar Bakri Mohammed, «Je veux que la Grande-Bretagne devienne un État islamique, Je veux voir les couleurs de l’Islam flotter au 10, Downing Street.» Ou encore cette prédiction d’un imam installé en Belgique: «Nous prendrons bientôt le pouvoir dans ce pays. Ceux qui nous critiquent aujourd’hui le regretteront. Ils devront nous servir. Préparez-vous, car l’heure est proche.»[1]
Population.
L’effondrement démographique indique également que l’Europe s’islamise. Actuellement, le taux global de fertilité européen oscille autour de 1,4 par femme, alors que le maintien d’une population exige un taux légèrement supérieur à deux enfants par couple, ou 2,1 enfants par femme. Le taux réel n’en représente que les deux tiers – un tiers de la population nécessaire ne vient tout simplement pas au monde.
Pour éviter une chute démographique critique, avec tous les malheurs que cela implique – notamment l’absence de travailleurs pour financer de généreux plans de retraite –, l’Europe a besoin d’immigrants, de beaucoup d’immigrants. Ce tiers importé tend à être musulman, en partie parce que les Musulmans sont proches (13 kilomètres seulement séparent le Marc et l’Espagne, quelques centaines relient l’Italie à l’Albanie ou à la Libye); en partie parce que des liens coloniaux continuent d’unir l’Asie du Sud à la Grande-Bretagne ou le Maghreb à la France; et en partie à cause de la violence, de la tyrannie et de la pauvreté si répandues dans le monde musulman actuel et qui génèrent d’incessantes vagues migratoires.
De même, le taux de fertilité élevé des Musulmans compense le manque d’enfants parmi les Chrétiens indigènes. Bien que les taux de fertilité musulmans soient en baisse, ils restent sensiblement supérieurs à ceux de la population chrétienne indigène. Il est certain que les taux de natalité élevés sont liés aux conditions de vie pré-modernes dans lesquelles vivent de nombreuses femmes musulmanes en Europe. À Bruxelles, «Mahomet» est le nom de garçon nouveau-né le plus populaire depuis quelques années. Amsterdam et Rotterdam pourraient devenir, d’ici 2015, les premières grandes villes européennes à majorité musulmane. L’analyste français Michel Gurfinkiel estime qu’une guerre des rues en France verrait s’affronter les enfants des indigènes (en français dans le texte) et ceux des immigrants quasiment à égalité. Les pronostics actuels prévoient une majorité musulmane dans l’armée russe dès 2015 et dans l’ensemble du pays vers 2050.
Patrimoine culturel.
Ce qui est souvent décrit comme la rectitude politique de l’Europe reflète à mon avis un phénomène plus profond, à savoir l’aliénation de leur civilisation que ressentent de nombreux Européens, l’impression que leur culture historique ne vaut pas qu’on la défende, voire qu’on la préserve. Les différences entre Européens sont frappantes à cet égard. Le pays peut-être le moins touché par cette aliénation est la France, où le nationalisme traditionnel reste vivace et où les gens sont fiers de leur identité nationale. La Grande-Bretagne est le pays le plus affecté, comme l’illustre bien le programme gouvernement larmoyant «ICONS - A Portrait of England», qui tente maladroitement de raviver le patriotisme des Britanniques en les réconciliant avec des «trésors nationaux» tels que Winnie the Pooh et la minijupe.
Ce manque d’assurance a eu des conséquences directes négatives pour les immigrants musulmans, comme l’explique Aatish Taseer dans le magazine Prospect.
L’appartenance à la culture britannique est l’aspect le plus purement nominal de l’identité de nombreux jeunes Pakistanais britanniques. […] En dénigrant sa culture, on court le risque de voir les nouveaux-venus en chercher une ailleurs. Cela va si loin dans le cas précis que pour beaucoup de Pakistanais britanniques de deuxième génération, la culture du désert des Arabes revêt plus d’attrait que la culture britannique ou continentale. Arrachés par trois fois au sentiment de posséder une identité durable, les Pakistanais de deuxième génération trouvent une identité disponible dans la vision du monde extranationale de l’Islam radical.
Les Musulmans immigrants méprisent profondément la civilisation occidentale, tout particulièrement sa sexualité (pornographie, divorce, homosexualité). Les Musulmans ne s’assimilent nulle part en Europe, les mariages intercommunautaires sont rares. Voici un exemple pittoresque du Canada: la mère du tristement célèbre clan Khadr, connu pour être la première famille canadienne du terrorisme, retourna au Canada depuis l’Afghanistan et le Pakistan en avril 2004 avec l’un de ses fils. Bien qu’elle ait demandé l’asile au Canada, elle affirmait à peine un moins auparavant que les camps d’entraînement sponsorisés par Al-Qaïda étaient l’endroit rêvé pour ses enfants. «Vous voudriez que j’élève mes enfants au Canada pour qu’ils se retrouvent drogués ou homosexuels à l’âge de 12 ou 13 ans? Vous trouvez que ce serait mieux?»
(Ironie du sort, aux siècles passés, comme l’a documenté l’historien Norman Daniel, les Chrétiens européens méprisaient les Musulmans, dont la polygamie et les harems leur semblaient révéler une obsession du sexe, et se sentaient moralement supérieurs à eux précisément sur ce point.)
En résumé, cette première argumentation avance que l’Europe sera islamisée, qu’elle se soumettra ou se convertira sans résistance à l’Islam parce que le yin de l’Europe s’accorde si bien au yang de l’Islam: faiblesse et puissance de la religiosité, de la fertilité et de l’identité culturelle.[2] L’Europe est une porte ouverte que les Musulmans franchissent librement.
II. Expulsion des Musulmans
Ou la porte leur sera-t-elle fermée au nez? Le commentateur américain Ralph Peters écarte le premier scénario: «Loin de jouir de la perspective de s’approprier l’Europe en y faisant des enfants, les Musulmans d’Europe y vivent leurs dernières heures. […] les prédictions de prise de pouvoir musulman en Europe […] font abstraction de l’histoire et de la brutalité indéracinable de l’Europe.» Sur ce, décrivant l’Europe comme l’endroit «où ont été perfectionnés le génocide et le nettoyage ethnique», il prédit que ses Musulmans «auront de la chance de n’être que déportés», et non tués. Claire Berlinski, dans Menace in Europe: Why the Continent’s Crisis Is America’s, Too (Menace en Europe: pourquoi la crise du continent est aussi celle de l’Amérique), approuve cela implicitement en désignant les «anciens conflits et schémas de pensée […] qui s’extirpent lentement des brumes de l’histoire européenne» et qui pourraient bien susciter la violence.
Ce scénario veut que les Européens indigènes – qui constituent toujours 95% de la population du continent – se réveillent un jour et imposent leur volonté. «Basta!» – diront-ils, en restaurant leur ordre historique. Cela n’est pas si improbable; un mouvement d’irritation se fait jour en Europe, moins parmi les élites qu’au sein des masses, qui proteste bruyamment devant l’évolution en cours. Ce ressentiment est illustré notamment par la loi antivoile française, par la mauvaise humeur suscitée par les restrictions imposées aux drapeaux nationaux et aux symboles chrétiens et par l’insistance à servir du vin lors des diners officiels. On peut mentionner aussi un mouvement spontané apparu dans plusieurs villes françaises au début de 2006 et qui consiste à distribuer de la soupe au lard parmi les pauvres, excluant ainsi intentionnellement les Musulmans.
Certes, ce sont des affaires mineures, mais des partis ouvertement opposés aux immigrants ont déjà émergé dans de nombreux pays et commencent à exiger non seulement des contrôles efficaces aux frontières, mais l’expulsion des immigrants illégaux. Un mouvement anti-immigration est en train de se former sous nos yeux, de manière largement inaperçue. Si son parcours est encore très discret, son potentiel n’en est pas moins énorme. Les éléments opposés à l’immigration et à l’Islam ont généralement des racines néofascistes mais ont gagné en respectabilité avec le temps, se sont dépouillés de l’antisémitisme de leurs origines et de leurs théories économiques douteuses pour se concentrer plutôt sur les questions de foi, de démographie et d’identité, et pour étudier l’Islam et les Musulmans.
Le British National Party et le Vlaamse Belang belge sont deux exemples d’une telle évolution vers la respectabilité, laquelle peut déboucher un jour sur l’éligibilité. Ainsi, la course à la présidence française en 2002 s’est résumée à une compétition entre Jacques Chirac et le néofasciste Jean-Marie Le Pen.
D’autres partis de ce type ont déjà goûté au pouvoir. Jörg Haider et le Freiheitliche Partei autrichien y ont accédé brièvement. La Lega Nord italienne a fait partie des années durant de la coalition au pouvoir. Ces partis vont vraisemblablement progresser car leurs messages anti-islamistes et souvent anti-islamiques trouvent un répondant et les partis du courant dominant vont probablement les adopter en partie (le Parti conservateur danois en est un exemple – il est revenu au pouvoir en 2001, après 72 ans passés dans la marge, essentiellement en raison du mécontentement provoqué par l’immigration). Ces partis bénéficieront sans doute de la situation lorsque l’immigration gonflera encore pour atteindre des proportions incontrôlables en Europe, avec peut-être un exode de masse en provenance d’Afrique, comme l’indiquent de nombreux indices.
Une fois au pouvoir, les partis nationalistes rejetteront le multiculturalisme et tenteront de rétablir les valeurs et les mœurs traditionnelles. On ne peut que spéculer sur les moyens qu’ils utiliseront et sur les répliques des Musulmans. Peters s’attarde sur les aspects fascistes et violents de certains groupes et s’attend à ce que la réaction antimusulmane revête des formes menaçantes. Il esquisse même un scénario dans lequel «des navires américains sont à l’ancre et des Marines sont descendus à terre à Brest, Bremerhaven ou Bari pour garantir l’évacuation des Musulmans d’Europe dans de bonnes conditions».
Depuis des années, les Musulmans s’inquiètent justement de telles incarcérations brutales, suivies d’expulsions, voire de massacres. Déjà dans les années 1980, feu Kalim Siddiqui, alors directeur du London’s Muslim Institute, agitait le spectre des «chambres à gaz hitlériennes pour Musulmans». Dans son livre de 1989, Be Careful With Muhammad (Soyez prudents avec Mahomet), Shabbir Akhtar avertissait que «la prochaine fois qu’il y aura des chambres à gaz en Europe, il n’y a aucun doute sur l’identité de ceux qu’on y mettra», à savoir les Musulmans. Un personnage du roman de Hanif Kureishi paru en 1991 et intitulé The Buddha of Suburbia (Le Bouddha des banlieues), prépare une guérilla dont il prévoit l’instauration quand «les blancs se seront tournés contre les noirs et les Asiatiques et tenteront de nous faire passer dans des chambres à gaz».
Mais il est plus vraisemblable que les revendications européennes seront mises en œuvre pacifiquement et légalement, et que les violences proviendront de Musulmans, conformément aux récentes tendances à l’intimidation et au terrorisme. De nombreux sondages confirment que 5% environ des Musulmans britanniques approuvent les attentats à la bombe du 7 juillet, ce qui indique une disposition générale à recourir à la violence.
Quoi qu’il en soit, on ne peut pas s’attendre à ce qu’un redressement des Européens se déroule de manière coopérative.
III. Intégration des Musulmans
Dans le scénario le plus réjouissant, les Européens autochtones et les immigrants musulmans trouvent un modus vivendi et vivent ensemble harmonieusement. Le témoignage peut-être le plus classique de cette perspective optimiste provient d’une étude de 1991, La France, une chance pour l’Islam, par Jeanne-Hélène et Pierre Patrick Kaltenbach. «Pour la première fois dans l’histoire, il est offert à l’islam de ‹se réveiller› dans un pays démocratique, riche, laïc et pacifique», écrivaient-ils alors. Cette espérance persiste. Un article de premier plan paru dans l’Economist à la mi-2006 affirme que «pour le moment du moins, la perspective d’Eurabia semble alarmiste». À la même époque, Jocelyne Cesari, professeur associée à la Harvard Divinity School, discernait un équilibre en la matière: de même que «l’Islam change l’Europe», disait-elle, «l’Europe change l’Islam». Elle estime ainsi que «les Musulmans ne veulent pas changer la nature des États européens» et s’attend à les voir s’adapter au contexte européen.
Mais un tel optimisme est hélas peu justifié. Les Européens pourraient certes encore redécouvrir leur foi chrétienne, faire davantage d’enfants et mieux chérir leur patrimoine. Ils pourraient encourager une immigration non-musulmane ou acculturer les Musulmans vivant parmi eux. Mais ces changements ne sont pas en cours actuellement, et les chances de les voir apparaître sont faibles. Au lieu de cela, les Musulmans cultivent des revendications et des ambitions conflictuelles à l’égard de leurs voisins indigènes. Fait inquiétant, chaque génération semble plus aliénée que la précédente. Le romancier canadien Hugh MacLennan qualifia le fossé anglais-français séparant son pays de «Two Solitudes»; un phénomène similaire apparaît et se développe en Europe, mais de manière beaucoup plus prononcée. Ces sondages de Musulmans britanniques, par exemple, révèlent qu’une majorité d’entre eux perçoivent un conflit entre leur identité britannique et leur identité musulmane – et ils souhaitent l’instauration de la loi islamique.
L’éventualité de voir les Musulmans accepter les restrictions de l’Europe historique et s’intégrer sans heurt dans ce cadre peut être pratiquement exclue. Même Bassam Tibi, professeur à l’université de Göttingen, qui a maintes fois averti que «soit l’Islam s’européanise, soit l’Europe s’islamise» a personnellement abandonné tout espoir pour le continent. Récemment, il annonça qu’il allait quitter l’Allemagne, après avoir y vécu 44 ans, pour déménager à l’université de Cornell, aux États-Unis.
Conclusion
Comme le résume le commentateur américain Dennis Prager, «Il est difficile d’imaginer un autre scénario pour l’Europe occidentale que l’islamisation ou la guerre civile». En effet, ces deux alternatives extrêmement déplaisantes semblent bien définir les choix offerts à l’Europe – prise entre deux forces antagonistes, l’une menant au pouvoir des Musulmans et l’autre à leur expulsion, elle peut devenir une extension de l’Afrique du Nord ou entrer dans un état de quasi guerre civile.
Quelle voie prendra-t-elle? Les événements décisifs qui apporteront une réponse à cette question sont encore en devenir, de sorte que personne ne peut porter un jugement définitif. Mais l’heure de la décision est proche. D’ici la prochaine décennie à peu près, les louvoiements actuels toucheront à leur terme, l’équation Europe-Islam se resserrera et la pente qui déterminera l’avenir du continent devrait apparaître.
Il est d’autant plus difficile d’anticiper cette transformation qu’elle est sans précédent historique. Aucun territoire de grande envergure n’a jamais ainsi glissé d’une civilisation à une autre à la suite de l’effondrement démographique, religieux et identitaire d’une population; et aucun peuple ne s’est jamais redressé à une telle échelle pour prôner son patrimoine historique. Le problème européen est si inédit et si étendu qu’il est difficile de le comprendre, tentant de l’ignorer et presque impossible d’en pronostiquer l’évolution. L’Europe nous entraîne tous en terre inconnue.
Daniel Pipes est directeur du Forum du Moyen-Orient et professeur invité à l’université de Pepperdine.
Cet article a été adapté d’un exposé donné au Centre de conférence Woodrow Wilson et intitulé «Euro-Islam: la dynamique d’une intégration efficace».
[1] De Morgen, 5 oct. 1994. Cité dans Koenraad Elst, «The Rushdie Rules», Middle East Quarterly, Juin 1998.
[2] Il est frappant de relever qu’à ces trois égards, l’Europe et les États-Unis étaient beaucoup plus semblables il y a 25 ans qu’ils ne le sont aujourd’hui.
Cela indique que leur écart actuel résulte moins d’évolutions historiques remontant à plusieurs siècles qu’à des développements intervenus dans les années 1960.
Cette décennie a eu un impact très marqué sur les États-Unis, mais elle a affecté l’Europe beaucoup plus profondément encore
Wednesday, March 21, 2007
Thursday, March 15, 2007
palestine TV

Quoi de plus innocent qu’un gamin de six ans qui rêve de tuer des juifs?
http://switch5.castup.net/frames/20041020_MemriTV_Popup/video_480x360.asp?ai=214&ar=1398wmv&ak=null
Et puis, un jour, il y aura la paix et les 2 gamins n auront aucun problemes a vivre en paix avec leurs voisin juifs...
Tuesday, March 13, 2007
Grandiloquent Liar

Yesterday, Sunday March 11, 2007, Jacques Chirac delivered his farewell speech to the French people.
It is published (in French) in its entirety at La Tribune.
The ponderous cliché-ridden discourse is mercifully short. In it he says that he would have liked to do more to shake up conservative habits and egos, but that he is proud of what he accomplished.
The French patriots are breathing a sigh of relief that he didn't do more, although he nearly managed to destroy his nation and his people.
Of all the critiques I've read today, and they are all damning, this one by Catholic writer Bernard Antony is the most devastating.
With his grandiloquent solemnity in the utterance of Masonic remarks that
might have been made by a sub-prefect during the
his constant and perfected mediocrity, offered no surprises. He was still
faithful to his great capacity for lying without the slightest shame, and with
the most accomplished disdain for any intelligent being that may remain among
those Frenchmen impermeable to the media's hammering.
If ever there was a man who abetted and collaborated all his life with the worst extremisms, with the worst racisms, it is he, Jacques Chirac, who in half a century of political life never made one single gesture for the victims of communism and its hundred
million dead, and its thousands of individuals from all nations who suffered enslaved in its empire since 1917.
For in truth, communism had already exterminated long before Nazism, following its example, began its exterminations.
It continued to exterminate in our own time in the Cambodian genocide, and it continues in
Abortionist-in-chief, Jacques Chirac, by promulgating the Veil Law had only one hatred:
that of the Christian roots of
he never uttered one word evoking the endless atrocities committed by the Marxist-Leninist regimes.
And so he was the accomplice of the worst and the longest-lasting extremism that the earth has ever known.
To such a degree that even the astounding anti-Semitism of Marx and Stalin were not denounced by this professional hunter of anti-Semites.
Nor did this would-be cowherd denounce the Marxist hatred of peasants that sent to their
deaths 10 million Russian and Ukrainian peasants.
Jacques Chirac, the grandiloquent, was never politically or morally great. But in the art of lying, he was not mediocre: he was superb
Also:
- Few politicians can pat a cow’s hindquarters with anything resembling the pleasure of Jacques Chirac. ... As for his legacy, most analysts agree that Chiraquisme, apart from supporting farmers, does not stand for much. ...
Franz-Olivier Giesbert, in his best-selling book The Tragedy of the President, said:
"There is a Chirac curse. A sort of incapacity to govern that leads him sooner or later to put the country against him."
... As Dominique Strauss Kahn, the former Socialist finance minister who served in Mr Chirac's first term, said:
"Chirac has more qualities to conquer power than to exercise it." ... What stands out - for his detractors - from Mr Chirac's record is a sense of wasted opportunities.
March 12, 2007 (Telegraph) - Convention demands that we say nice things about people when they retire but, in the case of Jacques Chirac, it is not easy. ...as a politician, he embodied and benefited from much that is wrong with French politics. ... He is charming, inconstant, imposing, dashing and shameless. ... In 2002, when he faced Jean-Marie Le Pen in the presidential run-off, voters went to the polls with banners proclaiming "Better sleaze than hatred", and "Rather the shyster than the fascist". Mr Chirac won 82 per cent of the vote. ... It is said that, in a democracy, people get the politicians they deserve.
FAINT PRAISE AND CANDID CRITICISM OF CHIRAC
PARIS March 12, 2007 (AFP) - European newspapers on Monday offered at best qualified praise and also sharp criticism for French President Jacques Chirac, a day after he announced he would not be running for a third term.
· Berliner Zeitung: What did this man do with the chances he had? Very little. ... [Jack leaves politics with
· Frankfurter Rundschau: [Jack left behind a
· Der Speigel: Not much will remain of the legacy of Chirac, who over 40 years helped to shape French politics.
· Le Soir (
· Der Standard (
Monday, March 12, 2007
Colacao o Nesquik, esa es la cuestión

Jénine - les tirs de Al Aksa

Qu'il soit clair: ce genre d'accrochages arrivent tous les jours, mais l'Associated Press (AP) et encore moins l'AFP ne les mentionnent pas toujours.
Quelles conclusions / informations peut-on tirer de ces accrochages?
1- Malgrès les accords de la Mècque, entre Fatah et Hamas les dissensions ne sont pas finis - les politiques qui misent sur cet accord pour justifier la reprise des envois de fond à l'AP et une certaine reconnaissance du Hamas (UE et France en tête) misent un peu trop vite sur des accords incertains
2- En deça des oppositions idéologiques, politiques et religieuses, aujourd'hui ce qui compte pour le "militant" de base, c'est de pourvoir aux besoins de sa famille!! la lutte est pour les sources d'argent
3- L'accrochage d'hier à Jénine démontre une fois de plus que le groupe Al Aksa est un sous produit de l'Autorité Palestinienne, celle qui a signé des accords de paix avec Israël: non seulement ses combattants sont du Fatah mais ils sont payés par l'AP!!! Produits de la strategie du Prix Nobel de la Paix, Arafat: accords de paix "officiels" mais continuation de la guerre par des groupes terroristes soit disant indépendants.
Depuis l'arrivée au pouvoir du Hamas, cette dichotomie a éré levée - le gouvernement du Hamas refuse de reconnaitre les accords entre les deux entités nationales, prone la guerre ouverte contre Israël et son éradication et met sur pied une nouvelle armée - interdite par les accords de paix. Les accords de la Mecque enterinent cette politique, et la France fait tout pour que cette politique soit acceptée par les instances internationales, sous le couvert de la reconnaissance des accords de la Mècque, de soutients humanitaires et financiers.
Wednesday, March 07, 2007
Les mille et un voiles

France bans citizen journalists from reporting violence

C’est évident que pour l’image de la France, les images (justement) parues sur internet pendant les émeutes et même après, montrant les ‘forces de polices’ impuissantes face aux ‘bandes de jeunes’, sont un véritable problème.
CAIR's Attack on the Secular Islam Summit
But I do not think it means what they think it means:
UPDATE at 3/6/07 10:07:33 pm:
Investor’s Business Daily continues to be one of the only mainstream media sources unafraid to blow the whistle on CAIR’s radical agenda:
What Is CAIR Afraid Of? (Hat tip: LGF readers.)
It dispatched its henchmen to Florida to shout the reformers down at their confab earlier this week. CAIR also posted on its Web site no fewer than four stories bashing the event and its courageous speakers, many of whom are women calling for an end to inequality and mistreatment under radical Islam.
CAIR declared the summit illegitimate because few of the participants are “practicing Muslims,” and those who are, it claims, are merely pawns playing into the hands of “Islamophobes.”
“In order to have legitimate reform, you need to have the right messengers,” asserted CAIR spokesman Ahmed Bedier.
And who might that be? The four CAIR executives who have been successfully prosecuted on terrorism-related charges? The CAIR co-founder who said the Quran should replace the U.S. Constitution as “the highest authority in America”?
True voices of moderation are the delegates to the Secular Islam Summit, who insisted in their declaration that mosque and state should always be separate.
They also called for tolerance for non-Muslims, and an end to violent jihad. CAIR should take notes.
So what if many of them are ex-Muslims?
They risked their lives to leave Islam and now dare to openly criticize an ideology that everyone else is afraid to criticize. What these brave souls have to say carries far more weight than anything said by CAIR, which couldn’t even bring itself to condemn Osama bin Laden in the wake of 9/11.
Yes, Bedier argued, but the summit’s “funding is coming from the neoconservatives.” An article posted by CAIR suggests “Israeli intelligence” is behind the movement.
In CAIR’s kooky world, the Zionists are behind everything, even 9/11.
But if anyone was behind 9/11, it was the Saudis. And guess who bankrolls CAIR?
Right: the Saudis.
Fittingly, CAIR’s Bedier balked when summit delegate Tawfik Hamid, a former terrorist, challenged him to denounce Saudi sharia law for “killing apostates, beating women and stoning women.”
“This is not about Saudi Arabia,” he huffed. “We condemn any nation that misuses Islam, but we’re not going to condemn an entire nation.
That’s like condemning London (sic).”
Via LGF
Tuesday, March 06, 2007
Monday, March 05, 2007
Sur France Culture, Raymond Barre défend Papon, Gollnisch, et fustige "le lobby juif"
"M. Barre a été interrogé sur Maurice Papon, qui fut son ministre du budget de 1978 à 1981. Assurant ne pas regretter d'avoir nommé M. Papon, il a qualifié l'ancien préfet de "grand commis de l'Etat (...) très courageux" qui "a payé surtout à cause de Charonne". "Le reste, c'était un alibi""
"A la question de savoir si M. Papon aurait dû démissionner de ses fonctions à la préfecture de la Gironde qu'il occupa de 1942 à 1944, Raymond Barre a soutenu : "Quand on a des responsabilités essentielles dans un département, une région ou, à plus forte raison, dans le pays, on ne démissionne pas. On démissionne lorsqu'il s'agit vraiment d'un intérêt national majeur."
Mais le meilleur est à venir. Au sujet de ses commentaires à l'époque de l'attentat de la rue des Rosiers où il avait évoqué - malencontreusement pouvait-on croire - la mortd e "français innocents", il en rajoute :
"Il a précisé avoir parlé de "Français innocents" parce que "la caractéristique de ceux qui faisaient l'attentat, c'était de châtier des juifs coupables. (...) Les Français n'étaient pas du tout liés à cette affaire""
Il enfonce le clou :
""Je considère que le lobby juif - pas seulement en ce qui me concerne - est capable de monter des opérations qui sont indignes et je tiens à le dire publiquement.""
Bon... l'expression "châtier des juifs coupables" qui amalgame tellement de concepts qu'on en vient à douter de l'intelligence de Raymond Barre.
En effet, cette phrase implique :
- que l'attentat de la rue des Rosiers est une vengeance, des représailles (ABou Ninal avait-il été attaqué injustement par les habitants de la rue des Rosiers ?)
- que les juifs, quand d'autres juifs sont "coupables" de quelque chose, payent pour leur coreligionnaires. C'est exactement la logique d'AL Qaïda et consorts, (Fofana par exemple).
- que les juifs du monde sont "par définition" comptables des agissements (supposés criminels dans la tête de Barre) des Israéliens.
- que Raymonde Barre considère en effet que Israël est le "méchant". Car en français le verbe châtier implique une faute préalable.
J'avais longtemps fait partie des français qui avaient un doute sur ce commentaire de l'époque. Une maladresse est toujours possible, fut-elle porteuse d'un lapsus nauséabond.
On est obligé de constater que Raymond Barre avait alors dit ce qu'il pensait, et on peut s'interroger ensuite sur l'enquête menée par l'état français. Car si des citoyens français "juifs coupables" sont châtiés, est-on vraiment obligés de poursuivre les exécutants de la sentence ?
Via la PAF





























